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  • moé 19 février 2009 15:40

    Autre réaction qui me vient par rapport à l’ambiance intellectuelle (parisienne), si on écoute Foucault on se rend compte que le progrès de la pensée est loin d’être linéaire, les progrès de la science encore moins. Peut être que des débats (non pas des faux débats stériles et politiques de Paris) naitront de vraies questions et avancées. N’y a t’il pas une illusion (par manque de récul aussi) à penser que nous nous serions arrêté de penser. Ensuite creuser des tranchées autour de nos positions c’est aussi argumenter notre attitude et régler peut être une fois pour toute certaines questions : je préfère un temps de réflexion qu’une attitude qui viserai à foncer tête baisée dans la constitution par exemple du "marché" européen du savoir (qui se base sur le benchmarking plutôt que sur l’effort commun européen). Au final j’ai l’impression que vous agitez des épouvantails, tout autant qu’en agite notre élite politique bien conseillée.



  • moé 19 février 2009 11:35

    Si l’article n’est pas bien accueillis il ne faut pas s’en étonner. Il est moralisateur pour un sou, peu précis et tellement classique. On y mêle volontier une soit disant léthargie des "intellectuels" (Bhl, Onfray Finkelkraut, laissez moi rire pourquoi ne pas nous parler des éco tartuffes tant que vous y êtes), et un renfermement du peuple sur ses petits intérêts (et passions !!).

    Certes le constat peu être dressé ainsi : les positions se tendent chez les uns, on préserve ce que l’on peut, et chez les autres, la grande majorité, on désarme. Mais les feux, un peu partout s’allument, les esprits s’éveillent. Illustration de cela ; les blocages dans les universités ne se limitent plus à l’arrêt d’un flux quotidien contaminé ; un autre flux est proposé et expérimenté : fac alternative et populaire. Les intersyndicales fleurissent et la base des centrales se rebiffent. L’inventivité de ceux que vous ne semblez pouvoir voir (en tout cas vous n’en dites mot) est grande. Pourquoi ne pas directement agir pour nous enlevez les oeillères, plutôt que nous signaler pour la enième fois leur présence. Certes on s’en rend compte au quotidien dans l’action syndicale, il est dure de mobiliser. L’irrationnalité, la peur, le manque de perspectives, le matraquage (tant physique que psychique) de ceux que vous appeler les profiteurs, fait son effet. Certes la démocratie perd du terrain face à l’absolutisme du père Sarkozy (amen). Mais la révolte si elle ne vient pas des intellectuels viendra de tous ceux qui déjà se sont extirpés des circuits aliénants du système et tracent d’autres chemins (les intellectuels viendront constatés les faits qu’ils n’ont su voir). Ces chemins viennent du passé tant décrié par le père, ils signent le refus d’une impasse qui effectivement bloque la société : la guerre de tous contre tous : le libéralisme (très faussement libéral) aussi est une vielle recette déjà testée. C’est une révolution (insurrection) silencieuse qui vient. Le ras le bol s’accumule, les rouages du système désormais connus et anticipés commencent à ne plus fonctionner. 

    Il faut travailler à accelérer le mouvement en vivifiant la démocratie partout où c’est possible. La démocratie c’est justement quand chacun décide d’enlever ces oeillières et réfléchissant par lui même prend les choses en main (plutôt que de déléguer aux profiteurs). La démocratie est la révolution tout simplement. Il n’est jamais trop tard pour sortir de la matrice, cela demande du courage c’est tout. Pour ma part je me suis déclaré en guerre pacifique mais déterminée contre le système. Mes armes : l’éducation, l’information, (la culture est une arme !), la démocratie, le partage, et toutes les contres valeurs qui font paraitre le système bien dérisoire. Une révolution ça se construit, il faut parfois peu de chose pour que le mouvement s’enclenche, une perte de vigilance du système, une radicalité (intellectuelle aussi) des acteurs et c’est parti.

    Certes l’histoire semble s’arrêter, certains des profiteurs semblent ok avec cette situation (sachant que le capitalisme s’accomode très bien des situations : le mouvement guerre/paix, le fascisme : tant que les flux sont libérés ; les profiteurs ont seulement en horreur le communisme intégral où les flux sont dispersés et ne leur reviennent plus). Ce que je reproche à votre texte c’est que l’on pourrait très bien en conclure qu’il faut suivre le discours mobilisateur du Père sarko. Nous on ne mobilise pas dans le même sens et bien sûr chacun accuse l’autre de conservatisme : ça à le mérite de mettre à nu les finalités. Malheureusement pour le ptit président il ne fait plus mouche et le doute s’installe. Donc à ce point deux choix pour les gens : soit effectivement ils se referment sur eux même et leurs maigres ressources soit ils se mobilisent pour une autre société tout à fait possible (there is an alternative !!). Comme vous le dites finallement le vote n’est pas la démocratie, la liberté à un prix, il faut se battre un minimum pour la préserver.







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