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médy...


 

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Derniers commentaires

  • Par médy... (xxx.xxx.xxx.223) 18 mai 17:50
    médy...

    Merci de votre aimable réponse, j’en suis heureux, et bonne lutte ! Je me suis dit à l’instant que le vide artistique (terme que j’utilise pour décrire ce qui tue l’Art, le renvoyant à sa dimension utilitaire et cadrée) pourrait débuter au moment où le cadre s’impose comme unique moyen ou presque de présenter une peinture. Le cadre est bien moins présent sur une surface telle un mur ou celle d’une grotte. En musique, l’équivalent du cadre qui enferme l’Art serait le disque et la machine qui le lit. Le Vrai est alors un moment du Faux. J’ai énervé des collègues cinéastes lorsque je leur ai expliqué que pour moi, le cinéma dans sa forme finie n’est plus un Art quand on arrive au film, en raison notamment de la débauche de moyen techniques utilisés pour le produire.

  • Par médy... (xxx.xxx.xxx.223) 18 mai 17:32
    médy...

    Pour l’importance du sujet, c’est dommage de donner juste une opinion et ne pas approfondir plus l’étude, qui permet d’aller au-delà des généralités (même pertinentes) et par laquelle on peut trouver des solutions.

    Vous dites : "les enfants non éduqués dont je parle sont déjà à l’état de nature, la loi du plus fort, la loi de la jungle étant ce qui domine chez eux." En vivant dans un monde artificiel, abstrait et virtualisé, ils sont à l’état de nature ? C’est selon moi faux, leur violence n’est que la réaction qui fait suite au constat d’impuissance. On ne peut dire d’animaux d’élevage concentrationnaire qu’ils sont "à l’état de nature" car ils n’ont d’une part plus le même instinct ni les mêmes capacités et d’autre part évoluent de manière différente.

    Vous dites : "L’éducation naturelle dont vous parlez c’est très bien sur le papier mais cela ne tient pas compte de la nature humaine et ses travers." Je ne peux être d’accord. La façon d’enseigner que je préconise n’a jamais été appliquée, vu que le côté dogmatique de la science refuse ce pont de vue. Quand à votre "nature humaine", laissez moi rétorquer que l’humain n’est que ce qu’on en fait, voyez les tribus pacifiques, qui prouvent qu’une société sans tension est possible (comme par hasard en pleine nature vierge, la tribu des Zo’é en Amazonie par exemple). Mais il ne faut pas regarder par là, ce sont des primitifs, non ? Il faut continuer à croire que vivre ensemble dans la paix sans le contrôle des institutions ou des machines est impossible !

    Vous me prêtez l’opinion de la "ville corruptrice", or je suis contre les généralités, et je pense que certes il y a des villes plus corruptrices que d’autres, qu’il y a une infinités d’urbanismes possibles et surtout que cet urbanisme est le plus souvent le fruit de la pensée des dominants, mais je n’ai jamais dit que la ville est corruptrice en soi.

    "A moins que vous ne fassiez allusion au fait que l’individu moderne est effectivement considéré abstraitement et coupé des liens organiques avec le milieu qui l’entoure." Oui c’est un peu ça mais l’idée centrale est d’accorder une place à la nature dans l’éducation et la vie de tous.

  • Par médy... (xxx.xxx.xxx.223) 18 mai 13:56
    médy...

    Bonjour. Je rejoins votre point de vue. A voir également, les pubs d’Evian (les T-shirt bébés), les pubs de Coca light avec JP Gaultier extrêmement vulgaires et déshumanisantes, qui font partie d’une vaste nébuleuse de bêtise et de mensonge qui caractérise la société de consommation. Lorsqu’on se renseigne sur la façon dont est régulée la pub en France c’est tout à fait normal que ça passe... Voilà pourquoi il ne fallait pas voter, car aucun des candidats ne parle des problèmes de fond.

  • Par médy... (xxx.xxx.xxx.223) 18 mai 13:43
    médy...

    Bonjour. Je partage vos convictions, mais j’aimerais souligner que quelque chose manque lorsque vous parlez des manières de voir l’Art, de faire de l’Art : simplement le mot "nature". Vous dites "l’art n’est pas la cerise sur le gâteau, mais la farine du gâteau." J’ajouterais "La nature est la farine de l’Art".

    Vous dites aussi : "(L’homme illumine sa vie) de l’art qui implique une mise en mouvement de la sensibilité, de l’observation, et de la quête d’un équilibre en toute chose dans notre environnement extérieur et intérieur." Or le contact avec une nature préservée où que ce soit sur la planète développe ces mêmes vertus...

    Qui est le plus grand artiste, si ce n’est l’Univers, créateur d’oeuvres d’Art vivantes, intelligentes et sensibles, ce que nous n’avons jamais pu imiter ? Qui est le modèle qui garantit la beauté de l’Art humain, si ce n’est la Nature ? Quelle est la raison d’être de cet Art, si ce n’est ce rapprocher de la Nature et la connaître ? Je pense à ce peintre qui jouit de peindre un paysage grandiose, à ce chanteur ou musicien qui chante pour la montagne, pour la mer...

    Le problème de la relation à l’Art ne viendrait-il pas d’abord d’un problème de relation avec la nature tout simplement, celle qui ne s’achète pas, qui nous rend humbles, curieux, émerveillés, comblés, au plus près de la vérité sur nous-mêmes ?

    L’"oligarchie" des Rockefeller et des Bernays (et non Bernais), elle, n’est pas à mettre en cause, elle représente juste la part de l’humanité la plus dégénérée. Nous sommes tous coupables, vous, moi, nos voisins, les "vrais artistes" que vous défendez également, tous ceux qui se sont éloigné de la nature et pensent pouvoir exister indépendamment du milieu naturel, dont l’Art n’est ni plus ni moins que la source du nôtre.

    Qu’en pensez-vous ? Amicalement.

  • Par médy... (xxx.xxx.xxx.223) 18 mai 12:17
    médy...

    Bonjour, je pense que chaque élément de l’article à sa part de vérité mais il conviendrait de détailler pour pouvoir établir ensuite des liens. Une étude sociologique même réduite pourrait apporter de la précision sur les pratiques et les représentations en matière d’éducation. Depuis quel endroit faites-vous cette observation ? Une grande ville ? Une ville moyenne, la campagne ? Quelles pourraient être les différences entre ces endroits ?

    J’ai réalisé une enquête anthropologique dans un grand Parc de la région parisienne, qui m’a apporté des pistes de réflexion au sujet du lien qu’a l’humain "moderne" avec la nature. On pourrait dire que les caractéristiques de la vie au contact de la nature sont presque à l’opposé de celles qu’on observe dans le milieu artificiel urbain. Dans la nature on consomme beaucoup moins, on partage plus, on "emprunte" à la nature qui est l’ultime propriétaire. Les personnes âgées semblent davantage apprécier le milieu naturel et sa biodiversité à sa juste valeur, laquelle ne s’achète pas, alors que les jeunes, eux, y sont plus rarement sensibles. Je rappelle que c’est valable pour des populations de la banlieue parisienne. Un élément d’explication est qu’une certaine part des personnes âgées interrogées venaient de la campagne à l’origine, et ont par conséquent été en contact et initiés à la nature par leurs aînés, dès l’enfance. Ce qui n’est pas le cas des jeunes qui ont grandi dans la banlieue urbanisée, la plupart du temps devant des écrans comme vous le rappelez. Il est aussi intéressant de constater que ceux qui ont une "éducation naturelle" développée sont aussi plus curieux et ouverts d’esprit, en fait l’un entraîne l’autre et réciproquement dans un cercle vertueux.

    Le lien de cette réflexion avec votre article est que l’on fait aujourd’hui très peu de place, dans l’éducation officielle, à cet apprentissage de la nature et de ses interactions avec l’espèce humaine, ce qui selon moi est fort dommage. Je pense aussi que c’est la nature qui est le meilleur professeur, qui améliore bien des choses comme la perception du monde et de soi lorsqu’on est à son contact et à son écoute. Je me souviens de deux jeunes professeurs à côté de moi dans un tramway quelque peu bondé, en prenant comme excuse le fait de devoir subir leur conversation formatée je leur posai une question en ces termes : " L’enseignement général comporte des sciences, des langues, des matières comme l’Histoire, et même l’éducation physique... Pensez- vous qu’il serait bien d’enseigner également tout ce qui a trait à la nature, les écosystèmes et l’écologie, en faisant bien sur des observations en groupe dans le cadre naturel ?" Ils m’ont regardé avec des yeux de poissons, m’ont dit qu’ils ne comprenaient pas quelle en serait l’utilité et ont probablement immédiatement effacé la question de leur esprit.

    Pour moi, c’est la nature qui a formé ma vie, en me permettant de développer ma sensibilité d’être vivant, en m’apprenant les façons de rester humble, en équilibre et en santé, en m’émerveillant et en remplissant mon âme, guidant mon voyage et ma vie d’être humain sur la planète Terre. Je souhaite que les générations futures puissent connaître ce merveilleux sentiment d’appartenir à quelque chose d’infiniment beau et grand, et je pense que c’est lorsque l’on se rendra compte à l’échelle mondiale du lien indéfectible qui existe entre nous et la nature, lorsque les jeunes seront encouragés à la respecter et à l’écouter, que l’humanité sortira enfin de son adolescence nihiliste.

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