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melchior92

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  • melchior92 23 février 2011 17:19

    Je viens ici pour réagir à mon tour sur cet article.

    Je dois avouer que je n’arrive pas à comprendre comment aujourd’hui encore, alors que la presse depuis quelques temps s’est fait un large échos de cette atterrante affaire, il y ait encore des gens pour penser que Florence CASSEZ est coupable et que «  Les preuves que disent en retenir les autorités mexicaines sont effectivement accablantes. »
    La justice française a déjà par le passé mis en prison des innocents, me vient à l’esprit l’affaire DILLS, mais il y en a eu d’autres...
    Je ne suis donc pas là pour dire que nous, nous sommes mieux que les mexicains. La justice des hommes qu’elle soit française, anglaise, américaine, mexicaine ou autre... est à leur image, faillible...
    Mais concernant l’affaire CASSEZ, j’ai beau chercher un peu partout et j’ai passé un peu de temps pour bien comprendre le déroulé de cette affaire un peu complexe, je n’ai pas trouvé le moindre commencement de preuve attestant de sa culpabilité.
    En revanche, on sait que son arrestation à eu lieu le 8 décembre 2005 et non le 9 décembre, date de la diffusion en direct sur deux chaines de TV mexicaine, d’une parodie d’arrestation. Ces images ont été dévastatrices dans l’opinion publique mexicaine qui vit sous la peur des menaces de kidnappings.
    On sait que Garcia LUNA qui été le chef de la police fédérale mexicaine (AFI) est à l’origine de cette arrestation et de ce montage, il l’a reconnu lors d’une conférence de presse et qu’il est devenu peu de temps après ministre de la justice et l’on sait que des voix s’élèvent au Mexique car il est accusé de fréquenter des groupes de narco traficants. 
    On sait qu’entre le 8 décembre 2005 et le 9 décembre 2005, les droits consulaire de Florence CASSEZ n’ont pas été respectés.
    On sait qu’un couple qui vivait et vit toujours à coté du ranch où a eu lieu cette fausse arrestation disposait des clés pour venir entretenir les lieux et qu’ils n’ont rien vu. D’ailleurs, les autorités mexicaines ne leur ont jamais demandé de témoigner.
    A noter aussi, que Vallarta, l’ex compagnon de Florence CASSEZ, n’a jamais eu à faire avec la justice avant son arrestation et que depuis le 8 décembre 2005 jusqu’à aujourd’hui, il n’a toujours pas été jugé pour cette affaire. C’est tout de même curieux quand on sait qu’il est considéré comme le chef du gang. 
    On sait que les témoins ont varié dans leur dépositions avant que la supercherie concernant l’arrestation en direct ne soit dévoilée, ils n’avait jamais parlé d’une femme parmi le gang et une fois la supercherie mis au grand jour, ils ont changé leur témoignage.
    Aujourd’hui, des voix s’élèvent dans la presse mexicaine car des journalistes ont fini par se rendre compte qu’ils avaient été manipulés par le pouvoir. D’ailleurs, ce sont eux qui dénoncent maintenant des pressions faites par ce même pouvoir sur les juges de cassation qui ont rejeté l’amparo le 11 février dernier.
    Il y aurait beaucoup à dire sur cette affaire douloureuse. 
    En fait, Florence CASSEZ est une sorte de trophée que le pouvoir mexicain montre à son opinion publique pour lui faire croire qu’il agit avec énergie contre l’insécurité galopante.
    Cette affaire était déjà une affaire politique interne au Mexique avant de devenir un contentieux entre nos deux pays. 
    Je voudrais tout de même que les gens qui s’expriment sur cette affaire fassent l’effort de bien se renseigner avant de jeter à la vindicte populaire une personne qu’aucun élément factuel ne vient accuser.


  • melchior92 20 juillet 2009 11:36

    Bonjour

    Je vois que l’on cite souvent Jean FERRAT quand on évoque le cas du rappeur ORELSAN.

    Je voudrais ici souligner quelques points.

    D’une part, dans sa chanson ’’pauvre Boris’’, Jean FERRAT chante :« on va quitter ses pauvres mecs pour faire une java d’enfer, manger la cervelle d’un évèque avec le foie d’un militaire, faire sauter à la dynamite la Bourse avec le Panthéon pour voir si ça tuera les mites qui nous dévorent tout du long... »

    En 1966, date de sortie de cette chanson, personne n’a accusé Jean FERRAT d’être un terroriste canibal.

    D’autre part, on dit ici et là, que le texte d’ORELSAN incite à la violence envers les femmes et que c’est pour cela qu’il faut l’interdire.

    C’est avec le même état d’esprit qu’en 1963, on a censuré une chanson de Jean FERRAT : ’’Nuit et brouillard’’ car elle intervenait dans une période de réconciliation franco-allemande et une telle chanson était aux yeux de certains mal venue...

    Je crois qu’il faut savoir raison garder. ORELSAN en tant que personne, n’a pas appelé à commettre des atrocités sur les femmes. Si certain le pense, alors, ils doivent dire aussi que Jean FERRAT a appelé, en son temps, au canibalisme et au terrorisme. Ce qui est absurde...
    Non, ORELSAN met en exergue de façon crue et très violente la réalité terrifiante de la société dans laquelle on vit en mettant en scène un homme rempli de haine envers sa compagne qui l’a trompé.
    Quand j’ai lu son texte, j’étais très mal à l’aise et je me suis demandé comment on en est arrivé là.
    Ce n’est pas ORELSAN qui est responsable des violences faites aux femmes, mais ce sont les violences faites aux femmes dont parle ORELSAN.
    Ne lui faisons pas porter une responsabilité qui n’est pas la sienne. 







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