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Mordax

Ex-officier de police, devenu professeur de Lettres Classiques, farouchement opposé à l'idéologie du totalitarisme mercantile.
En dépit de penchants iconoclastes, profondément attaché au principe républicain, et tout particulièrement à la laïcité.

Tableau de bord

  • Premier article le 13/09/2011
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Derniers commentaires



  • Mordax 6 décembre 2016 21:42

    Le bilan de Hollande est une catastrophe, il prépare le terrain à la droite dure, qui va terminer le travail. Ce gouvernement , avec ses ministres incapables et arrivistes, aux mains des pédagogistes, et a donné un grand coup de hache dans l’école de la République, en la régionalisant sous couvert de réforme des rythmes scolaires, avec la calamiteuse réforme du collège qui diminue les heures de cours, supprime de fait les langues anciennes, foule aux pied les programmes nationaux, transforme les enseignants en animateurs, et du reste continue de les mépriser ouvertement. Les conférences de la vraie maître-d’oeuvre de tout ça,la DGESCO, sont des chefs-d’oeuvre d’insulte et de mépris envers les enseignants, que du reste on peine à recruter tant ce métier devient une purge.
     J’ai voté Hollande pour éviter Sarkozy, j’ai été trahi , je voterai contre le PS, comme beaucoup de mes proches, comme énormément d’enseignants qui vivent tous les jours la « réforme » et qui ne voient plus de sens à leur métier.
     On va continuer à en baver des ronds de chapeau, mais au moins l’ennemi est déclaré, et il faut que le PS disparaisse pour rebâtir une vraie gauche.la Grèce a réussi à en finir avec le Pasok, la voie nous est montrée.



  • Mordax 11 octobre 2014 17:04

    Il faut voir le comportement des élèves français pour bien comprendre. Le nier ne pourvoira pas les postes, d’autant que le cadre A le moins payé de France est le professeur qui doit supporter de se faire insulter, et ce dès le primaire. Il vaut mieux ne pas s’user sur les bancs de l’école, comme vous dites, pour rien, et passer d’autres concours. Ce que font les jeunes, qui suivent finalement votre conseil, ce qui devrait vous satisfaire.
    Attention à la lame de fond dans deux, trois, quatre ans : les facs se vident d’étudiants préparant les concours, les filières qui mènent essentiellement à l’EN aussi (lettres, histoire) pur ne pas se retrouver piégé.

    Quant aux pays du Nord, très à la mode en ce moment, ils ont d’une part cassé le thermomètre pur faire baisser la température (niveau du collège très bas, donc réussite) , mais ont des difficultés avec leurs élèves par la suite, et sortent peu d’étudiants d’excellence.



  • Mordax 17 décembre 2012 17:38

    Oh si, le système est celui qui gagne hélas toute la fonction publique : créer des managers intéressés, leurs intérêts allant contre ceux des personnels, voire du service public, mais dans le sens des politiques qui se servent des institutions comme d’un outil à leur service.
    Prenons l’exemple des établissements invivables et des conseils de discipline qui n’ont pas lieu : les chefs d’établissement ont consigne de faire savoir que les décisions venues d’en haut, « ça marche », donc ça adoube des politiques, des recteurs etc. Tout va bien , pas de sanctions. Il faut aussi remonter les notes au passage.
    Ainsi , les primes tombent, et surtout on peut passer dans la classe d’établissement au dessus. En laissant des établissements exangues, car l’impunité rend les élèves les plus durs infernaux.
    Pour les projets, même question d’image, de communication . D’ailleurs, pour qui a vu une fiche de « projet », une des premières cases à renseigner concerne l’apporte « en terme d’image ».
    Il va de soi que pour les professeurs, c’est bénévole.



  • Mordax 17 décembre 2012 13:47

    S’il y a des classes « difficiles », c’est que les élèves sont difficiles, on ne peut pas leur enseigner, ils n’ont pas été éduqués, refusent de l’être comme d’être instruits, et n’ont rien à faire où ils sont. Il faudrait donc arrêter le passage d’office sans niveau, l’octroi de diplômes dévalués , mais qui les rend arrogants, sévir contre les incivilités en cessant r de mettre le couvercle sur la marmite comme le font beaucoup trop de chefs d’établissement, pour être bien vus (« il ne se passe rien, tout va bien ici... ») et toucher leurs primes.



  • Mordax 12 décembre 2012 21:51

    Peillon sait qu’il va être très difficile de recruter des enseignants, qui plus est dans les matières fondamentales , lettres, maths, langues, et professeur des écoles dans les académies disons « ingrates » ; et il le dit lui même (sur Libé avant hier). Le métier a été tellement traîné dans la boue pendant la dernière décennie, outre un traitement faible, que beaucoup d’étudiants ont déserté les facs qui mènent à l’enseignement, lettres comprises, ou alors se dirigent vers des masters professionnalisant.

    L’effet boomerang de cette désaffection va être terrible, même si la 1ère année il trouvera un stock à épuiser des derniers refoulés des concours , qui continuent dans cette voie faute de mieux. Et on comprend les jeunes : avant faire 5 ans d’études, plus le temps de préparation au concours, pour vivre comme un misérable dans une grande banlieue après avoir vu sa journée pourrie par des gamins ou desados mal élevés, ou pas élevés, et ses soirées et week-ends purris par des copies et préparations, il est légitime de se demander si un plus court chemin ou un métier moins méprisé n’est pas préférable.

    Peillon joue donc au prestidigitateur (annonce des salaires en brut désormais, ça paraît mieux payé) et au camelot (« en janvier, j’ouvre le plus grand chantier, on va voir ce qu’on va voir ») alors que Bercy ne lui a sûrement pas donné le feu vert.
    Sans compter que par derrière , de manière plus officieuse, les mesures envisagées ne sont pas pour rassurer : attaque du statut, droits encore plus grands pour l’élève avec un « lycée pour tous » sans efforts qui rendre infernales même les classes de terminale, rognage des vacances...

    Il accumule les boulettes, perdra peut-être son maroquin, mais il n’y a de toute manière plus grand chose à espérer.

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