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Melvido

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  • Melvido 1er mars 2008 18:07

    ’Consultant senior marchés financiers’
    Waou.
    Mais qu’est ce que ça peut bien vouloir dire ?

     


  • Melvido 3 février 2008 14:11

    Quelques remarques :

    * sur le montant des bonus : un trader a rarement un package total à 7 ou 8 chiffres, ces niveaux sont réservés à quelques chefs de salle dans le monde ; quelques centaines de milliers de usd/eur/gbp sont davantage dans la norme, ce qui est certes déjà conséquent ; les millions échauffent facilement les esprits, mais tout le monde sait que tous joueurs de foot ne sont pas Zidane.

    * sur l’impact limité de la crise sur les bonus : il ne faut pas raisonner dans un cadre franco-français, où tout le monde serait impacté par la défaillance d’un secteur ; ici, les fautifs sont tout simplement remerciés, et les autres touchent leur bonus à l’aune de leur performance, et vu les volumes échangés et la volatilité, nul doute que la performance y est.

    * sur les sommes engagées et les produits dérivés : les limites n’existent que pour être dépassées, ce n’est pas une belle phrase, c’est la réalité, et les contrôles des risques n’y peuvent pas grand-chose, qui s’étonnera de la cupidité humaine ? ; les produits dérivés représentent des marchés de couverture à somme nulle qui ont leur utilité économique via les produits structurés mais qui sont aussi devenus le terrain de jeu des hedge funds et des comptes propres des banques (qui ne se comportent pas autrement qu’un hedge fund). Il n’y a donc pas de dérive accompagnant l’explosion des volumes de transaction en jeu, les 5mds perdus par la Générale ont été disséminés dans le monde entier.

    * sur l’économie de marché et la croissance : les abus liés au subprime sont réels, ils sont la triste apothéose de 5 années de croissance mondiale incroyables (comme on dit, les US sont la locomotive du monde économique). Il est probable qu’il faudra rendre un peu d’argent et couper la branche pourrie mais à moins de revoir complétement les fondements de l’économie (c’est une hypothèse marginale mais pourquoi pas), le système continuera ainsi ; malgré ses soubresauts, il n’a jamais été aussi efficace et producteur de richesse (je vous entends déjà vociférer : ne raisonnez pas en terme d’extrêmes, qui existent, mais en valeur moyenne). Et les cycles reprendront, jusqu’à la prochaine crise.

     

     

     


  • Melvido 28 décembre 2007 22:37

    N’y a-t-il pas un comité de lecture ? Si la vocation d’agoravox est d’informer et de susciter le débat à partir d’un matériau de départ crânement médiocre (« Il n’est pas nécessaire de savoir écrire avec un style journalistique affirmé »), il n’est pas admissible que celui-ci ne soit qu’approximations, imprécisions et autres brêves de comptoir glanées on ne sait où. C’est malheureusement une constante en ce qui concerne les articles d’économie.

    *************

    Je vais tout de même être constructif :

    * Le rachat d’unocal par cnooc a été dénoncé justement parce qu’il s’agit d’un achat, donc une prise de contrôle totale, par une société, non un fond. Une fois le contrôle acquis, la société prédatrice fait de sa cible ce qu’elle veut.

    * Un port a toujours été un élément stratégique, attention aux effets de style faciles ; se reporter au point précédent sur les conséquences d’un rachat d’un port.

    * Pour l’instant, il n’y a pas de « déconfiture totale du système bancaire » US, seul quelques établissements de crédit hypothécaire sont en faillite, ainsi que Northern Rock en Grande Bretagne, et Ikb en Allemagne. Par ces dépréciations, les banques ne sont pas confrontées à un problème de trésorerie mais avant tout à un problème de solvabilité et de dégradation de leurs ratios ; si vous pensez aux tensions sur le marché interbancaire et aux difficultés de refinancement, c’est l’impact de la crise sur la confiance et la liquidité de ce marché.

    * « Secteur financier autrefois dominateur » : ??, je ne comprends pas ce que vous voulez dire.

    * Les fonds n’apportent pas à proprement parler de la trésorerie, ils apportent des fonds propres, ce qui va permettre aux banques de conserver leur marge de manoeuvre et leur liberté d’action. Soit dit en passant, ce sont les banques centrales qui apportent de la « trésorerie », c’est à dire des liquidités, pour pallier aux difficultés du marché interbancaire.

    * 9% d’intérêts est certes notable, mais « (! !) » est une analyse un peu floue.

    * Une prise de participation de 5% est bien faible comparée au rachat d’unocal, en aucun cas cela ne permet de prendre de décision unilatérale ; ajoutons à cela que pour l’instant, aucun fond n’a réclamé de sièges exagérés au CA et qu’ils veulent s’affirmer en tant qu’actionnaires passifs, rien n’en fait aujourd’hui des fonds activistes.

    * « 2,3 + 8,7 + 8 + 19 » : j’imagine que vous avez voulu écrire 2,3 + 8,7 + 8 = 19 ; ce qui n’est qu’une coquille pour qui connaît les chiffres en question ne le sera pas pour la majorité ; le problème ici, c’est qu’en réalité je ne comprends pas ce que vous voulez dire car au 3e trimestre ML a passé pour environ 8mdusd de dépréciations, a annoncé une perte de 2,3mdusd, et au 4e trimestre, il est fait état de rumeurs de dépréciations pour de 4 à 8 mdusd ; vous mélangez résultat, dépréciations et rumeurs, tout cela manque cruellement de rigueur et de vérification des sources. Qu’il soit écrit « déprécié pour [x] milliards de provisions » confirme que, soit vous ne savez pas de quoi vous parlez, soit vous n’y prêtez aucune attention.

    * Je resterais prudent concernant M. Chavez ; les banquiers ne sont pas M. Sarkozy, et inversement.

    * « Une dénomination qui dit bien ce qu’elle veut dire » : je ne comprends pas ce que vous voulez dire.

    Voilà pour les faits.

    Si on veut tenter un début d’analyse, on pourrait s’inspirer de ceci :

    On voit donc que les fonds souverains ont pour l’instant le poinçon fort peu acéré. Ils viennent au secours d’une industrie financière pour le moment déstabilisée par le subprime (je ne présage pas de la suite, je n’en ai aucune idée), dans le cadre d’une coopération et d’un placement à long terme. Les déclarer sans aucune influence est sans doute exagéré, mais ils ont tout intêrét à avoir une vision globale. Enfin, n’oublions pas que certains fonds existent depuis de nombreuses années (la manne pétrolière n’étant pas infinie ; Koweit : 1953), que la Norvège investit massivement sans que jamais personne s’en inquiète, que Citigroup a déjà un prince Saoudien à son capital, ect.

    Il n’est pas inintéressant que ces pays puissent, par le biais de ces fonds, être récompensé pour leur bonne gestion (être né sur un derrick est évidemment une autre question) et peser dans l’économie mondiale. Ne présumons pas de leur intention, même si la Chine ou la Russie ne sont ni Singapore ni la Norvège. Penser déstabilisation et guerre économique est aussi stupide que de considérer les fonds souverains comme anecdotiques, et s’ils deviennent de nouveaux acteurs de l’économie, ils en seront des acteurs responsables. Quant à la suite, l’avenir nous le dira.

    *************

    Bon, sur ma lancée, j’ai l’impression d’avoir réécrit l’article (parfois même de corriger une copie d’étudiant médiocre) là où je voulais me contenter d’une courte diatribe. C’est dommage et c’est triste, d’autant que je n’ai rien inventé, je ne suis pas journaliste, je ne suis pas prof d’économie, je m’inspire simplement de ce que j’ai lu dans la presse généraliste (rigoureuse) et économique (factuelles et aux analyses fines).


  • Melvido 20 décembre 2007 13:21

    M. Dugué, qui se dit assurément au moins maîtriser la physique, la chimie, la biochimie, les sciences du vivant, la neuroscience, les sciences cognitives et systémiques, l’épistémologie, la psychologie, la philosophie, la sociologie, l’histoire, la théologie, a eu la grande modestie de ne pas rajouter à cette liste épuisante l’économie. Il est malheureux que cette lucidité, aussi modique que fugitive, ne puisse nous préserver de tout ce verbiage.


  • Melvido 18 décembre 2007 22:09

    On a beau être habitué à toutes sortes de poncifs en matière d’économie, on n’en reste pas moins navré par l’inculture qu’ils présupposent.







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