• jeudi 24 avril 2014
  • Agoravox France Agoravox Italia Agoravox TV Naturavox
  • Agoravox en page d'accueil
  • Newsletter
  • Contact
AgoraVox le média citoyen
 

Martin sur AgoraVox

Martin sur AgoraVox habite dans un village et travaille dans une grande ville.
 

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 26 351 1061
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 15 12 3
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Articles de cet auteur

Classer les articles par : Chronologie Les plus lus Les plus commentés

Derniers commentaires

  • Par Martin sur AgoraVox (---.---.181.164) 31 janvier 23:01
    Martin sur AgoraVox

    D’après les règlements actuels de l’Union européenne, l’une des conditions d’accessions à l’Union européenne, est que l’État candidat soit un État européen. La définition de ce que signifie « européen » n’est pas donnée dans les textes et il n’est pas clair si cela se réfère à la géographie ou à d’autres aspects. Les formulations ambiguës permettant des interprétations diverses sont fréquentes dans les textes législatifs : les imprécisions est voulues afin que l’application des textes puisse être modulée selon les forces socio-politiquent qui prévalent à un moment donné, en somme selon les lobbies qui influencent les cercles du pouvoir au mépris de la démocratie et de l’impartialité des lois.

    Ceci-dit « un État européen », en dehors du sens géographie pourrait aussi être entendu dans le sens historique, culturel, racial. Ces critères non-géographiques pourraient donner alors aux dirigeants de l’UE la justification à l’adhésion du Chypre.

    La France, la Grande Bretagne, l’Espagne et la Hollande ont une part de leur territoire sur d’autres continents. La France est-elle pour autant un État américain ou asiatique ? La condition qui décide si un État est un État européen, serait donc que la capitale et la majorité de la population au moment de l’adhésion, soient sur le continent européen.

    On pourrait imaginer qu’un État européen vende une part de son territoire européen à un État non européen. Des transactions de ce genre ont déjà eu lieu (exemple d’un gros territoire : Alaska - racheté à la Russie par les États-Unis d’Amérique en 1867), donc ce n’est pas une hypothèse utopique. Avec ce bout de territoire en Europe l’État non européen pourrait-il prétendre qu’il est devenu européen ? Non, donc il ne suffit pas qu’un bout de territoire soit sur le continent européen pour être géographiquement un État européen : il faut que la capitale ainsi que la grande majorité de la population soient sur le continent européen.

    La Fédération de Russie, dont la capitale ainsi que la grande majorité de la population sont sur le continent européen, est donc selon ces critères un État européen et pourrait donc rejoindre l’UE.

    Par contre on pourrait aisément argumenter que la Turquie, selon les critères « capitale, majeure part de la population », n’est pas un État européen.

    Mais comme nous l’avons vu avec le cas du Chypre les critères politico-démographico-géographiques ne sont pas les seuls qui jusqu’à présent ont été retenus. L’exception est le cas du Chypre où ce sont les critères raciaux et culturels qui ont manifestement fourni la définition de ce qu’est «  un État européen ».

    Alors qui et selon quels critères décide à quels pays on peut lancer les invitation et quelles demandes d’adhésion on peut envisager ou accepter ? Une chose est sure : ces décisions ne sont pas prises selon les règles démocratiques de conformité avec la volonté de la majorité des citoyens qui désirent s’exprimer sur la décision. Dans l’Union européenne la volonté de la majorité des citoyens n’est pas respectée sur de nombreux points.

    Alors comment, dans quelle direction devrait s’élargir l’Union européenne ?

    Pendant des siècles et des millénaires, les populations sur le continent européen se sont mélangées de manière permanente. C’était un mélange isolé à l’intérieur d’une branche particulière de l’humanité qui s’est développée sur une aire géographique qui, en passant au nord de la mer Caspienne, réunit le continent européen à la Sibérie et à l’orient russe jusqu’à Vladivostok. Au fil des millénaires une identité est ainsi apparue, associée à une identité culturelle, puis religieuse. Cette aire géographique, de Lisbonne en passant au nord de la mer Noire et de la mer Caspienne jusqu’à Vladivostok, devrait correspondre à la zone limite maximale pour l’expansion potentielle de l’Union européenne.

    Progressivement, lorsque les conditions d’harmonisation juridique et économique seront réunies, l’Ukraine, la Russie et les autres pays de l’est européen pourraient recevoir l’invitation à rejoindre l’Union européenne.

    Mais non, ceux qui ont le pouvoir ont décidé que c’est vers le sud que doit s’élargir l’Union européenne, vers l’islam et vers les Turcs. Les représentants des gouvernements des 27 États membres de l’Union européenne ont décidé, le 28 mars 2007, la poursuite des pourparlers avec la Turquie, en choisissant de continuer le processus de passage en revue des 35 chapitres de mise en conformité qui conditionnent l’adhésion.

    Ce genre de décision doit être pris à l’unanimité des États membres. Il y a actuellement 28 États membres. Donc chacun des 28 gouvernements devrait d’abord être certain de représenter la volonté majoritaire de ses citoyens avant d’inviter la Turquie à rejoindre l’UE.

    Concernant l’adhésion de la Turquie la majorité des citoyens européens est contre mais les politiques et en général les cercles au pouvoir (médias, milieux d’affaires...) ont décidé qu’il faut passer outre, qu’il faut ignorer la volonté de la majorité des citoyens européens et donc ont décidé d’appeler la Turquie à entrer dans l’UE.

  • Par Martin sur AgoraVox (---.---.216.69) 31 janvier 22:51
    Martin sur AgoraVox

    Les faits historiques concernant les Turcs face aux Européens :

    · Les Turcs se sont à partir de la fin du XIe siècle attaqués d’abord aux provinces byzantines d’Asie Mineure,

    · À la fin du XIIIe siècle les Turcs se sont attaqués à la partie européenne de l’Empire byzantin,

    · Il ne faut pas relativiser au point d’égaliser toutes les parties impliqués dans la guerre : il y avait d’un coté des agressé et de l’autre coté des agresseurs,

    · Les défenseurs de Constantinople en 1453 sont des héros déjà par le fait qu’ils étaient dix fois moins nombreux que les agresseurs,

    · La prise de la ville par les Turcs marque l’entrée véritable de l’islam en Europe occidentale (avant cet évènement les Turcs progressaient surtout dans la partie orientale de l’Europe, sur les territoires de la Russie et de l’Ukraine actuelles),

    · À partir de la prise de Constantinople par les Turcs, l’islam à progressé en Europe occidentale jusqu’à la bataille de Vienne en 1683,

    · Après leur défaite devant Vienne, les Turcs on reculé pendant trois siècles, en Europe occidentale et orientale,

    · La création de l’Union européenne a donné aux Turcs une nouvelle occasion d’entrer en Europe et l’invitation faite à la Turquie par les dirigeants politiques européens de rejoindre l’Union européenne facilitera la progression de l’islam en Europe.

    Les Turcs sont originaires des régions centrales d’Asie, précisément de la région des monts Altaï. Lorsque les Turcs ont fait leur apparition en Europe, qui était alors totalement chrétienne et imprégnée de culture gréco-romaine, ils l’ont fait en tant que conquérants. D’autres peuples, quantitativement moins nombreux, ont été tentés par l’aventure européenne, comme les Magyars à la fin du IXe siècle, et comme les Bulgares au VIIIe siècle, qui étaient plus ou moins apparentés aux Turcs. Mais bien vite, ces Bulgares et ces Magyars (Hongrois) se sont intégrés à l’Europe, ont adopté les structures politiques et sociales de l’Europe d’alors et se sont convertis au christianisme. Les Turcs en revanche, eux, n’ont nullement cherché à s’intégrer à l’Europe ; ils ont cherché avant tout à étendre leur domination sur l’Europe. Musulmans, ils ont cherché non pas à islamiser systématiquement les peuples qu’ils ont soumis – certains d’entre eux se sont convertis à l’islam comme les Albanais et une partie des Bosniaques, souvent par intérêt – mais à transformer ces peuples en sujets, plus ou moins durement traités selon les lieux ou selon les époques. 

    Une précision qui complète la phrase ci-dessus : les Turcs n’ont nullement cherché à s’intégrer à l’Europe … jusqu’au XXe siècle, c’est-à-dire pas avant :

    - Dans le premier temps les réformes de Mustafa Kemal Atatürk,

    - Dans le deuxième temps, qui est le temps présent, leur démarche pour entrer dans l’Union européenne.

    Les Turcs ont donc d’abord, au fil des siècles, réussi à conquérir de vastes territoires européens, puis, après leur défaite devant Vienne, les Turcs on reculé pendant trois siècles en Europe mais y ont gardé des possessions territoriales jusqu’aux temps présents.

    Il semble que concernant les Turcs et les Européens nous ne sommes plus à l’époque des invasions armées. D’une part de nombreux citoyens européens d’origine turque sont la preuve que les Turcs ne rencontrent pas d’obstacles - depuis le milieu du XXe siècle - pour progresser sur le territoire de l’Europe. D’autre part c’est un fait que la porte ouverte par les instances de l’Union européenne à la Turquie est une porte ouverte aux populations musulmanes.

    En décidant dans le présent de poursuivre le processus d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, les cercles politiques, qui sont aujourd’hui au pouvoir dans l’Union européenne, influencent ou déterminent la répartition de la population musulmane dans ce que sera l’Union européenne dans un avenir un peu plus lointain.

    À propos de l’adhésion de la Turquie et de la façon de procéder dans l’UE :

    L’élargissement de l’Union européenne à la Turquie est voulu par les politiques européens alors qu’il est refusé par les citoyens européens dans leur majorité. Les politiques européens prétendent qu’ils sont démocrates, qu’ils agissent selon la volonté de la majorité des citoyens concernés, mais dans les faits ils agissent contre la volonté des Européens.

    Rappelons-nous les déclarations d’un candidat à l’élection présidentielle française de 2007 : il déclarait qu’il est opposé à l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Ensuite lorsque Monsieur Nicolas Sarkozy a été élu à la fonction présidentielle il a montré dans les faits qu’il n’y est pas opposé : c’est au niveau du Conseil européen qu’il pouvait bloquer et même définitivement arrêter le processus d’adhésion de la Turquie mais il n’en a rien fait – au contraire le processus d’adhésion s’est poursuivi pendant sa présidence : Monsieur Nicolas Sarkozy a permis l’ouverture de 11 chapitres de négociation sous son mandat. On sait que les citoyens européens sont en majorité opposés à l’adhésion de la Turquie et lorsqu’on veut être élu on fait croire que l’on fera ce que demandent les citoyens. Mais ensuite lorsqu’on est au pouvoir, on fait ce que veulent les lobbies mondialistes.

    Cette question de l’ouverture de l’Union européenne à la Turquie est du même ordre que la question de l’orientation mondialiste et libre échangiste de l’Union européenne : les décisions prises au niveau de l’Union européenne découlent des orientations qui sont arrêtées par les chefs d’État et de gouvernement des États membres de l’Union européenne. Quand les politiques disent « Ce n’est pas notre faute, c’est la Commission européenne qui impose les directives que nous devons respecter... » ils oublient de dire que c’est eux, les politiques qui au fil des ans se réunissent aux Sommets du Conseil européen, qui ont d’une part fixé les orientations mondialistes de l’Union européenne et d’autre part donné le pouvoir à la Commission européenne pour mettre en application ces orientations.

    Ainsi par exemple les orientations vers la globalisation ont été confirmées et renforcées lors du Sommet du Conseil européen de Lisbonne, en mars 2000, puis lors de la signature du Traité européen à Lisbonne le 13 décembre 2007. Le Conseil européen réunit quatre fois par an les chefs d’État et de gouvernement des États membres de l’Union européenne. Toutes les orientations importantes de l’Union européenne sont décidées lors de ces sommets périodiques. Y compris l’adhésion proposée à la Turquie et Monsieur François Hollande, président de la République française depuis 2012, pourrait – comme chacun des chefs d’État et de gouvernement des États membres – au niveau du Conseil européen bloquer et même définitivement arrêter le processus d’adhésion de la Turquie. S’ils n’en font rien c’est qu’ils veulent ouvrir l’élargissement de l’Union européenne aux pays qui n’appartiennent pas à la famille européenne. Ils agissent dans un sens, pendant qu’ils font des discours dans l’autre sens, dans le but d’endormir les citoyens européens qui mis devant le fait accompli ne réagiront pas.

    Quant à l’hypothétique référendum mentionné par Monsieur François Hollande, on constate qu’il n’est pas à l’ordre du jour, mais qu’il serait envisagé dans une dizaine d’années, au moment où le processus des 35 chapitres de négociations en vue de l’adhésion aboutirait. Ce qui sera dans une dizaine d’années n’engage pas Monsieur François Hollande puisqu’il ne sera pas au pouvoir à ce moment-là. D’autre part remettre le référendum à dans dix ans, si vraiment il était finalement organisé, c’est augmenter fortement les chances à ce qu’il soit approuvé par la population française, car depuis des années la part des musulmans français augmente rapidement en s’accélérant.

    Concernant l’adhésion de tout pays à l’Union européenne, il faudrait un référendum, mais pas à la fin de la procédure de l’adhésion : le référendum devrait être organisé avant le début du processus des 35 chapitres de négociations.

    Une autre question est de savoir quels pays sont susceptibles de rejoindre l’Union européenne – cela est le sujet du commentaire suivant.

  • Par Martin sur AgoraVox (---.---.226.20) 30 janvier 18:34
    Martin sur AgoraVox

    @ Jonas.
    L’article concerne la question de l’Europe face à la Turquie.
    Mes commentaires sont donc des observations axés sur l’histoire des relations (ou antagonismes) entre les Turcs et les Européens.

  • Par Martin sur AgoraVox (---.---.227.133) 29 janvier 20:16
    Martin sur AgoraVox

    D’après les règlements actuels de l’Union européenne, l’une des conditions d’accessions à l’Union européenne, est que l’État candidat soit un État européen. La définition de ce que signifie « européen » n’est pas donnée dans les textes. C’est souvent le cas des textes législatifs : ils ont volontairement une part d’imprécisions afin que l’application puisse être modulée selon les forces socio-politiquent qui prévalent à un moment donné, en somme selon les lobbies qui influencent les cercles du pouvoir au mépris de la démocratie et de l’impartialité des lois.

    Ceci-dit « un État européen » pourrait aussi être entendu dans le sens historique, culturel, racial. Ces critères non-géographiques pourraient donner alors aux dirigeants de l’UE la justification à l’adhésion du Chypre.

    La France, la Grande Bretagne, l’Espagne et la Hollande ont une part de leur territoire sur d’autres continents. La France est-elle pour autant un État américain ou asiatique ? La condition qui décide si un État est un État européen, serait donc que la capitale et la majorité de la population au moment de l’adhésion, soient sur le continent européen.

    On pourrait imaginer qu’un État européen vende une part de son territoire européen à un État non européen. Des transactions de ce genre ont déjà eu lieu (exemple d’un gros territoire : Alaska - racheté à la Russie par les États-Unis d’Amérique en 1867), donc ce n’est pas une hypothèse utopique. Avec ce bout de territoire en Europe l’État non européen pourrait-il prétendre qu’il est devenu européen ? Non, donc il ne suffit pas qu’un bout de territoire soit sur le continent européen pour être géographiquement un État européen : il faut que la capitale ainsi que la grande majorité de la population soient sur le continent européen.

    La Fédération de Russie, dont la capitale ainsi que la grande majorité de la population sont sur le continent européen, est donc selon ces critères un État européen et pourrait donc rejoindre l’UE.

    Par contre on pourrait aisément argumenter que la Turquie, selon les critères « capitale, majeure part de la population », n’est pas un État européen.

    Mais comme nous l’avons vu avec le cas du Chypre les critères politico-démographico-géographiques ne sont pas les seuls qui jusqu’à présent ont été retenus. L’exception est le cas du Chypre où ce sont les critères raciaux et culturels qui ont manifestement fourni la définition de ce qu’est «  un État européen ».

    Alors qui est selon quels critères décide à quels pays on peut lancer les invitation et quelles demandes d’adhésion on peut envisager ou accepter ? Une chose est sure : ces décisions ne sont pas prises selon les règles démocratiques de conformité avec la volonté de la majorité des citoyens qui désirent s’exprimer sur la décision. Dans l’Union européenne la volonté de la majorité des citoyens n’est pas respectée sur de nombreux points.

    Alors comment, dans quelle direction devrait s’élargir l’Union européenne ?

    Pendant des siècles et des millénaires, les populations sur le continent européen se sont mélangées de manière permanente. C’était un mélange isolé à l’intérieur d’une branche particulière de l’humanité qui s’est développée sur une aire géographique qui, en passant au nord de la mer Caspienne, réunit le continent européen à la Sibérie et à l’orient russe jusqu’à Vladivostok. Au fil des millénaires une identité est ainsi apparue, associée à une identité culturelle, puis religieuse. Cette aire géographique, de Lisbonne en passant au nord de la mer Noire et de la mer Caspienne jusqu’à Vladivostok, devrait correspondre à la zone limite maximale pour l’expansion potentielle de l’Union européenne.

    Progressivement, lorsque les conditions d’harmonisation juridique et économique seront réunies, l’Ukraine, la Russie et les autres pays de l’est européen pourraient recevoir l’invitation à rejoindre l’Union européenne.

    Mais non, ceux qui ont le pouvoir ont décidé que c’est vers le sud que doit s’élargir l’Union européenne, vers l’islam et vers les Turcs.Les représentants des gouvernements des 28 États membres de l’Union européenne ont décidé, le 28 mars 2007, la poursuite des pourparlers avec la Turquie, en poursuivant le passage en revue des 35 chapitres de mise en conformité quoi conditionnent l’adhésion.

    Ce genre de décision doit être pris à l’unanimité des 28 États membres. Donc chacun des 28 gouvernements devrait d’abord être certain de représenter la volonté majoritaire de ses citoyens avant d’inviter la Turquie à rejoindre l’UE.

  • Par Martin sur AgoraVox (---.---.227.133) 29 janvier 20:12
    Martin sur AgoraVox

    Ce commentaire est un complément d’observations qui vont dans le sens de ce qui est exprimé dans l’article.

    Les faits historiques concernant les Turcs face aux Européens :

    · Les Turcs se sont à partir de la fin du XIe siècle attaqués d’abord aux provinces byzantines d’Asie Mineure,

    · À la fin du XIIIe siècle les Turcs se sont attaqués à la partie européenne de l’Empire byzantin,

    · Il ne faut pas relativiser au point d’égaliser toutes les parties impliqués dans la guerre : il y avait d’un coté des agressé et de l’autre coté des agresseurs,

    · Les défenseurs de Constantinople en 1453 sont des héros déjà par le fait qu’ils étaient dix fois moins nombreux que les agresseurs,

    · La prise de la ville par les Turcs marque l’entrée véritable de l’islam en Europe occidentale (avant cet évènement les Turcs progressaient surtout dans la partie orientale de l’Europe, sur les territoires de la Russie et de l’Ukraine actuelles),

    · À partir de la prise de Constantinople par les Turcs, l’islam à progressé en Europe occidentale jusqu’à la bataille de Vienne en 1683,

    · Après leur défaite devant Vienne, les Turcs on reculé pendant trois siècles, en Europe occidentale et orientale,

    · La création de l’Union européenne a donné aux Turcs une nouvelle occasion d’entrer en Europe et l’invitation faite à la Turquie par les dirigeants politiques européens de rejoindre l’Union européenne facilitera la progression de l’islam en Europe.

    Les Turcs sont originaires des régions centrales d’Asie, précisément de la région des monts Altaï. Lorsque les Turcs ont fait leur apparition en Europe, qui était alors totalement chrétienne et imprégnée de culture gréco-romaine, ils l’ont fait en tant que conquérants. D’autres peuples, quantitativement moins nombreux, ont été tentés par l’aventure européenne, comme les Magyars à la fin du IXe siècle, et comme les Bulgares au VIIIe siècle, qui étaient plus ou moins apparentés aux Turcs. Mais bien vite, ces Bulgares et ces Magyars (Hongrois) se sont intégrés à l’Europe, ont adopté les structures politiques et sociales de l’Europe d’alors et se sont convertis au christianisme. Les Turcs en revanche, eux, n’ont nullement cherché à s’intégrer à l’Europe ; ils ont cherché avant tout à étendre leur domination sur l’Europe. Musulmans, ils ont cherché non pas à islamiser systématiquement les peuples qu’ils ont soumis – certains d’entre eux se sont convertis à l’islam comme les Albanais et une partie des Bosniaques, souvent par intérêt – mais à transformer ces peuples en sujets, plus ou moins durement traités selon les lieux ou selon les époques. 

    Une précision qui complète la phrase ci-dessus : les Turcs n’ont nullement cherché à s’intégrer à l’Europe … jusqu’au XXe siècle, c’est-à-dire pas avant :

    - Dans le premier temps les réformes de Mustafa Kemal Atatürk,

    - Dans le deuxième temps, qui est le temps présent, leur démarche pour entrer dans l’Union européenne.

    Les Turcs ont donc d’abord, au fil des siècles, réussi à conquérir de vastes territoires européens, puis, après leur défaite devant Vienne, les Turcs on reculé pendant trois siècles en Europe mais y ont gardé des possessions territoriales jusqu’aux temps présents.

    Il semble que concernant les Turcs et les Européens nous ne sommes plus à l’époque des invasions armées. D’une part de nombreux citoyens européens d’origine turque sont la preuve que les Turcs ne rencontrent pas d’obstacles - depuis le milieu du XXe siècle - pour progresser sur le territoire de l’Europe. D’autre part c’est un fait que la porte ouverte par les instances de l’Union européenne à la Turquie est une porte ouverte aux populations musulmanes. Et l’article nous informe qu’à partir de 2017 il n’y a aura plus aucun obstacle à la circulation des Turcs dans l’Union européenne.

    En décidant dans le présent de poursuivre le processus d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, les cercles politiques, qui sont aujourd’hui au pouvoir dans l’Union européenne, influencent ou déterminent la répartition de la population musulmane dans ce que sera l’Union européenne dans un avenir un peu plus lointain.

    À propos de l’adhésion de la Turquie et de la façon de procéder dans l’UE :

    L’élargissement de l’Union européenne à la Turquie est voulu par les politiques européens alors qu’il est refusé par les citoyens européens dans leur majorité. Les politiques européens prétendent qu’ils sont démocrates, qu’ils agissent selon la volonté de la majorité des citoyens concernés, mais dans les faits ils agissent contre la volonté des Européens.

    Rappelons-nous les déclarations d’un candidat à l’élection présidentielle française de 2007 : il déclarait qu’il est opposé à l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Ensuite lorsque Monsieur Nicolas Sarkozy a été élu à la fonction présidentielle il a montré dans les faits qu’il n’y est pas opposé : c’est au niveau du Conseil européen qu’il pouvait bloquer et même définitivement arrêter le processus d’adhésion de la Turquie mais il n’en a rien fait – au contraire le processus d’adhésion s’est poursuivi pendant sa présidence : comme le rappelle l’article Monsieur Nicolas Sarkozy a permis l’ouverture de 11 chapitres de négociation sous son mandat. On sait que les citoyens européens sont en majorité opposés à l’adhésion de la Turquie et lorsqu’on veut être élu on fait croire que l’on fera ce que demandent les citoyens. Mais ensuite lorsqu’on est au pouvoir, on fait ce que veulent les lobbies mondialistes.

    Cette question de l’ouverture de l’Union européenne à la Turquie est du même ordre que la question de l’orientation mondialiste et libre échangiste de l’Union européenne : les décisions prises au niveau de l’Union européenne découlent des orientations qui sont arrêtées par les chefs d’État et de gouvernement des États membres de l’Union européenne. Quand les politiques disent « Ce n’est pas notre faute, c’est la Commission européenne qui impose les directives que nous devons respecter... » ils oublient de dire que c’est eux, les politiques qui au fil des ans se réunissent aux Sommets du Conseil européen, qui ont d’une part fixé les orientations mondialistes de l’Union européenne et d’autre part donné le pouvoir à la Commission européenne pour mettre en application ces orientations.

    Ainsi par exemple les orientations vers la globalisation ont été confirmées et renforcées lors du Sommet du Conseil européen de Lisbonne, en mars 2000, puis lors de la signature du Traité européen à Lisbonne le 13 décembre 2007. Le Conseil européen réunit quatre fois par an les chefs d’État et de gouvernement des États membres de l’Union européenne. Toutes les orientations importantes de l’Union européenne sont décidées lors de ces sommets périodiques. Y compris l’adhésion proposée à la Turquie et Monsieur François Hollande, président de la République française depuis 2012, pourrait – comme chacun des chefs d’État et de gouvernement des États membres – au niveau du Conseil européen bloquer et même définitivement arrêter le processus d’adhésion de la Turquie. S’ils n’en font rien c’est qu’ils veulent ouvrir l’élargissement de l’Union européenne aux pays qui n’appartiennent pas à la famille européenne. Ils agissent dans un sens, pendant qu’ils font des discours dans l’autre sens, dans le but d’endormir les citoyens européens qui mis devant le fait accompli ne réagiront pas.

    Quant à l’hypothétique référendum mentionné par Monsieur François Hollande, on constate qu’il n’est pas à l’ordre du jour, mais qu’il serait envisagé dans une dizaine d’années, au moment où le processus des 35 chapitres de négociations en vue de l’adhésion aboutirait. Ce qui sera dans une dizaine d’années n’engage pas Monsieur François Hollande puisqu’il ne sera pas au pouvoir à ce moment-là. D’autre part remettre le référendum à dans dix ans, si vraiment il était finalement organisé, c’est augmenter fortement les chances à ce qu’il soit approuvé par la population française, car depuis des années la part des musulmans français augmente rapidement en s’accélérant.

    Concernant l’adhésion de tout pays à l’Union européenne, il faudrait un référendum, mais pas à la fin de la procédure de l’adhésion : le référendum devrait être organisé avant le début du processus des 35 chapitres de négociations.

    Une autre question est de savoir quels pays sont susceptibles de rejoindre l’Union européenne – cela est le sujet du commentaire suivant.

LES THEMES DE L'AUTEUR

Politique Tribune Libre Economie Démocratie France Europe Construction Européenne Elections Institutions Manifestations - Grèves Suisse Liberté d’expression Politique Prospective et futur International Précarité Mondialisation Géopolitique Emploi Stratégie Immigration Lobbies Constitution européenne Constitution Catastrophe Europe Energie Pétrole et essence Environnement Ecologie Environnement Biodiversité Développement Durable Agro-alimentaire OGM
Palmarès

Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Debian, PHP, Mysql, FckEditor.


Site hébergé par la Fondation Agoravox

Mentions légales Charte de modération