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Mohammed-Salah ZELICHE

Mohammed-Salah ZELICHE

Chercheur en littérature, indépendant. Auteur de deux ouvrages d'analyse littéraire. L'Ecriture de Rachid Boudjedra : Poét(h)ique des deux rives, Editions Karthala, 2005. Et Mohammed Dib. L'homme épris de lumière - Evolution créatrice et dynamique de libération du moi, L'Harmattan, mai 2012.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 03/10/2007
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Ses articles classés par : ordre chronologique












Derniers commentaires


  • Mohammed-Salah ZELICHE M-S. ZELICHE 9 juin 2008 14:31

    @ Philippe D 

    Comme vous le dites mon intention première n’est pas d’appeler à lire Sansal. Moins encore d’appeler au boycott de son œuvre. L’objectif étant de situer Sansal, Chebel, l’affaire « Habiba » ou même l’événement créé par la sortie du film Algérie, histoires à ne pas dire de J-P. Lledo … dans l’ardent contexte politique algérien d’aujourd’hui. Dire donc les liens établis entre ces « cas » et leurs résonances évidentes sur l’opinion algérienne. Voire s’interroger sur les raisons de ces « retours ». Car remettre la « panoplie » à la une du Matin Dz (pour ne citer que ce média) n’est pas simple volonté d’informer les lecteurs. C’est entrer dans une sorte de conspiration et coûte que coûte sévir. Contre le pouvoir en place, j’en conviens. Mais aussi aux dépens d’une stabilité appelée par les Algériens de tous leurs vœux.

    Autant vous dire – et là je ne vous vise pas du tout, croyez-moi – que je ne suis ici pour calomnier personne : j’ai bien rappelé en début de mon article qu’il y a critique et critique. Je demanderais bien à ceux qui pensaient que Sansal était calomnié par « les siens » de nous dire où, dans les articles qui lui étaient consacrés, se situait précisément l’endroit de la calomnie. Franchement, c’est trop facile d’invoquer la « jalousie », la « médisance » et autres « lynchages ». Cet article s’adresse donc également à ceux qui pour tendre la perche à un ami ou à un adepte s’adonnent au verbiage.

    Je vous remercie pour votre gentillesse et pour ce petit mot.

    Cordialement.  

     


  • Mohammed-Salah ZELICHE M-S. ZELICHE 8 juin 2008 20:18

     

    Un de mes amis m’a envoyé un message. Il a trait à mon article et apporte un éclairage nouveau. HEMILEPISTUS en est l’auteur. Son du site : algerbloghaus.blogspot.com/ 

    En voici le contenu :  

    « Bonsoir Mohammed-Salah, 

    […] Je suis absolument d’accord avec toi sur le cas Sansal, je crois qu’on a, grosso modo, tous compris les tenants et les aboutissants de son sinistre Village de l’Allemand

    Cependant, sur le cas Habiba K, deux remarques s’imposent : 

    1-Si le cas du protestantisme évangélique et de sa récente implantation en Algérie soulève bel et bien des questions inquiétantes, la punition du prosélytisme religieux (et c’est d’ailleurs pour cela qu’elle comparaît devant la justice algérienne et non pas parce qu’elle est "chrétienne", comme tu l’as fort bien rappelé) par des peines de prison, pose quand même problème sur le fond : car cela pourrait entraîner des dérives.

    Le socle doctrinal dangereux de cet "évangélisme" doit être combattu autrement que par une criminalisation abusive qui, au final, ne sert que ces nouveaux prêcheurs de l’apocalypse dans leurs postures victimaires, et Dieu sait que nous en avons tous assez de l’intégrisme religieux ici en Algérie. 

    Je dis que la prison et la répression ne servent à rien, parce que je l’ai bien constaté avec l’islamisme militant des années FIS. Et je suis loin de croire, comme certains crédules pseudo progressistes ici au pays, que l’évangélisme militant soit moins dangereux que ce qu’est l’islamisme le plus dur. J’ai par contre la faiblesse de croire au désamorçage, même partiel, de la situation par le dialogue et la confrontation d’idées. 

    L’affaire Habiba K aurait donc dû être l’occasion d’un réel échange inter-algérien sur le confessionnalisme ou pas de notre Etat, sur le rapport entre le national et le religieux, sur la part qui revient à l’islamité dans l’algérianité, etc. Au lieu de cela, cette infantilisation des masses et la confiscation abusive de leurs droits à débattre (et donc à avoir le droit d’avoir tort !), entraîne toute une série de réactions en chaîne qui finira comme d’habitude par cette bonne vieille diabolisation de l’Algérien qui commence à tourner au comique (on a le dos large comme tu as dit) ! 

    Et cette responsabilité revient au Pouvoir en place. Je n’estime pas donc qu’il soit spécialement digne d’être défendu au motif d’une méprise occidentale d’ailleurs fort regrettable sur le vrai fond du cas Habiba. 

    2-Sur le "nennisme" systématique, contre-réaction au "oui-ouisme" ou "béni oui-ouisme" de certains organes de presse algériens, qui est totalement contre productif et qui empêche de dégager des espaces de débat sereins et constructifs, je serai enclin à demander : à qui la responsabilité ? Et certaines dérives partisanes (au hasard le Matin Dz !) sont-elles plus ou moins dangereuses que les manipulations de la Présidence et d’un certain organe de renseignement algérien ?... 

    Content de voir en tout cas que tu continues à remuer le cocotier avec tes articles mon ami. 

    Amicalement. » 

    Hemilepistus


  • Mohammed-Salah ZELICHE M-S. ZELICHE 8 juin 2008 17:12

     

    @ Constant danslayreur

    Merci pour votre sagesse et votre intelligence. Il n’y a pas un point, je crois, sur lequel on ne s’accorde pas. Vous apportez les preuves de ce que vous dites et enrichissez franchement le débat – comme d’ailleurs précédemment MIN. Personnellement, dans l’affaire « Habiba », comme je l’ai suggéré dans cet article, j’ai crû percevoir un relent d’« armada » à la Charles Quint. Pour tout dire : je n’ai pas reconnu cette Algérie, la mienne, qu’on voulait tant présenter comme inamicale, intolérante, inhospitalière…

    Amitiés


  • Mohammed-Salah ZELICHE M-S. ZELICHE 8 juin 2008 16:33

    @ MIN

    Merci pour le lien qui renvoie à l’article « Peuple élu ou peuple utile ? » de Ugo Rankl. Les visées réelles de l’église protestante y sont dépeintes nettement. On mesure mieux la dangerosité d’un tel prosélytisme dans une Algérie où souffle déjà très fort un vent de désunion. Merci pour votre clairvoyante intervention. Cordialement.

     


  • Mohammed-Salah ZELICHE M-S. ZELICHE 8 juin 2008 02:19

     

    @ Furtive Sentinelle

    Vous dites :  

    « […] sur les 34 millions d’Algériens la proportion d’autres croyances n’a même pas la taille d’une goutte d’eau par rapport à la Méditerranée. Où est le danger ? » 

    Sans hésiter, je vous dirai que le danger est grand. J’ai bien dit dans cet article que le prosélytisme islamiste a mis le feu à tous les foyers. Et l’Algérie n’a pas encore fini d’en payer les frais. N’a pas encore pansé ses plaies. Mais voici qu’elle doit faire face à un autre prosélytisme. Loin d’arranger son désir de stabilité. De là la loi interdisant la manipulation des Algériens sous couvert de liberté de culte. Aujourd’hui, l’Algérie est assise sur une poudrière : le mécontentement généralisé des jeunes. Il suffit d’une étincelle ! Alors que choisir ?  

    Cette loi a des raisons autres qu’inquisitoriales.  

    N’en déplaise à des journaux comme El-Watan ou des blogs comme Le Matin Dz, trouvant prétexte dans tout et n’importe quoi. Trouvant leur compte dans la devise : après moi le déluge ! Le terme d’‘’Inquisition’’ n’a de raison d’être que par son exagération et par le rôle de désinformation qu’on veut lui faire jouer.

    Je pars donc du fait que les Chrétiens ne sont pas persécutés en Algérie. Qu’il y ait beaucoup ou peu de chrétiens n’est pas le problème. La question ne se pose pas en terme de proportion ni en terme de taille pour affirmer qu’un pays court ou non un danger. En tout cas, tout peut dégénérer.

    Que la France et l’Amérique « laissent faire » le prosélytisme. Je n’en crois rien. Et puis peut-on comparer un pays – dont les institutions restent à asseoir et à consolider – avec de vieilles de démocraties ?     

    D’autre part, vous dites :

    « […]que dire de l’épisode toujours rapporté par El Watan de l’attitude de certaines autorités algériennes de ne pas rendre hommage à ceux et celles d’origine et de confession différentes qui ont pris fait et cause pour l’Indépendance de l’Algérie et pour quelques uns ou unes d’y avoir perdu leurs vies ? »

    Ce que vous dites-là risque hélas d’être relativement vrai. Mais El-Watan cite-t-il ses sources ? Ces ‘’autorités’’, les cite-t-il nommément ? Une chose est sûre aujourd’hui : les Algériens sont tout bonnement exaspérés par les honneurs rendus hypocritement à leurs martyrs. Mais il faut encore savoir que ce 05 juin 2008 des centaines de personnes sont allées se recueillir à Alger sur la tombe d’Henri MAILLOT. C’est peu ? Peut-être. Je souhaiterais, toujours est-il, que l’Algérie ne fasse jamais de distinction entre ceux qui sont morts pour elle – athées, juifs, musulmans ou chrétiens.

    Malek Chebel, qu’en est-il ? Un islam moderne. Je n’ai pas dit le contraire. Sauf que cet islam répond peu ou prou à une attente évidente d’un certain Occident. Lequel d’ailleurs est appelé à se regarder dans le miroir que notre psychanalyste lui tend. Je n’insulte pas l’intelligence de Malek Chebel. Je suis même admiratif. Mais ce jeu des conformités et/ou des conformismes est réel. C’est maintenant franchement une tradition chez lui.

    Si je le convoque en fait c’est pour montrer l’usage fait de son œuvre pour désinformer les lecteurs algériens dans certains médias – voire orienter leurs opinions.

     

    PS/ Je ne prétends à aucune hauteur d’esprit… je suis sur ce forum en pensant m’enrichir des opinions adverses.

     

    Respectueusement.     







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