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Mule hollandaise

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Derniers commentaires

  • Par Mule hollandaise (---.---.---.40) 1er septembre 2010 13:29

    Merci de justifier vos propos par des sources... Je connais le principe de la photosynthèse, merci, et je suis d’accord que plus d’arbres = moins de CO2 ; par contre, l’étude que je donne en lien à l’article montre que l’albédo influence plus la température globale que la captation du CO2. Je vous remets le lien au cas où vous ne l’auriez pas vu : Planting Trees is Pointless
    Donc avant de dire que je n’ai rien compris aux détails, je voudrais un peu plus de preuves. Merci...

  • Par Mule hollandaise (---.---.---.132) 31 août 2010 14:50

    Je réagis par rapport à votre premier point : les actes irresponsables que je mentionnais sont par exemple l’importation du Japon du véhicule hybride de Paul McCartney, ou le groupe Razorlight qui quitta le Live Earth en bus avec une escorte de police pour prendre l’avion et se rendre à un festival en Ecosse ; dans les deux cas, la supposée « bonne action / action écologique » fut faite n’importe comment, et les artistes ont promis de planter des arbres pour « compenser »...

    Je n’ai pas compris votre deuxième point par contre, si vous pouviez le reformuler...

  • Par Mule hollandaise (---.---.---.132) 31 août 2010 14:46

    J’ai commis ici une imprécision : je voulais dire « pas seulement ». Bien entendu les pays ont besoin d’entreprises, de productions, d’innovations, etc., dans l’optique de résoudre la pauvreté. Mais il serait illusoire de penser que quelques millions de dollars prêtés à quelques milliers d’agriculteurs ou de pêcheurs vont sauver le pays et combattre efficacement la pauvreté. Des critiques de Kiva avaient remarqué que pour la plupart, les personnes aidées par le site sont des personnes vivant déjà au dessus du seuil de pauvreté, qui avaient déjà une affaire qui semblait tourner pas trop mal et avaient dans un grand nombre de cas envoyé leurs enfants à l’école. Ainsi, même si prêter de l’argent ne peut pas vraiment faire de mal (et cela même est sujet à d’âpres discussions, car les entrepreneurs qui ont découvert le microcrédit ont fait parfois comme en Occident, c’est à dire se surendetter et devoir prendre un crédit pour couvrir les traites d’autres crédits...), on ne pourra arrêter la pauvreté de cette façon, même de façon inefficace. L’initiative personnelle est une bonne chose, mais pour combattre la pauvreté il me semble plus efficace de lancer des actions pour combattre la corruption, construire des hôpitaux ou des écoles (la maladie et l’illetrisme sont liés à la pauvreté), et faire pression sur nos gouvernements pour qu’ils annulent la dette des pays pauvres — tout ceci concerne le gouvernement de ces pays, et non l’initiative personnelle, et c’est en combattant ces fléaux que l’on arrivera à favoriser l’initiative personnelle des habitants du pays (et non l’inverse). Ce sont à mon sens des pistes bien plus efficaces, mais bien entendu plus contraignantes pour les gens que de donner 25$ de ci de là...

  • Par Mule hollandaise (---.---.---.201) 31 octobre 2009 02:34

    Je ne sais pas d’où vous tenez que les normaliens sont obligés de passer l’agrégation l’année suivant leur intégration, mais c’est faux... L’agrégation se passe en général en troisième année, entre les deux années de master, ou en quatrième année (même s’il y a des exceptions ; mais de toute façon la loi devrait changer et imposer un master comme condition nécessaire à passer l’agrégation).
    Quant à l’état de la recherche scientifique française, eh bien il est vrai que les Etats-Unis sont loin, très loin devant, et le Japon aussi ; mais il me semble que la France est plutôt bien placée derrière, et en particulier en mathématiques pour reprendre l’exemple que je citais (tous les médaillés Fields français sortent de l’ENS, et la majorité des normaliens sortent de classes préparatoires, donc il y a quand même des scientifiques français primés en prépa), mais de façon générale il me semble que des grands scientifiques français sont présents dans à peu près tous les domaines...
    Quant à moi, je ne suis pas un Agro (et je ne connais donc pas l’état de la recherche en bio dans ce domaine), mais un Matheux pur et dur. Certes, j’ai « enduré » des cours de physique (je n’excellais pas dans la matière, loin de là), mais maintenant que j’en suis sorti je pense que ces connaissances en physique m’apportent une culture scientifique non négligeable - ces connaissances ne me serviront sans doute plus, car je ne fais maintenant que des maths et de l’informatique pour un carrière de chercheur en ces domaines, mais il me restera des concepts de base, et j’ai pu voir ce qu’étaient des raisonnements mathématiques appliqués à la vie réelle, par exemple, et j’ai effleuré certains concepts et théories plutôt poussées, ce qui fait que maintenant je me sens vraiment un scientifique. Et qui sait, ces connaissances en physique me serviront peut-être plus tard, si je fais de la modélisation avec des ingénieurs, ou simplement pour ma culture et pour pouvoir aborder des sujets un peu plus poussés qu’une simple vulgarisation si j’en ai besoin...
    Je ne pense pas qu’une spécialisation trop grande soit souhaitable, je pense au contraire que cette formation générale ouvre les horizons des élèves et leur fait voir autre chose que le domaine dans lequel ils excellent. Après, il ne faut pas non plus être trop général, je suis d’accord ; mais deux années pendant lesquelles on approfondit son savoir scientifique dans de nombreux domaines, ça n’est pas de trop. (pour moi, en tout cas)
    Bien cordialement,

  • Par Mule hollandaise (---.---.---.201) 30 octobre 2009 14:33

    Bonjour,

    Je trouve l’article plutôt inexact, et qu’il formule donc des accusations à l’emporte-pièce...

    Je viens pour ma part de sortir de prépa, donc je connais plutôt bien le système, assez pour pouvoir vous répondre sur plusieurs points.

    En premier lieu, juste une petite précision : vous parlez là des classes préparatoires scientifiques, mais il y a des prépas dans la filière éco (pour préparer HEC par exemple), bio (écoles vétérinaire, géologie...) et littéraires (critique littéraire, analyse linguistique...). J’ai fait les classes prépa scientifiques pour ma part, mais bon je pense que certains pourraient vous laisser des commentaires en disant « et la prépa éco, c’est du boudin peut-être ? »...

    Tout d’abord, dans votre premier paragraphe, où vous parlez de la culture générale que l’on enseigne dans les classes préparatoires (ce qui est vrai, mais vous avez oublié de mentionner le français, où l’élève doit réfléchir sur un thème orienté par trois textes, ce qui vise à tester la culture littéraire, l’orthographe (bête à dire, mais...) et l’esprit d’analyse). Mais vous concluez par "Il n’est pas exclu de se réorienter vers la recherche mais rien n’y pousse, surtout pas les meilleurs".
    Au contraire ! Par exemple vous ne mentionnez nulle part dans votre article les Ecoles Normales Supérieures d’Ulm, Lyon, Cachan et Ker Lann, qui sont les écoles au concours le plus sélectif (au moins aussi difficile que Polytechnique), et dont le credo est "l’enseignement par la recherche pour la recherche". Ces écoles de haut niveau visent à former les chercheurs de demain dans toutes les disciplines (littéraires comprises) ; il est donc incorrect de dire que la seule possibilité est l’ingénierie, surtout pour les meilleurs. De plus l’école Polytechnique a d’excellents laboratoires de recherche et offre la possibilité à ceux qui veulent de passer une thèse. De plus, bon nombre d’écoles d’ingénieur offrent la possibilité de poursuivre le cursus d’ingénieur par une thèse, débouchant ensuite sur des possibilités de recherche.
    Ensuite vous parlez du faible nombre de prix Nobel, et en substance, si j’ai bien compris, du faible niveau de la recherche vu que les meilleurs partent en école d’ingénieur à Polytechnique. Rien n’est moins faux ! La France est cinquième au rang des pays ayant le plus de prix Nobel de Physique (dont un il y a deux ans), et quatrième pour les Nobel de médecine (dont deux l’an dernier pour la découverte du SIDA), et deuxième pour les médailles Fields (équivalent du prix Nobel en mathématiques). Je trouve cela plutôt honorable, non ?
    Puis, pour revenir sur le cours de relativité de Polytechnique, la question du niveau ne se pose pas : en tant que 38è université mondiale, cette école se doit sans doute d’assurer des cours de haut niveau pour ceux qui le veulent - car tous les cours ne sont pas obligatoires ! (il me semble) Au contraire, en tant qu’école généraliste, l’école doit proposer des cours dans tous les domaines, donnant la possibilité aux élèves de suivre les cours de leur choix et de constituer leur parcours. Il est totalement faux de dire que les carrières d’ingénieur ne laissent pas l’individu composer son parcours  : il y a une multitude d’écoles d’ingénieur spécialisées dans un domaine offrant une formation pointue dans le domaine (libre à l’étudiant de vouloir aller dans telle ou telle école) et les écoles généralistes sont généralistes, et proposent donc des cours dans tous les domaines pour former tout un tas d’ingénieurs qui se spécialiseront (dans leur dernière année en général) vers le domaine de leur choix.
    Certes, c’est dans la majorité des cas la recherche fondamentale qui fait "progresser la science", mais les ingénieurs font aussi progresser la science et le monde ! Ce sont les ingénieurs qui construisent les avions et modélisent les flux d’air sur leur prototype, ce sont les ingénieurs qui inventent les applications de la recherche fondamentale, ce sont les ingénieurs qui construisent les instruments de mesure des chercheurs ! Si le monde est ainsi technologique de nos jours, c’est certes grâce à la recherche fondamentale (mécanique quantique par exemple), mais aussi grâce aux multitudes d’inventions, d’innovations et d’applications que l’on doit aux ingénieurs.

    De façon générale, je trouve votre argument erroné : on ne devrait pas conduire tout le monde (ou « l’élite des lycées », comme vous la nommez quelque part) vers une thèse. La recherche et la carrière d’ingénieur sont deux choses totalement différentes, et chacun (en prépa) a une inclinaison vers l’un ou l’autre, mais ce sont réellement deux façons de faire totalement différentes. Certains veulent faire de la recherche en informatique, d’autres veulent concevoir les ordinateurs de demain. (ce qui est totalement différent !) Il faut donc laisser à chacun le choix de sa carrière !!
    Et j’en profite pour rajouter : favoriser la recherche au niveau gouvernemental serait souhaitable, plutôt que de leur mettre les bâtons dans les roues à coup de restrictions budgétaires par exemple...

    Bref, en clair : les ingénieurs ne sont pas des produits d’une machine élitiste préformatée au détriment de la recherche fondamentale.

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