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Michel Frontère

Attaché principal territorial, diplômé de Sciences politiques et titulaire d'une maîtrise en Lettres modernes, je tiens depuis janvier 2005 un blog à dominante littéraire sur le site internet du quotidien Le Monde.
 
Publications : 
 
- Juin 2012 : Balzac et Zola au miroir d'une mise en scène
 
- Mars 2010  : Denis Tillinac et la beauté des Vietnamiennes à bicyclette
 
Livres disponibles auprès des éditions "Publibook", 14 rue des Volontaires 75015 Paris - tél. : 01 53 69 65 55 - et sur commande via les réseaux Gibert JosephF.n.a.c., Decitre ou Amazon)
 

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Articles de cet auteur

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Derniers commentaires

  • Par Michel Frontère (---.---.---.20) 19 novembre 2012 18:35
    Michel Frontère

    Vous en savez beaucoup plus que moi sur les langues et leur origine, notre débat, s’il se poursuivait, serait trop inégal et je vous décevrais. De plus, il est difficile de dialoguer avec des internautes qui n’ont pas lu « Langue fantôme ». Il ne faut pas se focaliser sur la seule langue, le livre de Richard Millet va bien au-delà, mais j’ai retenu cet aspect - réducteur - parce que c’est celui-là qui m’interpelle.


    Est d’inspiration gréco-latine, plus que notre langue, notre civilisation. 

    Pour la sous-culture américaine, bien entendu il ne s’agit pas : « du jazz, du blues, de Fitzgerald, de London, de Kerouac » ! Ils ne sont pas en cause.

    Millet reconnaît certains écrivains américains, il écrit, p. 39 : « la fadeur idéologique des États-Unis, pays où la littérature n’aura connu qu’un siècle et demi d’authenticité - de Poe aux derniers sudistes que furent Capote et Styron, et à quelque Juifs new-yorkais...  »

    Pour la France, ce qui le désole c’est le recul de la culture générale, des humanités et de la littérature, notamment le roman, et l’appauvrissement général du pays qui se conjugue au déclin de la langue française.
  • Par Michel Frontère (---.---.---.121) 19 novembre 2012 14:09
    Michel Frontère

    L’anglais, du moins sa forme mondialisée, abâtardie, est la langue dominante aujourd’hui, c’est pourquoi je la cible en particulier.

    Vous dites : « on vient de vous prouver que Millet est à côté de ses pompes » ; vous n’avez rien prouvé du tout ! Quant à agresser Millet en le traitant comme Morice de « con notoire » c’est un peu court, non ? De même, le qualifier, comme vous le faites, de « raciste » alors qu’il affirme justement ne pas l’être c’est céder à une forme de diabolisation qui nie le principe de toute discussion, bref faire preuve d’intolérance par manque d’arguments. Millet, lui, a des arguments... Qu’on les apporuve ou pas.

  • Par Michel Frontère (---.---.---.219) 19 novembre 2012 12:22
    Michel Frontère

    Que la langue française se soit toujours nourrie d’apports linguistiques étrangers nul ne peut le nier ! Pour autant, il est nécessaire de maintenir la qualité, voire la tenue de notre langue (on parle parfois de style soutenu), ce que ne permet pas la novlangue généralisée contemporaine à dominante anglo-saxonne.

  • Par Michel Frontère (---.---.---.17) 14 juillet 2012 18:48
    Michel Frontère

    Entièrement d’accord avec vous !

  • Par Michel Frontère (---.---.---.54) 9 juillet 2012 18:21
    Michel Frontère

    Ce que je pense se retrouve dans une interview de Fabrice Luchini au Monde, édition des 28 et 29 décembre 2008, je cite :

    - Question (Fabienne Darge) : vous dites que c’est pour résister au complot de la bêtise et de la médiocrité que vous avez conçu votre spectacle...

    -Fabrice Luchini : Pour résister, oui, à la haine de l’intelligence, partagée par la gauche et la droite. La gauche parce qu’elle refuse l’excellence au nom de l’égalité, la droite parce qu’elle est obsédée par les contingences matérielles, la gestion, le rendement, et qu’elle ne voit l’art que comme un objet de consommation. Je voulais faire un spectacle agressif contre l’époque, cette époque que je déteste, que je trouve démagogique : à gauche, le nivellement par le nombre, à droite - cette droite actuelle [on est en 2008], affairiste et vulgaire, l’exploitation par l’abrutissement.

    (Fin de citation, merci monsieur !)

    Quand j’ai repris des études de lettres modernes à Montpellier en 2005, un jeune professeur, très brillant, m’avait dit en me rendant une composition : « J’aime bien votre style et votre lyrisme mais, méfiez-vous ! il y en a ici auprès de qui ça ne passera jamais. »

    Je rêve d’écrire un récit autobiographique imprégné de lyrisme, récit destiné à mettre en beauté les années de mon enfance et de ma pré-adolescence et je me dis en même temps, quel intérêt de prendre 3 ou 4 ans pour écrire dans un français châtié, et j’espère impeccable, ce récit, alors que les éditeurs n’en voudront pas tandis qu’ils publieront un roman mal écrit, qui racontera une tranche de vie sordide de la première déjantée qui se présentera à eux.

    Il existe un snobisme du nivellement par le bas comme il a pu exister un snobisme tel que celui décrit par Boris Vian dans sa chanson. Tel est le sens de mon article.

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