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Martin Kellenborn

Fonctionnaire ; ai travaillé pour la commission européenne, quadrilingue
Et aussi énarque désabusé devant ce qui ressemble de plus en plus au bas Empire

Tableau de bord

  • Premier article le 24/11/2006
  • Modérateur depuis le 09/01/2007
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Derniers commentaires


  • Martin Kellenborn 14 novembre 2007 22:46

    AGORAVOX CENSURE

    On n’a pas le droit de censurer mais un journal peut toujours refuser une contribution de ceux qui contribuent à sa construction pour des motifs divers et variés. Tel est le cas por agoravox à condition toutefois de préciser que la motivation doit être sérieuse.Dans ce cas précis, l’article ci dessous a été refusé parcequ’il n’apportait rien de neuf à ce qui a été déjà écrit : à ma connaissance il n’a jamais rien été dit comme critique du concept de développement durable ou comme critique du totalitarisme vert !!! MR REVELLI ? 1 Agoravox est il sous influence et cet articlE valait il le traitement qui lui a été réservé ? 2 Pourriez vs rendre transparentes les règles de choix d’édition sur AGORA

    MERCI A TOUS DE VOS REACTIONS

    DE L’ESCROQUERIE DU DEVELOPPEMENT DURABLE

    Dans les années 70 , lors d’un congrès de la CFDT, les délégués, portés par on ne sait quelle brise ou bercés par on ne sait quelle mélopée décidèrent, en cours de nuit de mettre l’autogestion au cœur du projet syndical. Pendant quelques décennies, on parla donc d’autogestion sans jamais vraiment savoir ce dont il s’agissait et sans , bien sûr, la mettre un tant soit peu en pratique.

    Le développement durable , entonné sur un mode incantatoire a pris aujourd’hui le relais comme une sorte de prolongement de ces vapeurs étranges qui , dans la Grece antique faisaient délirer la Pythie.

    Première remarque : comme le note fort justement Wikipedia, le développement durable fait figure d’axymore . D’aucun lui préfèrent une traduction beaucoup plus fidèle à son origine anglo-saxonne qui est celle de développement soutenable ( sustainable developpment ». Mais cette version met à nu l’ADN du concept en faisant apparaître son origine clairement malthusienne. Le développement soutenable, théorie élaborée par une certaine Bo Gruntland, premier ministre norvégien à la retraite, n’est jamais qu’une copie des thèses du club de Rome, lesquelles reprennent avec d’autres paroles la musique composée par Malthus et dont on connaît la pertinence à l’échelle de la vérification par les faits. Pour le club de Rome, en 1970, nous n’avons plus que pour 28 ans de réserves de pétrole et cette prévision , pour ne pas dire cette prophétie n’est qu’un des éléments d’un délire plus général sur les catastrophes qui nous attendent à compter de 2010 2050 ! Le problème est que ces théories malthusiennes sont fondamentalement viciées par une erreur fondamentale dans le diagnostic : la négation du progrès technologique qui fait que toutes les exponentielles chères aux Diafoirus de tous poils (Albert Jacquard en tête) finissent non pas en apocalypse mais dans le marais d’une pensée qui n’en a que le nom tant on l’imagine issue de la sauce blanche que décrit Boris Vian dans la Java des bombes atomiques !

    Deuxième problème : les tentatives de faire accoucher la notion d’autre chose que de l’incantatoire ont débouché sur les fameux trois cercles ou trois ovales en partie superposés et qui sont censés constituer l’essence même du concept. Le schéma ci dessous est celui qui figure dans Wikipedia

    Economique

    Selon se schéma , seule le champ qui résulte de l’imbrication des trois éléments relève du développement durable. C’est ici que le bât blesse.

    La quasi totalité de la planète fonctionne en économie de marché . Depuis la mondialisation la régulation économique et sociale par les Etats est d’ailleurs à l’agonie.

    Dans ce schéma, on voit vient que l’environnemental, l’économique et le social ne relèvent pas du même statut de gouvernance . L’environnemental est le seul qui fasse l’objet de régulations par les Etats ou les organisations internationales. Celles ci s’imposent au champ économique dont elles compliquent la tâche. D’ailleurs, leur mise en oeuvre dans certaines régions de l’espace économique plutôt que dans d’autres produit des distorsions de concurrence et pénalise les pays qui les mettent en oeuvre,

    Il n’en va pas du tout de même de l’économique ou du social lesquels ne sont plus régulées par les Etats mais par les grandes entreprises et les organisations financières internationales. Sauf dans le monde d’Arlette Laguiller et peut être d’Olivier Besancenot, on n’imagine pas que l’on puisse interdire les licenciements ou imposer des conditions de travail à la hauteur des enjeux de bien êtreet de santé qui sont ceux des travailleurs.

    Il en résulte cette impression que le champ de l’économique et du social relèvent d’une sorte de point aveugle , d’un espace totalement irréel. D’ailleurs, assez curieusement, les objectifs cités tiennent de l’exotique ( un commerce équitable moins juteux pour les consommateurs et les producteurs que pour ceux qui en maîtrisent les rouages opaques) ou de l’affirmation totalement virtuelle de droits « ovnusiens « ( droit à l’éducation ou à la culture) ou encore de l’économie verte:droit à l’eau potable. L’économique et le social dans le champ du développement durable , c’est d’abord un ensemble vide, un espace de logorrhée et ce pour deux raisons fondamentales:d’une part, l’écologie est avant tout antinomique du développement économique et social, en tout cas dans une perspective de court et moyen terme, d’autre part, comme on l’a vu, leur mode de régulation n’est pas le même .

    A ce stade, une question s’impose : La notion de développement durable est sans doute une escroquerie intellectuelle et conceptuelle ; il n’en reste pas moins qu’elle constitue aujourd’hui l’alpha et omega d’une classe politico-administrativo-médiatique en mal d’imagination . Elle est même devenue l’équivalent de ce que pouvait être le discours liturgique au moyen âge en tant que Sésame du salut de tous. J’y vois trois raisons fondamentales.

    - Le développement durable trouve un maximum de soutiens chez un certain nombre d’anciens chantres de la planification et des charmes de l’économie stalinienne. Alors que la débâcle des systèmes communistes a fait place à une idéologie du marché omni-présente dans laquelle on affirme que l’intelligence humaine est aveugle au dela du court terme.,le développement durable, c’est la promesse ressuscitée que l’on puisse projeter la prévision et l’action à 250 années. On imagine volontiers que cela flatte beaucoup le désir de puissance de ceux qui demeurent convaincus qu’une avant garde éclairée est à même de satisfaire le bonheur du peuple.

    - Corrélativement, le développement durable trouve un large soutien chez tous ceux qui , fonctionnaires ou non , sont en charge d’une parcelle d’autorité publique,L’environnement est source d’un nombre incroyable de réglementations et d’interdits qui sont autant de moyens de conforter leur pouvoir vacillant, Les seuls domaines de l’Etat où le pouvoir est aujourd’hui fier et arrogant sont le maintien de l’ordre et les activités environnementales..

    Enfin dans un monde où le pouvoir des gouvernants est en haillons, où l’on s’esclaffe quand ils nous promettent d’augmenter le pouvoir d’achat ou les salaires, l’environnement et l’écologie sont avec les politiques sanitaires et sécuritaires, les seuls domaines où nos élus peuvent laisser une trace dans l’Histoire fût ce en pourrissant la vie de leurs concitoyens !

    On pourrait rire de tout cela en se disant que l’humanité a quand même suffisamment de clairvoyance pour qu’un jour soit sifflée la fin de ce concours de bugs intellectuels et qu’Hulot soit jeté aux orties avec sa soutane. Mais le mal est peut être plus grand qu’il n’y parait.Le développement durable fait un peu penser à Alfred Jarry : l’auteur est sympathique ! Mais derrière , il y a Ubu !

    Le rêve sarkozien , voire ségolénien de voir l’écologie nourrir le développement économique et social est une illusion presque totale ( ce qui ne veut pas dire qu’il n’existe pas des effets de levier dans certains secteurs comme l’énergie( HQE par exemple) et il faut évidemment anticiper l’après pétrole)mais l’essentiel n’est que délire et peurs régressifs

    Au lieu et place se profile un changement de paradigme et la mise en place d’un tout autre ordre, Il repose sur trois piliers :

    1.Affirmation du principe de précaution sur la base duquel, rappelons le le feu n’existerait pas aujourd’hui si nos ancêtres l’avaient appliqué : il est déjà dans la constitution

    2.remise en cause du caractère prométhéen du projet humain:la nature est intangible et on ne doit pas la transformer. Il est déjà dans les discours incantatoires du radicalisme vert 3.Remise en cause des fondements même de l’humanisme : l’Homme n’est qu’une créature parmi les autres et n’a pas plus de droits que les autres animaux. En se multipliant il est un facteur de nuisances. On a déjà commencer à tuer pour ce motif au Royaume uni !!!!!!!

    Au bout de la cuite du développement durable, on va trouver le sous -développement durable et c’est ce qui attend notre beau pays.

    Au bout du radicalisme vert qui n’est jamais que sa dérivée on trouve l’enfer totalitaire !


  • Martin Kellenborn 14 novembre 2007 22:45

    AGORAVOX CENSURE

    On n’a pas le droit de censurer mais un journal peut toujours refuser une contribution de ceux qui contribuent à sa construction pour des motifs divers et variés. Tel est le cas por agoravox à condition toutefois de préciser que la motivation doit être sérieuse.Dans ce cas précis, l’article ci dessous a été refusé parcequ’il n’apportait rien de neuf à ce qui a été déjà écrit : à ma connaissance il n’a jamais rien été dit comme critique du concept de développement durable ou comme critique du totalitarisme vert !!! MR REVELLI ? 1 Agoravox est il sous influence et cet articlE valait il le traitement qui lui a été réservé ? 2 Pourriez vs rendre transparentes les règles de choix d’édition sur AGORA

    MERCI A TOUS DE VOS REACTIONS

    DE L’ESCROQUERIE DU DEVELOPPEMENT DURABLE

    Dans les années 70 , lors d’un congrès de la CFDT, les délégués, portés par on ne sait quelle brise ou bercés par on ne sait quelle mélopée décidèrent, en cours de nuit de mettre l’autogestion au cœur du projet syndical. Pendant quelques décennies, on parla donc d’autogestion sans jamais vraiment savoir ce dont il s’agissait et sans , bien sûr, la mettre un tant soit peu en pratique.

    Le développement durable , entonné sur un mode incantatoire a pris aujourd’hui le relais comme une sorte de prolongement de ces vapeurs étranges qui , dans la Grece antique faisaient délirer la Pythie.

    Première remarque : comme le note fort justement Wikipedia, le développement durable fait figure d’axymore . D’aucun lui préfèrent une traduction beaucoup plus fidèle à son origine anglo-saxonne qui est celle de développement soutenable ( sustainable developpment ». Mais cette version met à nu l’ADN du concept en faisant apparaître son origine clairement malthusienne. Le développement soutenable, théorie élaborée par une certaine Bo Gruntland, premier ministre norvégien à la retraite, n’est jamais qu’une copie des thèses du club de Rome, lesquelles reprennent avec d’autres paroles la musique composée par Malthus et dont on connaît la pertinence à l’échelle de la vérification par les faits. Pour le club de Rome, en 1970, nous n’avons plus que pour 28 ans de réserves de pétrole et cette prévision , pour ne pas dire cette prophétie n’est qu’un des éléments d’un délire plus général sur les catastrophes qui nous attendent à compter de 2010 2050 ! Le problème est que ces théories malthusiennes sont fondamentalement viciées par une erreur fondamentale dans le diagnostic : la négation du progrès technologique qui fait que toutes les exponentielles chères aux Diafoirus de tous poils (Albert Jacquard en tête) finissent non pas en apocalypse mais dans le marais d’une pensée qui n’en a que le nom tant on l’imagine issue de la sauce blanche que décrit Boris Vian dans la Java des bombes atomiques !

    Deuxième problème : les tentatives de faire accoucher la notion d’autre chose que de l’incantatoire ont débouché sur les fameux trois cercles ou trois ovales en partie superposés et qui sont censés constituer l’essence même du concept. Le schéma ci dessous est celui qui figure dans Wikipedia

    Economique

    Selon se schéma , seule le champ qui résulte de l’imbrication des trois éléments relève du développement durable. C’est ici que le bât blesse.

    La quasi totalité de la planète fonctionne en économie de marché . Depuis la mondialisation la régulation économique et sociale par les Etats est d’ailleurs à l’agonie.

    Dans ce schéma, on voit vient que l’environnemental, l’économique et le social ne relèvent pas du même statut de gouvernance . L’environnemental est le seul qui fasse l’objet de régulations par les Etats ou les organisations internationales. Celles ci s’imposent au champ économique dont elles compliquent la tâche. D’ailleurs, leur mise en oeuvre dans certaines régions de l’espace économique plutôt que dans d’autres produit des distorsions de concurrence et pénalise les pays qui les mettent en oeuvre,

    Il n’en va pas du tout de même de l’économique ou du social lesquels ne sont plus régulées par les Etats mais par les grandes entreprises et les organisations financières internationales. Sauf dans le monde d’Arlette Laguiller et peut être d’Olivier Besancenot, on n’imagine pas que l’on puisse interdire les licenciements ou imposer des conditions de travail à la hauteur des enjeux de bien êtreet de santé qui sont ceux des travailleurs.

    Il en résulte cette impression que le champ de l’économique et du social relèvent d’une sorte de point aveugle , d’un espace totalement irréel. D’ailleurs, assez curieusement, les objectifs cités tiennent de l’exotique ( un commerce équitable moins juteux pour les consommateurs et les producteurs que pour ceux qui en maîtrisent les rouages opaques) ou de l’affirmation totalement virtuelle de droits « ovnusiens « ( droit à l’éducation ou à la culture) ou encore de l’économie verte:droit à l’eau potable. L’économique et le social dans le champ du développement durable , c’est d’abord un ensemble vide, un espace de logorrhée et ce pour deux raisons fondamentales:d’une part, l’écologie est avant tout antinomique du développement économique et social, en tout cas dans une perspective de court et moyen terme, d’autre part, comme on l’a vu, leur mode de régulation n’est pas le même .

    A ce stade, une question s’impose : La notion de développement durable est sans doute une escroquerie intellectuelle et conceptuelle ; il n’en reste pas moins qu’elle constitue aujourd’hui l’alpha et omega d’une classe politico-administrativo-médiatique en mal d’imagination . Elle est même devenue l’équivalent de ce que pouvait être le discours liturgique au moyen âge en tant que Sésame du salut de tous. J’y vois trois raisons fondamentales.

    - Le développement durable trouve un maximum de soutiens chez un certain nombre d’anciens chantres de la planification et des charmes de l’économie stalinienne. Alors que la débâcle des systèmes communistes a fait place à une idéologie du marché omni-présente dans laquelle on affirme que l’intelligence humaine est aveugle au dela du court terme.,le développement durable, c’est la promesse ressuscitée que l’on puisse projeter la prévision et l’action à 250 années. On imagine volontiers que cela flatte beaucoup le désir de puissance de ceux qui demeurent convaincus qu’une avant garde éclairée est à même de satisfaire le bonheur du peuple.

    - Corrélativement, le développement durable trouve un large soutien chez tous ceux qui , fonctionnaires ou non , sont en charge d’une parcelle d’autorité publique,L’environnement est source d’un nombre incroyable de réglementations et d’interdits qui sont autant de moyens de conforter leur pouvoir vacillant, Les seuls domaines de l’Etat où le pouvoir est aujourd’hui fier et arrogant sont le maintien de l’ordre et les activités environnementales..

    Enfin dans un monde où le pouvoir des gouvernants est en haillons, où l’on s’esclaffe quand ils nous promettent d’augmenter le pouvoir d’achat ou les salaires, l’environnement et l’écologie sont avec les politiques sanitaires et sécuritaires, les seuls domaines où nos élus peuvent laisser une trace dans l’Histoire fût ce en pourrissant la vie de leurs concitoyens !

    On pourrait rire de tout cela en se disant que l’humanité a quand même suffisamment de clairvoyance pour qu’un jour soit sifflée la fin de ce concours de bugs intellectuels et qu’Hulot soit jeté aux orties avec sa soutane. Mais le mal est peut être plus grand qu’il n’y parait.Le développement durable fait un peu penser à Alfred Jarry : l’auteur est sympathique ! Mais derrière , il y a Ubu !

    Le rêve sarkozien , voire ségolénien de voir l’écologie nourrir le développement économique et social est une illusion presque totale ( ce qui ne veut pas dire qu’il n’existe pas des effets de levier dans certains secteurs comme l’énergie( HQE par exemple) et il faut évidemment anticiper l’après pétrole)mais l’essentiel n’est que délire et peurs régressifs

    Au lieu et place se profile un changement de paradigme et la mise en place d’un tout autre ordre, Il repose sur trois piliers :

    1.Affirmation du principe de précaution sur la base duquel, rappelons le le feu n’existerait pas aujourd’hui si nos ancêtres l’avaient appliqué : il est déjà dans la constitution

    2.remise en cause du caractère prométhéen du projet humain:la nature est intangible et on ne doit pas la transformer. Il est déjà dans les discours incantatoires du radicalisme vert 3.Remise en cause des fondements même de l’humanisme : l’Homme n’est qu’une créature parmi les autres et n’a pas plus de droits que les autres animaux. En se multipliant il est un facteur de nuisances. On a déjà commencer à tuer pour ce motif au Royaume uni !!!!!!!

    Au bout de la cuite du développement durable, on va trouver le sous -développement durable et c’est ce qui attend notre beau pays.

    Au bout du radicalisme vert qui n’est jamais que sa dérivée on trouve l’enfer totalitaire !


  • Martin Kellenborn 14 novembre 2007 21:55

    oui pas grave !!! sur un précédent article on m’a dit FN enfin ça vaut mieux que la tambouille du Sarkolande


  • Martin Kellenborn 14 novembre 2007 21:48

    Ahh non non !! d’une part le fait de travailler pour la commission m’a permis de découvrir sur quel radeau de la MEDUSE ns étions embarqués

    Le fait de devenir énarque après avoir été enseignant m’a permis de comprendre que 60 ans après il se trouverait toujours des hauts fonctionnaires et des moins hauts en pagaille pour faire grimper des juifs dans les trains...ben d’avoir trouvé cela valait de coup de le devenir pour se dire que la soupe mérite que l’on crache dedans !!!


  • Martin Kellenborn 14 novembre 2007 21:32

    JE VOUDRAIS ATTIRER VOTRE ATTENTION ET CELLE DE CEUX QUI EDITENT LE PLUS SOUVENT SUR AGORAVOX J AFFIRME QUE LA CENSURE EXISTE SUR AGORAVOX ET EN VOICI LA PREUVE L ARTICLE QUI FIGURE CI DESSOUS EST REFUSE PARCE QU IL N APPORTE RIEN DE NOUVEAU JUGEZ EN ET REPONDEZ MOI MERCI MR REVELLI DE ME DIRE QUE LA CENSURE VERTE NE VOUS A PAS DEJA TERRORISE JE TRANSMETS CET ARICLE A MARIANNE QUI JUGERA DE SA BANALITE

    DE L’ESCROQUERIE DU DEVELOPPEMENT DURABLE Dans les années 70 , lors d’un congrès de la CFDT, les délégués, portés par on ne sait quelle brise ou bercés par on ne sait quelle mélopée décidèrent, en cours de nuit de mettre l’autogestion au coeur du projet syndical. Pendant quelques décennies, on parla donc d’autogestion sans jamais vraiment savoir ce dont il s’agissait et sans , bien sûr, la mettre un tant soit peu en pratique. Le développement durable , entonné sur un mode incantatoire a pris aujourd’hui le relais comme une sorte de prolongement de ces vapeurs étranges qui , dans la Grece antique faisaient délirer la Pythie. Première remarque : comme le note fort justement Wikipedia, le développement durable fait figure d’axymore . D’aucun lui préfèrent une traduction beaucoup plus fidèle à son origine anglo-saxonne qui est celle de développement soutenable ( sustainable developpment ». Mais cette version met à nu l’ADN du concept en faisant apparaître son origine clairement malthusienne. Le développement soutenable, théorie élaborée par une certaine Bo Gruntland, premier ministre norvégien à la retraite, n’est jamais qu’une copie des thèses du club de Rome, lesquelles reprennent avec d’autres paroles la musique composée par Malthus et dont on connaît la pertinence à l’échelle de la vérification par les faits. Pour le club de Rome, en 1970, nous n’avons plus que pour 28 ans de réserves de pétrole et cette prévision , pour ne pas dire cette prophétie n’est qu’un des éléments d’un délire plus général sur les catastrophes qui nous attendent à compter de 2010 2050 ! Le problème est que ces théories malthusiennes sont fondamentalement viciées par une erreur fondamentale dans le diagnostic : la négation du progrès technologique qui fait que toutes les exponentielles chères aux Diafoirus de tous poils (Albert Jacquard en tête) finissent non pas en apocalypse mais dans le marais d’une pensée qui n’en a que le nom tant on l’imagine issue de la sauce blanche que décrit Boris Vian dans la Java des bombes atomiques ! Deuxième problème : les tentatives de faire accoucher la notion d’autre chose que de l’incantatoire ont débouché sur les fameux trois cercles ou trois ovales en partie superposés et qui sont censés constituer l’essence même du concept. Le schéma ci dessous est celui qui figure dans Wikipedia Environnement Economique Selon se schéma , seule le champ qui résulte de l’imbrication des trois éléments relève du développement durable. C’est ici que le bât blesse. La quasi totalité de la planète fonctionne en économie de marché .Depuis la mondialisation la régulation économique et sociale par les Etats est d’ailleurs à l’agonie. Environnement Economique social ecologique social Dans ce schéma, on voit vient que l’environnemental, l’économique et le social ne relèvent pas du même statut de gouvernance . L’environnemental est le seul qui fasse l’objet de régulations par les Etats ou les organisations internationales. Celles ci s’imposent au champ économique dont elles compliquent la tâche. D’ailleurs, leur mise en oeuvre dans certaines régions de l’espace économique plutôt que dans d’autres produit des distorsions de concurrence et pénalise les pays qui les mettent en oeuvre, Il n’en va pas du tout de même de l’économique ou du social lesquels ne sont plus régulées par les Etats mais par les grandes entreprises et les organisations financières internationales. Sauf dans le monde d’Arlette Laguiller et peut être d’Olivier Besancenot, on n’imagine pas que l’on puisse interdire les licenciements ou imposer des conditions de travail à la hauteur des enjeux de bien êtreet de santé qui sont ceux des travailleurs. Il en résulte cette impression que le champ de l’économique et du social relèvent d’une sorte de point aveugle en tout cas de totalement irréel. D’ailleurs, assez curieusement, les objectifs cités relèvent de l’exotique ( un commerce équitable moins juteux pour les consommateurs et les producteurs que pour ceux qui en maîtrisent les rouages opaques) ou de l’affirmation totalement virtuelle de droits « onusiens « ( droit à l’éducation ou à la culture) ou encore de l’économie verte:droit à l’eau potable. L’économique et le social dans le champ du développement durable , c’est donc un ensemble vide et ce pour deux raisons fondamentales:d’une part, l’écologie est avant tout antinomique du développement économique et social, en tout cas dans une perspective de court et moyen terme, d’autre part, comme on l’a vu, leur mode de régulation n’est pas le même . A ce stade, une question s’impose : La notion de développement durable est sans doute une escroquerie intellectuelle et conceptuelle ; il n’en reste pas moins qu’elle constitue aujourd’hui l’alpha et omega d’une classe politico-administrativo-médiatique en mal d’imagination . Elle est même devenue l’équivalent de ce que pouvait être le discours liturgique au moyen âge en tant que Sésame du salut de tous. J’y vois trois raisons fondamentales.
    - Le développement durable trouve un maximum de soutiens chez un certain nombre d’anciens chantres de la planification et des charmes de l’économie stalinienne. Alors que la débâcle des systèmes communistes a fait place à une idéologie du marché omni-présente dans laquelle on affirme que l’intelligence humaine est aveugle au dela du court terme.,le développement durable, c’est la promesse ressuscitée que l’on puisse projeter la prévision et l’action à 250 années. On imagine volontiers que cela flatte beaucoup le désir de puissance de ceux qui demeurent convaincus qu’une avant garde éclairée est à même de satisfaire le bonheur du peuple.
    - Corrélativement, le développement durable trouve un large soutien chez tous ceux qui , fonctionnaires ou non , sont en charge d’une parcelle d’autorité publique,L’environnement est source d’un nombre incroyable de réglementations et d’interdits qui sont autant de moyens de conforter leur pouvoir vacillant, Les seuls domaines de l’Etat où le pouvoir est aujourd’hui fier et arrogant sont le maintien de l’ordre et les activités environnementales..
    - Enfin dans un monde où le pouvoir des gouvernants est en haillons, où l’on s’esclaffe quand ils nous promettent d’augmenter le pouvoir d’achat ou les salaires, l’environnement et l’écologie sont avec les politiques sanitaires et sécuritaires, les seuls domaines où nos élus peuvent laisser une trace dans l’Histoire fût ce en pourrissant la vie de leurs concitoyens ! On pourrait rire de tout cela en se disant que l’humanité a quand même suffisamment de clairvoyance pour qu’un jour soit sifflée la fin de ce concours de bugs intellectuels et qu’Hulot soit jeté aux orties avec sa soutane. Mais le mal est peut être plus grand qu’il n’y parait.Le développement durable fait un peu penser à Alfred Jarry : l’auteur est sympathique ! Mais derrière , il y a Ubu ! Le rêve sarkozien , voire ségolénien de voir l’écologie nourrir le développement économique et social est une illusion presque totale ( ce qui ne veut pas dire qu’il n’existe pas des effets de levier dans certains secteurs comme l’énergie( HQE par exemple) et il faut évidemment anticiper l’après pétrole)mais l’essentiel n’est que délire et peurs régressifs Au lieu et place se profile un changement de paradigme et la mise en place d’un tout autre ordre, Il repose sur trois piliers : 1. Affirmation du principe de précaution sur la base duquel, rappelons le le feu n’existerait pas aujourd’hui si nos ancêtres l’avaient appliqué : il est déjà dans la constitution 2.remise en cause du caractère prométhéen du projet humain:la nature est intangible et on ne doit pas la transformer. Il est déjà dans les discours incantatoires du radicalisme vert 3.Remise en cause des fondements même de l’humanisme : l’Homme n’est qu’une créature parmi les autres et n’a pas plus de droits que les autres animaux. En se multipliant il est un facteur de nuisances. On a déjà commencer à tuer pour ce motif au Royaume uni !!!!!!! Au bout de la cuite du développement durable, on va trouver le sous -développement durable et c’est ce qui attend notre beau pays. Au bout du radicalisme vert qui n’est jamais que sa dérivée on trouve l’enfer totalitaire !

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