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napax

Etudiant à l’Université Libre de Bruxelles, mais surtout autodidacte, j’interviens sur Agoravox pour exprimer une opinion sur des faits de société, de manière claire et critique, et ce en adoptant un point de vue distancié à l’égard des médias traditionnels, des réflexes identitaires, et des discours communément admis, avec pour intention d’atteindre une certaine liberté de pensée. En d’autres mots : à ma mesure, prendre une place responsable dans l’espace médiatique.  

Tableau de bord

  • Premier article le 02/06/2008
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  • napax 2 juin 2008 19:28

    @faxtronic

     

    Il existe une identité belge légale, culturelle, trans-communautaire : de l’état fédéral à la culture populaire, la belgique est unie. Il est vrai qu’il existe des conflits d’intérêts, mais cela est propre à toute démocratie, que ce soit en France, en Italie, ou en Espagne. La singularité des difficultés rencontrées en Belgique est, selon moi, lié à l’assimilation des intérêts financiers à l’identité linguistique. Et à cette singularité vient s’ajouter le problème de diffusion de l’information de manière orientée en fonction du groupe linguistique. Cette diffusion partisane amène les individus à considérer les hommes politiques belges, bilingues et représentants de tout le peuple belge (comme inscrit dans la loi) en fonction de leurs appartenances linguistiques, etc.

     

    La parallèle avec l’Europe est intéressant : vous dites qu’il n’existe, pratiquement, que des démocraties unies par un lien, théorique. C’est vrai que l’on se sent plus français qu’européen, mais il est possible de se sentir plus parisien que français. Et, dans les faits, il y a une identité européenne, une monnaie unique et une solidarité financière, à travers les aides que l’Europe donne aux pays en difficultés. Cela a permis, par exemple en Espagne ou en Irlande, d’améliorer la qualité de vie des habitants de ces pays. Et c’est à ce niveau là que l’identité européenne existe réellement, là ou il y a des sentiments d’identités nationales.

     

    Et c’est là que la situation des identités affectives, dans la Belgique appartenant à l’Europe, est un peu dérisoire : "Je me sens plus francophone que belge, donc je vais manifester mon mépris de la Belgique et ceux qui la défendent". Un peu comme si un français disait : "Je me sens plus français qu’européen, donc je vais manifester mon mépris de l’Europe", en omettant par exemple les avantages que l’Europe apporte à l’agriculture française. Cette prédominance de l’affect dans le débat, qui semble ridicule dans cet exemple de la France et de l’Europe (qui est au passage une idée de l’extrême droite française), cette prédominance est permanente dans le paysage médiatique belge, ainsi un édito du Soir se réjouissait de l’avancement de la construction de l’identité francophone, en réponse à l’identitaire flamingant - qui n’est jamais que minoritaire, mais qui a un impact médiatique fort. 

    @Adonis

     

    Nombreux sont les soutiens populaires à la Belgique. Que ce soient les bruxellois, les flamands ou les wallons, nous avons à la fois une histoire commune, entre nous, une culture, une construction légale, et une interdépendance financière quoi que l’on puisse penser. Cette inquiétude, je l’ai aussi devant les médias, mais quand je me promène à Bruxelles et que j’entends tous ces gens de toutes cultures vivre ensemble, je retombe dans la réalité d’une cohabitation sereine tangible. Et dans tous les pays, les politiciens sont en conflits, c’est l’art de vivre en démocratie, mais je ne pense pas que les belges laisseront la Belgique exploser.

    @Reflex

     

    Votre réponse est probablement la plus significative, et ce à plusieurs niveaux. Je vais m’appliquer à vous répondre correctement.

     

    Tout d’abord, vous êtes non pas dans une critique argumentée de ce que je dis, mais péjorative et méprisante à mon égard. Cette réaction affective, je n’en extrais que deux critiques cyniques : que mon texte est un brouet déstructuré qui mélange tout, et le suivant que les journalistes s’efforcent de comprendre les politiciens et ceux qui les portent au pouvoir.

     

    Je reconnais que mon texte n’est pas la quintessence du style journalistique, mais il me semble que pour traiter les problèmes sociétaux et politiques, l’approche large est nécessaire, puisque ces problèmes sont eux-mêmes globaux. Dire que l’identitaire flamingant n’est pas lié à l’économique, que l’image de Leterme n’est pas véhiculée de manière différente selon les médias, que l’opinion publique n’est pas construite par le sentiment identitaire sur lequel jouent ces mêmes médias, c’est rester cloisonné entre différentes approches qui ne sont jamais que partielles, et qui est le principe dont je cherche à m’éloigner dans cet article. Un peu comme je trouve ridicule les journalistes lorsqu’ils parlent du salon de l’auto puis, "sans transition", du taux élevé de particules polluantes dans l’air : il me semble qu’entre l’industrie automobile et l’environnement, il y a un lien non-négligeable et qui discrédite les journalistes lorsqu’ils se contentent d’un "sans transition". Cet article vous a éventuellement semblé être une soupe, mais il m’a semblé structurer mes arguments et arriver à une solution possible, et c’était là mon objectif : réaffirmer la possibilité de la solidarité, et le rôle des médias dans ce possible.

     

    Je suis entièrement d’accord lorsque vous dites que les journalistes s’efforcent de comprendre les politiciens et ceux qui les portent au pouvoir. Vous êtes vous-même journaliste professionnel, et je ne doute pas de votre sincérité. Mais ce qui me semble, à moi en tout cas, évident, c’est qu’ils les comprennent dans le jeu affectif d’un débat qui se devrait de rester ouvert, critique et distancié, et non pas fermé, partisan et affectif. Votre réaction est d’ailleurs tout à fait significative du monde journalistique : affective, et méprisant ceux qui ont une approche à froid du problème. J’ai, avant de proposer cet article à agoravox, essayé de le mettre sur les forums du site du Soir, et ils me l’ont refusé, sans plus d’explications. En quelque sorte, une forme de censure, comme vous qui me jugez inapte à avoir une opinion valable. Et c’est là que le cinquième pouvoir joue un rôle destructeur : il refuse le débat pour rester dans l’affectif, et censure ceux qui veulent le responsabiliser. Cette dimension affective, pourtant, est dangereuse, surtout lorsqu’elle cherche le conflit. C’est sur elle que reposent les guerres. C’est ici qu’Agoravox devient nécessaire, et je les remercie de permettre ce débat.

     

    Mais si ce cinquième pouvoir n’agit pas de manière responsable, ou réfléchie, il n’en reste pas moins qu’il peut le faire, et que ça pourrait changer beaucoup, beaucoup de choses dans la sphère politique. C’était en quelque sorte le message véhiculé par les arguments de mon article. Je regrette que vous n’ayez pas saisi le fond de mon propos pour rester dans le mépris de la différence d’opinions et le conflictuel. D’autant plus que vous êtes journaliste.

     

    Cordialement, napax.

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