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Miguel Membrado

Miguel Membrado

Serial entrepreneur, j’ai co-fondé en 2006 Netcipia à Palo Alto en Californie, qui propose gratuitement sur internet une suite participative Web 2.0, après avoir créé ErgoSum en 89 (logiciels de gestion documentaire, de GED, et moteur de recherche) et Mayetic en 96 (logiciel et site web d’espaces de travail collaboratif).
J’anime un blog personnel depuis 2003 sur la technologie et l’e-organisation, et depuis 2006 sur la politique française à travers mon retour d’expérience.

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  • Premier article le 20/11/2006
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Derniers commentaires



  • Miguel Membrado membrado 22 novembre 2006 10:46

    Me faire traiter de « révisionniste », vous l’avouerez, c’est un peu fort smiley Surtout pour quelqu’un comme moi qui a vécu toute la vague internet, avant, pendant et après, aux premières places ! Je ne vous en veux pas, mais je pense que nous ne parlons pas de la même chose, d’où le décalage dans nos propos.

    Je vous invite à relire en détail mon article, mon commentaire précédent et mes argumentations, je ne pense pas que vous l’ayez réellement fait en profondeur, car vous m’attaquez sur des points annexes que j’ai moi-même soulignés, et qui ne servent qu’en partie à démontrer la vague actuelle. Cela me rappelle un peu la sempiternelle discussion (j’espère maintenant dépassée) entre les tenants de l’assembleur et des langages évolués smiley

    Ne voyez-vous donc pas l’évolution sociale récente (sujet essentiel de mon article) ? Vous dites préférer la définition d’Algunet à la mienne pour le Web 2.0, mais cette définition qui prend comme exemple NetVibes, savez-vous que ce type d’outil existe depuis 98, initié par Yahoo déjà à l’époque ? Et que Mediapps en France en avait fait son cheval de bataille dès 99 ? Avec flux d’information en prime (pas encore RSS) ? Où est l’évolution, sinon l’utilisation de librairies de développement Ajax ? Et l’intégration justement des nouveaux medias participatifs et de cette nouvelle vague qui fait que chacun peut s’approprier ces outils car il y a un vrai contenu participatif à partager ? Ceux qui veulent faire croire que le Web 2.0 est un effet de mode ou une simple évolution de technologies se trompent. Ce n’est pas Ajax qui fait le Web 2.0. La technologie n’est qu’une des composantes, un outil catalyseur. Mais le mouvement est bien plus profond, c’est un véritable mouvement social, et ses impacts vont bien au-delà de l’internet, ils touchent de plein fouet notre nature humaine et sociale, grâce à de véritables outils et processus participatifs qui vont permettre de faire évoluer nos sociétés et nos mentalités, à tous les niveaux.



  • Miguel Membrado membrado 20 novembre 2006 23:07

    @Am

    J’ai bien fait mention qu’au début de l’internet nous avions connu cette sorte d’effervescence que nous connaissons aujourd’hui, Qu’il y ait des groupes d’« initiés » qui depuis le début de l’internet aient sans arrêt interagit entre eux, c’est évident, le succès des forums et des salles de chat en témoignent, mais ce qu’a apporté le web 2.0, c’est le fait que le commun des mortels peut s’approprier les outils et peut interagir librement avec n’importe quel autre commun des mortels. Si ces nouveaux outils que sont le blog et les réseaux sociaux en particulier n’avaient pas si profondément modifié les usages passés, comment expliquerions-nous qu’il y ait eu apparition en moins de 3 ans de 57 millions de blogs, que ce nombre double tous les 6 mois, et que plus de 100 millions de personnes se soient abonnées à un réseau comme mySpace en deux ans et quelques ? N’est-ce pas un phénomène de société dépassant largement le cadre des « outils » d’échange précédents ? Ce n’est pas la maturation qui est le facteur déterminant, bien qu’elle soit évidemment réelle, mais le changement de paradigme des outils utilisés, qui ont favorisé l’adoption massive là où les outils précédents ne la favorisaient pas.

    Quant au phénomène du contenu, le Web 2.0 a apporté le « user-generated content », là où avant, à part les pages persos fort peu utilisées dans la réalité si on compare à la vague actuelle, car fort peu pratiques, les gens ne produisaient pas de contenu en ligne. Ils produisaient des contenus dans des fichiers de type bureautique, et l’email, qui pourtant était le premier outil à venir permettre une publication directe inter-individu sans passer par un fichier, servait de plus en plus à transférer ces fameux fichiers d’un individu à l’autre, au sein des entreprises, mais également entre particuliers. Là où l’ère à changé, c’est que depuis quelques années, et en particulier dans le grand public depuis l’apparition des blogs, ce n’est plus l’échange de fichiers (et leurs contenus) qui est la norme, c’est la production de contenu direct en ligne, dans un format structuré (le blog crée une structure de fait), et l’inter-action en ligne autour de ce contenu, qui sont la nouvelle norme. J’ai appellé cela l’ère du contenu au regard de l’ancienne ère, celle du fichier, où le contenu était produit directement dans un container local, nécessitant une application informatique spécifique pour le lire, ne pouvant être lu en un seul clic à l’écran. L’ère du contenu, c’est l’ère où le contenu est produit sans aucun intermédiaire, ni technique (le fichier, et je ne parle pas du back office, je parle du point de vue de l’utilisateur final), ni humain. Je veux publier, je me connecte en ligne, j’écris, je publie, c’est directement visuable avec une application universelle (le browser), et c’est directement interagissable avec mes lecteurs grâce aux nouveau formats participatifs. La différence est énorme, car elle crée un degré de liberté supplémentaire par rapport à l’existant précédent, d’où son adoption massive là encore.

    Peut-être votre expérience depuis des années d’utilisateur avancé de l’internet vous empêche-t-elle de prendre le recul nécessaire pour qualifier cette vague, car effectivement de ce point de vue là, on peut penser que seuls les formats ont changé, mais c’est une évolution toute autre à laquelle nous assistons, c’est celle où tout individu, quel qu’il soit, peut 1/ s’approprier individuellement l’outil de publication de contenu en ligne et 2/ interagir librement avec n’importe quel autre individu, y compris des gens jusque là quasiment inatteignables (hommes politiques, écrivains, philosophes, experts, ...) pour le commun des mortels.

    Nous assistons donc à un applatissement des structures « hiérarchiques » naturelles, et c’est bien en cela que le web est devenu participatif, de même que la démocratie va devenir également participative dans les années à venir, l’évolution est conjointe, l’un permettant à l’autre de se réaliser en libérant définitivement le besoin participatif de l’être humain.







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