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microsam

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35 ans, 10 ans de finance, tout changé pour écrire.
Je suis surtout ordinaire. 
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  • Premier article le 25/05/2007
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Derniers commentaires



  • microsam microsam 30 mai 2007 17:25

    La formulation était sans doute maladroite, mais il ne s’agit surtout pas d’oublier les citoyens. J’en fais partie tout comme vous. Il n’est pas simple en revanche d’organiser cela logistiquement. C’était le sens de la proposition de groupe de travail wiki pour associer les réflexions de chacun au travail de ces cercles de spécialistes (JP. Rioux par exemple qui était présent au Zénith).

    Bien à vous



  • microsam microsam 30 mai 2007 15:38

    Très juste remarque sur la verticalité des process, même si les wiki, eux, sont bien transverses.

    Je reconnais avoir du mal en revanche à percevoir le sens de votre remarque sur 2012. Certes, le MoDem veut se positionner, mais en quoi est-ce un pb ? N’importe quel parti défendant un projet de société n’est-il pas en droit (voire en devoir) de chercher à le promouvoir via des échéances électorales ?

    Bien à vous



  • microsam microsam 30 mai 2007 12:41

    Pour être très précis : 1,63 € par voix dès lors que les critères de parité sont respectés et que le parti atteint un score de plus de 1% dans au moins 50 circonscriptions, auxquels il faut ajouter 44 000 € par élu.

    Mais en cette matière François Bayrou, ou plus exactement le MoDem, n’est pas opportuniste. C’est la loi. Le financement des partis politiques se résume aux dons privés et à ces subsides électoraux. C’est de l’intérêt de les adhérents/sympathisants que ce mouvement naissant ait les moyens d’exister sur la scène politique.

    Si l’on veut parler d’opportunisme en matière de financement de parti politique, parlons plutôt du « Nouveau Centre » qui au prix de la signature d’une charte en contradiction totale avec ce que ses élus ont défendu pendant la campagne vient de marchander 26 sièges de députés (à 44 000 € pièce, rappelons-le).



  • microsam microsam 30 mai 2007 12:09

    Commentaire complémentaire sur cette lettre : j’en salue les rédacteurs qui savent faire vibrer les cordes sensibles des bonnes volontés dont je fais partie. Je nous souhaite qu’il s’agisse d’un engagement sincère et pas d’un habile marketing. Qu’on me pardonne cet excès de pragmatisme, mais espoir doit rimer avec exigence plus qu’avec illusion.

    Remerciements à Voltaire, dont les commentaires ailleurs sur Agora Vox m’ont en partie inspiré cet article.



  • microsam microsam 29 mai 2007 19:14

    Effectivement sur le principe votre remarque est juste : l’Etat n’a aucune obligation d’affecter ses recettes et ses dépenses. Il est donc très difficile, ligne à ligne, de déterminer si les déficits financent de l’investissemnt ou du fonctionnement. Au niveau global cependant certains chiffres ne trompent guère : dans le budget 2005, l’investissement représentait 17 milliards quand parallèlement la dette se creusait de 59 milliards. Nous attendrons les chiffres pour juger des déclaration de M. Fillon, mais prétendre que « les budgets déficitaires d’aujourd’hui sont des investissemnts pour la croissance et l’emploi de demain » est pour le moins discutable, certainement non gestionnaire et pourrait s’avérer irresponsable.

    On rapellera d’une part que depuis 1975, la France n’a pas connu un seul budget de l’Etat équilibré, et d’autre part le constat accablant du rapport Pébereau (fort peu encourageant pour la démarche de notre gouvernement) : « en 10 ans la dette a doublé, non pas par un effort spécifique d’investissement pour la croissance, mais bien par une gestion peu rigoureuse. »

    L’idée a été évoquée un peu plus haut : en 2005 et en 2006, le déficit budgétaire a dépassé 45 milliards d’Euros, soit presque la totalité de l’impôt sur le revenu payé par les Français.

    Avec 1200 milliards d’Euros de dettes, le seul paiement des intérêts représente plus de 48 milliards d’Euros par an, auxquels il faut ajouter le remboursement des échéances de l’emprunt (plus de 100 milliards par an).

    Aujourd’hui, la France est obligée d’emprunter pour payer les intérêts de sa dette, et elle est tout juste capable de subvenir au remboursement de ses échéances. Il ne faut pas oublier que c’est parce que l’Etat Français n’a jamais fait défaut à ses créanciers depuis 1789 que les marchés financiers estiment le risque de non remboursement très faible (justifiant des taux d’intérêt très bas). Mais cette situation n’est pas gravée dans le marbre :

    D’abord parce que les taux d’intérêts sont historiquement bas (aux alentours de 4%), mais rapelons qu’ils étaient plutôt de l’ordre de 10% au début des années 90 et de 6% au début des années 2000. Chaque tranche de taux supplémentaire de 1% nous coûte 10 milliards de dettes de plus par ans (portant elle-même intérêt à 5, 6, 7 ou 8%).

    Ensuite parce qu’une dérive des ratios d’endettement dégrade l’appréciation du risque souverain français, renchérit considérablement le coût de la dette et réduit la liquidité. A terme, l’Etat pourrait avoir de graves difficultés à se financer par manque de solvabilité. En d’autres mots : nous serions au bord de la faillite.

    Il ne s’agit pas de jouer les Cassandre, il suffit de se souvenir de la situation du Canada dans les années 80 alors que le Wall-Street Journal qualifiait le pays de « candidat honoraire au tiers-monde » et que les Québécois voulait « quitter ce pays en faillite ». A cette époque la dette canadienne représentait un peu plus de 68% du PIB. Pour mémoire la dette française est toujours au dessus des 66% du PIB (quand Maastricht et le pacte de stabilité en imposent 60%). La dette de l’Etat représente ainsi presque les deux tiers de la valeur créée par l’ensemble de l’économie nationale sur une année. L’exemple canadien est cependant la preuve que la situation n’est pas irrémédiable. En prenant la véritable mesure du problème, en entamant des réformes profondes et en acceptant de mener une politique courageuse pendant 20 ans, les canadiens ont obtenu des résultats probants. C’est un pays qui peut presque prétendre au plein emploi et dont la dette n’excède pas aujourd’hui un tiers du PIB.

    On est très loin des déclarations inquiétantes du gouvernement, qui a effectivement oublié en quelques jours le combat pour l’équilibre des finances publiques dont François Bayrou avait fait un enjeu primordial de la campagne. Et au delà un devoir social vis à vis des générations à venir.

    Sans vouloir forcément grossir le trait à l’outrance sur les salaires des fonctionnaires qui ne sont que la partie émergée de l’iceberg, une telle gestion de la dette, aussi rigoureuse et volontaire soit-elle, n’aurait pas de sens à long terme sans une véritable réflexion sur le rôle de l’Etat à tous les niveaux de son intervention. Il doit savoir déléguer pour optimiser la gestion de ses ressources (sans forcéent sacrifier le service au profit). Il devrait systématiquement mesurer l’impact de ses actions et évaluer leurs coûts. Les privatisations par exemple ne devraient se faire que dans une logique d’amélioration de la qualité du service publique et non pas pour financer à court terme un déficit budgétaire récurent.

    En tous les cas merci Voltaire pour cet article. Il faut ramener les finances publiques au coeur du débat car la France au FMI ce n’est malheureusement pas de la science-fiction...

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