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Nicolas Proix

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  • Nicolas Proix 19 juillet 2007 14:12

    . . . et peut-être aussi rappeler que Cadarache (les installations actuelles aussi bien qu’ITER) n’est PAS une centrale nucléaire. Et ne contient donc pas des tonnes de matières fissiles et radioactives. C’est un centre d’essai, donc contenant des quantités très limitées de produits.

    Qui plus est, ITER sera un centre de recherche sur la fusion nucléaire. Donc l’utilisation et la production de matières très peu radioactives en comparaison de l’uranium 235, de l’uranium 238 et du plutonium 239.


  • Nicolas Proix 17 juillet 2007 12:44

    @ Alain Lafon

    De mon point de vue, l’affaire n’est pas vraiment politique au sens où on l’entend comme lutte de partis.

    Elle l’est dans le sens où la politique est « l’affaire de la cité », et une lutte d’influence entre acteurs.

    De mon point de vue, on est ici plus confronté à une lutte entre :
    - un acteur « local » qui cherche en particulier l’amélioration de la qualité de vie de ses habitants et le rééquilibrage de son territoire, parfois aux dépends de sa compétitivité et en hypothéquant ses capacités de développement futur. Peut-être aussi en envisageant que peu les retombées de cet aménagement sur les régions voisines.

    - un acteur « national » qui veut garder une locomotive économique puissante et concurrentielle face à Londres en particulier, plus secondairement à Milan, Francfort et Madrid. Aux dépends éventuellement de l’équilibre de ce territoire, du moins dans un premier temps. Et au détriment de la qualité de vie de la population.

    Lequel a raison ? Qui saurait le dire ? Les ressources nécesaires à un développement économique national sont aussi vitales. Le développement harmonieux d’une région où vivent 12 millions d’habitants aussi.

    Là où je ne rejoins pas l’analyse du gouvernement, c’est quand il se désole d’un moindre dynamisme francilien. Que d’autres régions et d’autres métropoles, notamment au Sud-Est, se développent et créent de l’emploi, c’est plutôt un mal qu’un bien. Ceux qui croient que le « désert français » est devenu un mythe grâce à la DATAR ont des illusions plutôt tenaces.

    Les conséquences de cette prise de position me laissent également perplexe.

    1 - Je n’ai jamais compris l’intérêt du CDG Express, depuis que la consultation a élé lancée en septembre 2001 et que RFF s’est lancé dans ce projet. A part un effet de vitrine, quel intérêt ? Et surtout, à quel prix ? Qu’on rétorque que tout sera financé par de l’argent privé ne répond en rien à la question. C’est de l’argent privé qui pourrait être investi ailleurs, et je ne pense pas trouver un seul Francilien pour dire qu’il n’y aurait pas des besoins plus urgents ni plus pressants.

    2 - Etendre les capacités de Roissy, oui, mais jusqu’à quel niveau ? Combien de temps Gonesse, Sarcelles, Gousssainville et de manière générale la moitié du Val d’Oise pourra-t-elle supporter un trafic sans cesse croissant ?

    3 - A mon sens, si le TGV ne représente pas une solution-miracle, il constitue néanmoins une très nette amélioration par rapport à l’avion, autant en termes de pollution sonore qu’en termes d’émission de polluants. Vu le nombre de trajets inférieurs à 600 km effectués par avion au départ de Roissy, une sérieuse reconversion est possible . . . à condition qu’on en donne les moyens à la SNCF. Pourquoi ne cherche-t-on pas à créer enfin un raccord TGV digne de ce nom entre Massy et Valenton, au lieu d’empiéter sur le RER C qui n’a vraiment pas besoin de cela pour détériorer encore sa très faible qualité de service ?

    @ Arthur Mage :

    Certes, cette citation du Général de Gaulle à Paul Delouvrier est connue comme le point de départ de l’aménagement francilien. Mais :

    - Peut-on conclure à une réussite ? Le RER, oui. Mais le plan n’a été réalisé qu’à moitié (rappelons que des lignes F et G étaient prévues dans le plan initial, ainsi qu’une rocade intégrale). Mais les villes nouvelles, « pôles structurants » de la banlieue ? Une année entière de budget y a passé, seules deux d’entre elles (Cergy-Pontoise et Saint-Quentin-en-Yvelines) ont pleinement réussi, Marne-la-Vallée est encore en chantier, quant à Evry et surtout Sénart, c’est nettement plus laborieux.

    - La situation était complètement différente ! La loi Defferre (1982 . . .) n’étant pas passée par là, la Région n’existait même pas en tant que collectivité territoriale. Ce n’est que depuis cette loi qu’elle a compétence d’aménagement, et, en ce qui concerne l’Île-de-France, ce n’est que depuis 1995 et le SDRIF qu’elle n’a d’ailleurs pas pu élaborer (l’Etat lui avait déjà imposé un oukase assez clair).

    Il me semble donc un peu facile d’affirmer que l’Etat a « pris les devants ». Personne d’autre n’avait les moyens ni le droit de le faire . . .

    Aujourd’hui, c’est clairement une lutte d’influence entre deux entités qui ne seront jamais d’accord sur ce sujet . . . fussent-elles du même bord politique.


  • Nicolas Proix 13 juillet 2007 14:46

    Bon article (même si un peu court . . . mais il semble qu’il ait été tronqué, non ? Le schéma annoncé n’est pas représenté), hélas complètement gâché par une conclusion aussi péremptoire que totalement syllogique.

    « Quand on sait l’absolue nécessité de l’eau liquide pour son développement, la preuve de l’existence de la vie extraterrestre est donc à portée de main. » Ah, tiens donc. Et les chats et Socrate étants tous deux mortels, Socrate est donc un chat.

    La présence d’eau à l’état liquide est un facteur indispensable au développement de la vie organique, elle n’en est absolument pas pour autant la preuve.

    Et quant au message final, j’avoue ne pas comprendre le rapport. Et je préfère ne pas en imaginer.

    En attendant, de toute manière, ce n’est pas demain qu’on envisagera un séjour touristique au bord des étendues d’eau de HD 189 733b. 60 années-lumière, c’est encore trop loin pour nos petits moteurs.


  • Nicolas Proix 11 juillet 2007 14:45

    @ Lerma

    De mieux en mieux ! La progression dans l’absurdité est exponentielle.

    « choisies par l’UNESCO » . . . ah, parce que l’UNESCO existait quand les 7 merveilles du Monde ont été déignées . . . il y a environ 2500 ans de cela ?

    « et une forme de racisme envers les pays les plus pauvres. » Mais bien sûr ! Sur ces 7 merveilles, 2 étaient situées en Grèce actuelle, 1 en Turquie, 2 en Irak et 2 en Egypte. Où est le racisme ? Europe, Afrique, Asie. Pour le Monde connu à l’époque, c’était quand même une sacrée preuve d’ouverture culturelle.

    « C’est avoir un d’interêt pour l’histoire de l’humanité » . . . pourriez-vous avoir un peu moins de « d’interêt » pour vos lecteurs, par pitié ? Je n’arrive pas même avec un gros effort à comprendre ce que vous pouvez bien avoir envie de dire par là.

    Quant à dire que l’UNESCO fait « du racisme rampant », c’est une absurdité qui ne peut avoir comme source qu’une méconnaissance totale de son rôle : une méconnaissance totale de son implication dans la sauvegarde de monuments et sites en particulier dans les pays qui n’ont pas les moiyens de le faire, une méconnaissance totale aussi de la part que cette institution prend dans les programmes d’alphabétisation.

    Mais peut-être ces pays que vous ne citez pas et que vous défendez avec un tel acharnement sont-ils surtout pour vous un terrain touristique . . . dommage, ils sont d’abord et avant tout le lieu de vie de millions d’êtres humains. Et je ne suis pas certain que l’attitude la plus respectueuse envers leur patrimoine est de l’exhiber à des hordes touristiques.


  • Nicolas Proix 5 juillet 2007 19:00

    Le peu que je connais en technologie ferroviaire me suffit pourtant à savoir que ce que l’auteur, et donc le ministre cité, écrit, est un pur rêve complètement déconnecté des réalités. Le projet grenoblois est une utopie.

    Les trains de fret peuvent monter au maximum des pente de 0,8%. Inventer une technologie qui permette de monter des pentes plus fortes (vous parlez de 3%), c’est consommer une quantité phénoménale d’énergie supplémentaire. Rappelons qu’un TGV Duplex de deux rames, plein, c’est au maximum 400 tonnes. Avec autant d’essieux moteurs que de voitures, c’est-à-dire 20.

    Un train de marchandises de taille moyenne, c’est souvent plus de 2000 tonnes, tirées ou poussées par une seule motrice.

    Actuellement, franchir le tunnel du Fréjus (et non pas « ...de Modane ») avec un train de marchandises, c’est un besoin de deux voire trois motrices. Bravo pour l’aspect écologique. Le tunnel de base n’est pas une solution-miracle. Certes. C’est une solution onéreuse. Certes. Mais pour lutter contre l’engorgement total de la vallée de la Maurienne, et plus généralement de toutes les vallées alpines, je ne vois guère d’autre solution.

    C’est d’ailleurs, comme le rappellent d’autres commentateurs, la solution retenue pour le Saint-Gothard, le Simplon et bientôt le Brenner. Et les Suisses ont franchement plus d’expérience que nous en la matière.

    Par ailleurs, si « le nombre de camions est passé de 4 300 à 4 200 », je ne vois pas en quoi c’est une victoire. 4200 camions par jour, cela représente toujours un camion toutes les 20 secondes à n’importe quelle heure, c’est-à-dire toutes les 10 ou 12 secondes en heures de pointe. Sécurité assurée dans les tunnels... !

    De toute façon, si ce trafic s’est stabilisé à 4200 véhicules, sachant l’augmentation régulière du commerce transalpin, c’est qu’il s’est reporté sur d’autres voies de passage : la Suisse, le bord du Léman, l’A8 le long de la Méditerrannée, mais même . . . les cols alpins. Voir à ce sujet un article du WWF (www.wwf.fr/content/download/741/3264/version/1/file/DossierMont-Blanc.pdf) sur le passage de camions au Mont-Cenis (plus de 2000 mètres d’altitude !).

    Le tunnel de base Lyon-Turin ! Je signe des deux mains quel que soit le coût. Prétendre qu’il ne reliera que les deux villes de Lyon et Turin est faire preuve d’une mauvaise foi assez impressionnante.

    retse le problème réel du coût. Et vous avez raison de le soulever.







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