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Monica

Tableau de bord

  • Premier article le 11/11/2009
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  • Monica Monica 11 août 2010 16:54

    @ Yann Patin de Saulcour,


    Merci de ces échanges courtois... et de fond sur nos stratégies, puisque notre analyse des dégâts politiques de Sarkozy est la même. Je ne fais pas de la morale (quoique je me demande si ce serait si grave que cela) ni ne m’insurge contre la vulgarité dont je n’ai rien à cirer, voire dont je me tape. Je me pose simplement des questions et exprime des inquiétudes. Je n’intellectualise pas, mais oui, je me méfie de l’appel aux « bas instincts » que Sarkozy flatte sans cesse. Je ne veux pas apaiser ni susciter de foudres, simplement échanger.

    Vous dites « le voyou ainsi révélé ». Mais comment est-il possible que les gens, connaissant la trajectoire de Sarkozy et ses pratiques en tant que Ministre de l’Intérieur, aient pu avoir des illusions sur le personnage et n’avoir vu en lui qu’une personne décomplexée ? Comment expliquer que certaines personnes de gauche aient rejeté de façon haineuse Royal et aient voté contre elle, et pour ce monsieur dont nous connaissions depuis belle lurette les principes ? Les bas instincts d’un antique machisme n’auraient-ils pas joué ici ? Les gens qui ont élu Sarkozy - je n’en fais pas partie - sont responsables de l’avoir hissé là où il est. Je ne les accuse pas ni ne les excuse, je m’en désole.

    Vous dites que les gens bafoués rejettent Sarkozy sans plus prendre de gants. En somme, déçus, blessés, ils agissent en écho de Sarkozy, ils font comme lui. Mais le plus grave, c’est que ce n’est pas simplement avec lui qu’ils le font, c’est entre nous que nous le faisons. La déchirure du tissu social, Sarkozy la révèle mais ce n’est pas lui seul qui l’a faite. Nous en sommes coresponsables. Et si nous ne le comprenons pas et ne combattons pas ces mécanismes, nous serons laminés. C’est pour cela que je parle d’exutoire. L’exutoire est utile, mais il n’est pas suffisant, voire il peut être dangereux s’il n’est pas accompagné d’un mouvement profond d’analyse critique de la façon dont nous collaborons nous-mêmes au système de corruption, de rejet des autres, dont Sarkozy montre l’exemple au plus haut niveau de l’état. Car sans cela, nous allons comme vous le souhaitez, voir les têtes tomber, au sens figuré, naturellement... mais le système se perpétuera à l’identique.

    Quand le « Chef » bafoue et transgresse la démocratie d’une manière grossière, mais dans la droite ligne, amplifiée, de ses prédécesseurs, comment répondre ? On peut manier la provocation et la transgression : cela soulage. Mais il faut admettre que d’autres choses sont nécessaires... dont le rappel constant des règles et des valeurs transgressées.

    Cordialement.


  • Monica Monica 11 août 2010 14:29

    @ Paul Villach,


    L’exutoire joue à fond la caisse, et vous en faites les frais. Vous récoltez une majorité écrasante de votes négatifs, la plupart des commentateurs disant « Sarkozy l’a bien cherché » et/ou « Paul Villach le défend ».

    Or Sarkozy a bien provoqué la colère qu’il suscite par sa politique : qui le conteste ?
    Mais est-ce une raison pour entrer dans sa logique stylistique ?
    Sarkozy fait appel au plus vil de l’humain. 
    Ne nous y abaissons pas, nous.

    Hélas, on ne peut rien contre l’exutoire.
    Le met-on en doute, on est pris soi-même dans la tourmente...
    Dommage. Sarkozy est en train de gagner. 


  • Monica Monica 11 août 2010 12:03
    @ Paul Villach,

    Je partage en partie votre questionnement et ce que j’y perçois d’inquiétude. On sent en France une dégradation très nette de l’image des fonctions étatiques et, plus largement, de la politique. Et, de plus en plus souvent, les « buzz » sur des « affaires » , les scandales, remplacent l’analyse des mesures très dangereuses prises par ce gouvernement... et, surtout, elles font passer au second plan les propositions constructives d’alternatives crédibles.

    Traiter Sarkozy de « voyou » semble aussi limite que l’avoir traité de « fou ». Personnaliser l’attaque dans ces termes est d’abord un risque de la dépolitiser. Car ce qui nous gêne, c’est la politique de Sarkozy. Son style personnel n’est qu’un petit aspect, superficiel, des choses. Ce style est, et il a toujours été, pléthorique. Il est depuis longtemps, pour certains de nous, insupportable. Il faut croire que 53% des électeurs ont apprécié son style et son programme, car ils l’ont élu, déployant précisément des critiques éhontées contre la personnalité de Ségolène Royal...

    On peut redouter que, à la surenchère du style sarkozien, qui relève très nettement de « l’appel aux bas instincts », réponde en écho la surenchère de l’opposition, dans les mêmes termes que lui. 

    Or on se perd (à mon avis) à emprunter les termes de son adversaire. Il faut le combattre sur le fond, pas sur la forme et surtout dans nos termes, pas dans ceux qu’il emploie, lui.

    Tout cela étant dit, nous sommes nombreux à éprouver un véritable « ras le bol » de ce personnage, et manifestement beaucoup de gens ont besoin d’exutoires... « Voyou » et autres qualificatifs jouent cette fonction. 

    Je ne suis pas certaine que la presse doive orchestrer l’exutoire : elle devrait peut-être laisser ces expressions dans le champ de la vie quotidienne et s’occuper de transmettre le contenu politique des critiques et des propositions.


  • Monica Monica 25 juillet 2010 11:17

    Merci à l’auteur de cet article nuancé et fort bien documenté.


    Je conteste la notion d’islamophobie. Il ne s’agit pas ici d’une peur pathologique, mais d’un refus politique de s’accommoder de pratiques et de valeurs oppressives, restreignant la liberté des êtres humains et les enfermant dans des carcans.

    Hélas oui, la gauche dans notre pays a fait le « petit bras » sur ces questions, confondant tout dans une sorte d’angélisme de fait démoniaque (dans ses conséquences) et d’antisarkozysme un peu vain puisque ne s’accompagnant pas de vraies propositions alternatives.

    Elle n’a pas été aux avant-postes du combat pour la laïcité, l’humanisme (qui intègre au premier plan l’égalité des hommes et des femmes), la lutte contre toutes les oppressions et pour les libertés dans le cadre d’un socle culturel partagé, qu’elle s’est refusé à définir car « ce serait raciste et discriminant ». Du coup, elle cautionne des pratiques oppressives et ne permet pas de poser les questions nécessaires en matière d’intégration.

    Il est évident que si la critique vient des pays dominés par l’Islam, elle aura un poids plus important, et nous devrons être là, sans état d’âme, pour les soutenir. 


  • Monica Monica 23 juin 2010 19:21

    ZenZoe, je vous suis assez bien...

    Et je vois que vous n’avez écopé que de votes négatifs, comme ce sera mon lot.
    Bah j’assume :->

    Eh oui, il est tellement plus facile de se focaliser sur et contre une personne - au demeurant fort incompétente et dangereuse - que d’analyser pourquoi NOUS en sommes arrivés là.

    Le terrain était prêt, la société avait de gros trous dans son tissu. Sarkozy a exacerbé les choses et a agrandi les trous, voire en a produit d’autres.

    Mais comment avancerons-nous si nous ne regardons pas AUSSI ce qui dysfonctionnait depuis si longtemps, avant Sarkozy ?

    A l’auteur : je suis toujours gênée qu’on parle d’un « nain » de façon aussi péjorative. Personne n’est reponsable de son genre, de sa couleur de peau ou de sa hauteur. Voilà qui me vaudra encore un vote négatif  smiley

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