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Michel Koutouzis

Consultant auprès de la Commission et de l'ONU en matière de trafic de drogues et de blanchiment, auteur, documentariste.
 

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Derniers commentaires

  • Par Michel Koutouzis (---.---.---.123) 7 juillet 2007 20:27
    Michel Koutouzis

    Aous parlez de la capitale d’Akenathon ? Je comprends plus rien.. ;

  • Par Michel Koutouzis (---.---.---.123) 7 juillet 2007 10:23
    Michel Koutouzis

    Hélas, je ne puis reécrire l’article, d’autant plus qu’il est raconté comme une histoire, comme un conte... Essayez de le récupérer sur mon site, ll est mieux présenté. Cependant, ci-joint l’explication des la plus part des thermes qui posent un problème. Je ferait mieux la prochaine fois...(quoi que...)

    Soufi : Dans son introduction à l’ouvrage Les Voies d’Allah (sous la dir. d’Alexandre Popovic et de Gilles Veinstein, Fayard, 1996), Gilles Veinstein définit ainsi la confrérie musulmane : « ce que nous appelons “ordre” ou “confrérie” est en fait une tariqâ, c’est-à-dire une “voie” vers Dieu ; le maître est un murchid, c’est-à-dire un “guide” sur ce chemin ; son enseignement montre la bonne direction ; son disciple est un “cheminant” (sâlik) en même temps qu’il est un “désirant” (mûrid). Il devra franchir plusieurs stations et états avant d’atteindre les étapes ultimes : la “station de l’intimité avec Dieu”, “l’anéantissement en Dieu”. » Ainsi, pour le soufisme, la vie spirituelle, (comme la vie tout court) est, avant tout, un chemin.

    Ribat : Les « sortes de couvents » qu’occupent les confréries et dans lesquels les voyageurs trouvent hospitalité sont appelés ribât (pays arabes), zâwiya (« le coin », usage contemporain), takkiyya (Inde), tekke (Empire ottoman), ou khânqah (domaine turc et persan). Le terme de « ribât » signifiait originellement « l’engagement dans le combat pour Dieu et la communauté avant de désigner le lieu de réunion d’un maître et de ses disciples », précise Denis Gril (« Les débuts du soufisme », op. cit., p. 33).

    Djihad : La pluralité de sens de djihad est restituée par Gerhard Böwering, dans le contexte de la guerre sainte menée par le Prophète, à la tête des croyants, contre ses ennemis : « il tenait aux croyants un discours en tant qu’individus, leur faisant un devoir de se frayer un chemin vers Dieu [...]. Les combats de la communauté comme les efforts religieux individuels sur le chemin de Dieu exprimaient donc le combat total (djihâd) professé par le Coran. [...]

    Alors que par le pèlerinage à La Mecque, l’islam mettait l’accent sur son centre, le djihâd l’orientait vers ses frontières où chaque jour se partageaient entre une routine dynamique et une routine statique l’activité guerrière effective ou djihâd et la surveillance aux frontières ou ribât. » (« Règles et rituels soufis »). Les soufis distinguent le « petit djihad », combat contre les ennemis, l’épée à la main, et le « combat majeur » (al-djihâd al-akbar), lutte intime contre soi-même, pour atteindre Dieu.

    Le djihad, à l’origine, était le seul champ pour lequel il était levé des impôts.

    Waqf est un legs religieux : aumônes, dons, en argent ou en nature constitués en un bien, souvent foncier (terres arables, fermes, oasis, puits, etc.) rapportant des revenus destinés au financement de l’administration et entretien des mosquées, des écoles coraniques, et autres institutions religieuses. Le waqf a vraisemblablement fourni une réponse aux problèmes de l’héritage dans le monde musulman, le bien légué pouvant être administré par les héritiers du donateur. Les pratiques du waqf restent au centre des préoccupations des communautés musulmanes, puisque le waqf est une bonne action (du coran légué à la mosquée édifiée pour la communauté), mais aussi une source de développement. Le patrimoine du waqf est en principe protégé de toute confiscation.

    Il semble n’y avoir jamais eu de règle stricte et unique, appliquée dans le monde musulman, concernant notamment les dons faits aux confréries par le pouvoir ou les riches élites locales. Grégory C. Koslowski cite l’exemple de « Nizâm al-Dîn Awliyâ de Dehli (1325) qui décréta qu’il n’accepterait que les dons qui pouvaient être consommés ou redistribués dans la journée.

    Zakât, « aumône dans l’esprit de la loi », signifie littéralement « purification ». Il désigne l’aumône obligatoire que chaque musulman verse, en vertu des règles de solidarité, au sein de la communauté musulmane. Troisième pilier de l’islam (après l’attestation de foi et la prière), la zakât est une obligation pour tout musulman aisé (Nisâb). On distingue la « zakât » versée à la fin du jeûn du mois de ramadân (zakât « ul-Fitr » ), -et qui consiste en un repas offert aux nécessiteux-, de la zakât « El-Mâl », qui est la charité ponctionnée sur les biens dormants (possessions et patrimoine). Cette forme d’impôt (2,5% à 5% annuels) est destinée, en priorité, à neuf catégories de personnes : le pauvre, l’indigent, celui qui est chargé de collecter et de distribuer les aumônes (en tant que salaire -ce qui justifie une rémunération des institutions bancaires ou des ONG qui distribuent la zakât-), celui dont le cœur s’incline vers l’islam, et enfin l’esclave et le prisonnier. Enfin, à celui qui lutte pour la défense de l’Islam et le voyageur à court de provisions.

    Ribâ (« accroissement »), en tant que prêt incluant un intérêt, est bannie, en référence à la sourate 2, verset 275, du Coran. Ibrahim Warde en donne l’explication suivante : « Le mot, traduit généralement par “usure”, signifie littéralement “augmentation”. Mais son interprétation a toujours prêté à controverse : pour certains, riba se réfère à toutes les formes d’« intérêt fixe » ; pour d’autres le mot désigne seulement l’intérêt excessif. Bien que certaines autorités religieuses - y compris l’actuel cheikh d’Al-Azhar en Égypte - aient proclamé le caractère licite de certains types d’intérêt, de nombreux ulémas continuent d’adopter une interprétation restrictive. Sans contester le principe de rémunération de l’argent prêté, la tradition islamique s’oppose à l’aspect “fixe et prédéterminé” de l’intérêt, avec ce qu’il implique en matière d’équité et de potentiel d’exploitation de l’emprunteur. L’islam prône plutôt « le partage équitable des risques et des bénéfices. »

    Paradis fiscal : pays ou entité territoriale qui détaxe produits et activités en leur interdisant (en théorie) de s’investir sur place.

    Port franc : port qui n’est pas soumis au service des douanes. En général, port de réaménagement des marchandises qui ne peuvent pas être introduites à l’intérieur du pays hôte. Mais cette disposition n’est pas suivie à la lettre.

    Transaction informelle : transaction -essentiellement transfert de fonds-, qui n’est pas exécutée au sein d’une institution financière classique, d’une banque.

  • Par Michel Koutouzis (---.---.---.123) 7 juillet 2007 09:23
    Michel Koutouzis

    Merci, Voici donc l’adresse de mon site. J’ai visité le vôtre, très intéressant Amitiés

  • Par Michel Koutouzis (---.---.---.123) 6 juillet 2007 19:39
    Michel Koutouzis

    Ci joint un passage de mon bouquin « l’argent du djihad », avant de réagir par un article futur.

    Une banque politiquement correcte

    Le système bancaire islamique gère aujourd’hui plus de 150 milliards de dollars, contre 70 en 1980. La majorité des groupes financiers occidentaux ont désormais un secteur islamiste et le Dow Jones comporte un marché indexé sur des valeurs islamiques. Tout commence en 1974, au lendemain de la première crise pétrolière. Le sommet à Lahore de l’Organisme des États islamiques (OEI) décide la création de la Banque islamique de développement (BID), organise l’emplacement de son siège social à Djedda et jette les bases juridiques de son fonctionnement, selon la Charia1. En fait, le système bancaire islamique connaît une progression vertigineuse (mais pas régulière) depuis l’échec des régimes séculiers en terre d’islam et la montée de l’islamisme. Il est né d’une réaction face à l’Occident et va de pair avec la crise pétrolière de 1974. Il s’agit avant tout d’avoir un contrôle sur les eurodollars et de consacrer la mainmise saoudienne wahhabite sur le monde islamique. L’enjeu est aussi de mettre au pas, à l’intérieur de l’islam, les régimes séculiers et d’ancrer la résistance palestinienne dans un système où sa survie dépend des régimes arabiques. L’arme financière doit constituer un outil puissant afin de contrôler l’islam asiatique. Le Pakistan devient l’alter ego des Saoudiens ; il sera le premier pays, en dehors des Émirats du Golfe, à islamiser l’ensemble de son système bancaire, dès 1979. Il sera suivi par l’Iran et le Soudan, en 1983. Durant les années quatre-vingt, le système connaît pourtant des couacs. À force de vouloir faire de la politique, il s’écarte de l’éthique qui était sensée présider à son administration. Si certaines règles élémentaires (marginales pour la finance) sont respectées - ne pas prêter d’argent à des entreprises liées au négoce d’alcool, du tabac et, bien sûr, du jeu et de la prostitution -, les autres réglementations d’inspiration coranique sont allègrement contournées par des astuces comptables ou sémantiques. Surtout celles qui taxent les « biens dormants » ou font partager les risques du prêteur par l’investisseur. L’image des banques islamiques prend un sacré coup avec la banqueroute, en 1991, du fleuron du système, la Bank of Credit and Commerce International (BCCI). Si cette banque - la première vraie multinationale islamique - « tombe » à cause d’une gestion catastrophique, elle gagne sa notoriété du fait qu’elle apparaît, après maintes investigations laborieuses, comme la banque des mafieux, des cartels colombiens, des dictateurs cleptocrates et des services secrets de tous les continents. C’est déjà beaucoup pour une institution financière classique, mais c’est énorme pour une institution tenue à agir suivant les préceptes du Coran. Elle gagne ainsi un nouveau nom : « la banque hors la loi ». D’aucuns, parmi les élites du monde musulman (mais pas seulement), ont voulu la défendre, arguant qu’elle était victime du système financier occidental. Dans les populations musulmanes, le choc fut terrible. Voilà une banque islamique qui jouait le rôle d’intermédiaire et de coffre-fort pour des organisations criminelles, pour des hommes et des institutions se situant fondamentalement à l’opposé des règles coraniques, et dont certains combattaient l’islam ouvertement. Il y avait pire : ces mêmes institutions et personnes, ces représentants du diable, étaient parfois associés à des émirs, des hommes de foi, des combattants de l’islam... La déprime fut totale. Ne survivront que des petites institutions bancaires islamiques, axées essentiellement sur le marché intérieur du monde musulman. Le scandale de la BCCI aurait pu sonner le glas de l’ensemble du système bancaire islamique, mais ce dernier a été sauvé par l’Occident. Au moment même où la BCCI s’écroulait, le mur de Berlin s’effondrait. Le nouveau désordre mondial, sous la houlette des États-Unis, dessinait une nouvelle alliance contre, entre autres, les derniers dictateurs séculiers de l’islam. La BCCI avait été un outil très efficace pour les services secrets américains contre l’envahisseur soviétique en Afghanistan. Cet aspect-là aussi ne fut pas oublié dans les nouveaux « accords » scellés dans l’ère nouvelle. L’Arabie saoudite - l’allié privilégié du président Bush dans sa guerre contre l’Iraq et sa croisade contre l’Iran -, mais aussi Islamabad en ce qui concerne l’Afghanistan et l’Asie centrale sont priées de « faire comme avant », de financer leur mainmise sur le monde islamique à l’unique condition de ne pas gêner les intérêts américains. En contrepartie s’ouvre alors à la finance islamique le marché des Dragons asiatiques et les fonds de pension anglo-saxons. Les banques obscures et rigoristes sont doublées par des institutions high-tech, essentiellement au sein des Émirats, en Malaisie, à Londres et à New York. En moins de cinq ans, vers 1995, la transformation est totale. Aujourd’hui, des banques islamiques sont présentes dans près de quatre-vingts pays. Dans certains d’entre eux, comme la Thaïlande, la communauté musulmane est pourtant très minoritaire. Le piétisme trouve enfin ses relais financiers. Car cette explosion va de pair avec une politique d’islamisation de la modernité, dont la Malaisie représente, avec les Émirats, le fer de lance. Un tour de passe-passe idéologique, qui vise les classes moyennes de l’Umma, la communauté des croyants, est mis en place : face aux accusations de l’Occident qui ne cesse de répéter que l’islam est rétrograde, il lui faut démontrer que l’islam peut être moderne et compétitif. En Malaisie, on se donne même un objectif : dépasser l’Occident en 2020. On a donc commencé par bâtir, à Kuala Lumpur, deux Twin Towers plus hautes que celles de Manhattan. À compter de l’an 2000, le système islamique financier, connu déjà pour ses capacités de concentrer des capitaux, a montré qu’il pouvait être relativement performant sur l’exploitation de ces mêmes capitaux. Pour ce, il s’appuie sur un triptyque conceptuel : idjtihâd (« raisonnement juridique indépendant », interprétation), urf (coutumes locales) et maslaha (intérêt public) qui lui permet une souplesse nouvelle2. Un savant dosage de ces trois concepts permet d’intégrer le système financier islamique aux pratiques traditionnelles de la finance internationale, en particulier sur le marché obligataire, les joint-ventures et les fonds éthiques. La banque islamique s’est ainsi transformée, non seulement pour l’islam, mais aux yeux même des gestionnaires financiers et de leurs clients des fonds de pension en banque politiquement correcte. Fini le temps de la BCCI, des coups tordus, des comptes barbouzes. Terminé aussi le temps ou les banques islamiques, handicapées par la charia et influencées par un capitalisme rentier, étaient principalement des machines à acheter de l’immobilier. L’islamisation de la modernité, arme défensive contre le regard de l’Occident, a tous les airs du cheval de Troie qui permet l’intégration de la banque islamique au sein de la finance occidentale. Ce cheval agit dans trois sens : il corrompt l’idée même d’une indépendance financière de l’islam au moment même où ce dernier se radicalise. Il permet à l’islam d’imposer le secret structurel d’institutions bancaires au sein même des métropoles financières quand ces dernières, sous la pression des faits, cherche la clarté et la transparence. Enfin, et ce n’est pas le moins important, à travers l’impôt (jadis obligatoire) destiné aux plus démunis, la zakât, ce cheval de Troie virtuel structure le financement des organisations caritatives de l’islam chargées d’enseigner et d’introduire au sein des masses musulmanes l’islam radical et fondamentaliste du wahhabisme. La zakât concentre annuellement 2,5 % des « biens dormants » musulmans. Elle concerne donc des milliards de dollars destinés à la charité transnationale des musulmans les plus démunis. En d’autres termes, les riches (Émirats, Arabie saoudite, etc.) « investissent » par la zakât chez les pauvres (en Afghanistan, en Indonésie, en Asie centrale, en Palestine, etc.). Les banques occidentales qui proposent à leurs clients le « produit financier islamique » sont tenues, elles aussi, à la zakât. Autour de ce système financier s’est greffé une nébuleuse d’organisations non gouvernementales, vivant exclusivement de la redistribution de cette « taxe de charité ». Comme nous l’indique très bien Michel Lévy, professeur de criminologie à l’université de Cardiff et grand spécialiste de la criminalité à col blanc, on a ainsi fabriqué un cocktail explosif constitué d’une somme de secrets structurels : le secret bancaire, le secret de fonctionnement des banques islamiques, le secret de l’informel qui régit le financement des ONG, le secret des sommes, le secret du destinataire final de la zakât. Bien entendu, la majorité de ces sommes finance des activités caritatives. Mais le système lui-même introduit une subjectivité absolue dans le choix des destinataires et dans la notion même de l’objectif de l’aumône ne serait-ce que par le fait que « celui qui œuvre pour l’islam », le combattant du chemin de Dieu, est en droit de recevoir la zakât. En outre, une fois que ces sommes ont quitté le système financier, elles entrent dans l’espace de l’informel. D’autant plus que, dans cette partie du monde, la quasi-totalité des fonds est en liquide, et la majorité des transactions se font à travers les envois informels de l’hawalla. Ainsi, seule l’identité du destinataire pourrait garantir l’utilisation non belliqueuse des fonds. Et là se situe le problème. Un islamiste est un musulman. Il n’est pas un guérillero latino-américain ou un nihiliste russe. C’est un homme pieux, respectable et faisant partie de l’Umma, c’est-à-dire, un frère. Si la pression de l’Occident pousse les régimes musulmans à condamner le terrorisme, il suffit de voyager en terre d’islam pour se rendre compte que, au sein des populations, les talibans, par exemple, sont toujours considérés comme des combattants du chemin de Dieu. En fait, le financement du terrorisme par la zakât suit le chemin inverse de celui du blanchiment d’argent. Il part des institutions financières qui gèrent des fonds légaux pour se perdre dans les limbes de l’informel. Il rejoint là les entremetteurs des nouvelles mafias et les infrastructures qui vivent dans la relation « informel-criminel », à la marge de l’économie comptabilisée. Un siècle de mesures et de conventions internationales ont abouti à des moyens timides pour essayer de suivre la trace de l’argent sale vers sa respectabilité finale. Combien de temps faudra-t-il pour mettre en place des mécanismes qui devront faire le contraire ? Michel Lévy pense qu’il s’agit là d’une œuvre herculéenne, et que nous n’en sommes qu’aux balbutiements. Au-delà des difficultés techniques, introduire des mécanismes coercitifs à vocation œcuménique dans une partie de l’humanité qui considère ces pratiques essentielles et constitutives de son identité, reviendrait à faire une démonstration supplémentaire de l’arrogance Occidentale. Tout au moins, cela serait interprété ainsi, et c’est déjà le cas.

    Moins de cent millions de dollars ont été saisis depuis le 11 septembre, appartenant à des comptes suspectés d’alimenter le terrorisme. Une simple goutte. Par contre, des négociations sont en cours, pour harmoniser les demi-douzaines de définitions existant dans les conventions internationales et qui concernent le terrorisme. Pour certains pays, les « bons élèves », on met le terrorisme en avant pour se débarrasser de ses ennemis politiques. Ailleurs, on résiste au slogan « avec les terroristes ou avec nous », bref, la vie continue. Le souvenir des Twin Towers s’efface plus vite que l’effritement des mesures annoncées le lendemain de leur chute. L’argent du Djihad tout comme notre argent (c’est strictement la même chose) continue à circuler. Et il continuera à le faire. Tel un équilibriste, il est obligé d’avancer. Si on immobilise cet argent, c’est que nous aurons changé de système, que nous aurons obligé la finance à suivre les règles de la Cité. Et que celle-ci risquera alors d’étouffer sous le poids du réel...

  • Par Michel Koutouzis (---.---.---.123) 6 juillet 2007 19:15
    Michel Koutouzis

    Oui, je suis d’accord, les choses sont plus complexes. Disons que l’islam commerçant du lévant asiatique est plus synchrétique et plus accomodant, mais certainement sous l’emprise wahhabite. Cela dit, que ce soit en Turquie, en Malaisie ou à l’île Maurice, le bazard (pragmatique) resiste au rigorisme. Le texte essaie plutôt de montrer les oppositions entre un islam mercantile et maritime et un islam monopolisant la rente. Je dirais pour reprendre un économiste malais : il y a un effort « d’islamiser la modernité » ce qui, bien entendu, permet des tours de parestidigitation qui ne sont pas sans risques pour les fondamentalistes. J’y reviendrai. Merci pour le commentaire

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