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  • Par Onecinikiou (---.---.---.237) 21 mai 01:36

    Permettez que je me concentre sur le peu d’argumentation de fond que vous avez ici développé, et en passant sur le reste de votre litanie sans grand intérêt pour le présent débat.

    « par contre, vous argumentez pour rien, je n’ai jamais dit que le FN avait un programme néolibéral »

    Bien entendu que vous l’avez formulé en affirmant que le Front national avait soutenu jadis un programme d’inspiration reagano-thatchérien. Il vient d’être patiemment démontré que vous étiez dans le fantasme voire l’incompréhension quasi-complète des mécanismes à l’oeuvre, pour ne pas dire dans le mensonge éhonté et la manipulation des faits.

    Ce qui vous fait mal, et ça rassurez-vous quiconque doué de bon sens peut très bien le comprendre, c’est qu’en effet le néolibéralisme d’inspiration très « reagano-thatchérien » fut méthodiquement promeut en Europe par les euro-fédéralistes pro-maastrichien, et notablement issus des rangs des socialistes français, les Delors, les Fabius, les Strauss-Kahn, les Attali, les Lami etc, socialisme français auquel a appartenu 31 longues années un certain... J.L. Mélenchon. N’en jetez plus !

    A cet égard, magnifique coup de pied de l’âne des cocos (qui eux n’avaient pas trahi en appelant à voter Maastricht, comme d’ailleurs l’ensemble des souverainistes de droite comme de gauche) à l’attention du transfuge socialope Mélenchon :

    http://www.humanite.fr/cactus/les-s...

    « et vous vous discréditez complètement en prétendant par de drolatiques contorsions que le FdG aurait lui un programme néolibéral »

    Absolument pas. Aucun discrédit à réaffirmer que le mot protectionnisme n’apparaît nullement dans le programme du FdG. Ce qui confirme totalement la perception selon laquelle nos gauchos sont extrêmement mal à l’aise avec l’idée de protection, et plus encore avec celle de frontière. Encore une fois l’intérêt de Mélenchon et consorts n’est pas de protéger en priorité le prolétaire français, mais l’ensemble des prolétaires où qu’ils soient et d’où qu’ils viennent. 

    Dans ces conditions il ne faut pas venir se plaindre que Marine Le Pen écrase Mélenchon parmi l’électorat ouvrier et chez toux ceux en première ligne des ravages occasionnés par la libéralisation des échanges dont il fut l’un des éminents promoteurs mitterrandien. Je ne vous ai d’ailleurs pas lu contredire mes propos à ce sujet - le Front national premier parti ouvrier de France. Difficile en effet lorsqu’il s’agit de la stricte réalité n’est-ce pas, une réalité qui prend à rebrousse poils l’ensemble de vos présupposés délirants, et renforce encore un peu l’idée que soyez victime d’une grave dissonance cognitive.

    Mais sur les incohérences criantes du programme du FdG, il y a pléthore.

    L’internationalisme consubstantiel à la pensée trotsko-mélanchonnesque est incompatible de facto avec la défense des intérêts les plus immédiats du prolétariat français. D’où précisément, comme il vient d’être souligné, l’incapacité insurmontable de Mélenchon et de ses alter ego à introduire (réintroduire plus exactement) l’idée de protectionnisme aux frontières. Double incompatibilité d’ailleurs car :

    1/ La simple notion de frontières géographiques est insupportable aux oreilles de nos trotskistes d’opérette, idiots utiles objectifs de l’oligarchie apatride et prédatrice, puisqu’elle discrimine de facto entre les autochtones et les allochtones, entre les nationaux et les étrangers, entre les usufruitiers et les invités de bonne grâce. Alors que selon nos éminents théoriciens, dans cette perspective désincarnée discriminer est proprement interdit ; nous sommes bien évidemment tous frères et en nécessaire communion etc... ; réductibles à ce seul critère unidimensionnel qu’est la condition sociale, et absolument pas influencés par les idéologies diverses, non plus d’ailleurs que par nos sentiments d’appartenance religieux, nationaux, ethniques, géopolitiques etc...

    2/ Pourquoi en effet vouloir réguler les effets de la mondialisation des échanges, fusent-ils objectivement désastreux pour les salariats occidentaux, alors qu’elle profite tant aux prolétariats des pays émergents ?! C’est auto-contradictoire dans les termes, et à tout le moins avec le corpus idéologique de nos trotsko-franc-maçons.

    Sur le fédéralisme européen et la question induite de l’Euro, Mélenchon et ses sbires se ridiculisent puisqu’ils croient toujours, malgré les déculottés de ces deux dernières décennies, à l’avènement de l’Europe sociale, progressiste et solidaire, comme au temps de sa profession de foi de 1992. 

    « En tant qu’homme de gauche, je souhaiterais me tourner un instant vers certains de nos amis (l’orateur se tourne vers les travées communistes) pour leur faire entendre que Maastricht est un compromis de gauche (protestations sur les travées communistes, applaudissements sur les travées socialistes). » - Jean-Luc Mélenchon, intervention au Sénat lors du projet de loi constitutionnelle préalable à l’adoption du Traité de Maastricht, 9 Juin 1992.

    D’où le fait que ce transfuge ait voté des deux mains pour Maastricht et l’Acte unique, ait adhéré pendant des décennies à un Parti avant de découvrir comme par enchantement qu’il était résolument néolibéral. Le type qui fut membre il y a dix ans (pas vieux) d’un gouvernement dont le Premier ministre d’alors affirmait haut et fort que son programme n’était pas socialiste - et le plus privatiseur, comble de l’imposture (vous me démentirez... ? - et qui accessoirement revendique son appartenance à une franc-maçonnerie expressément dénoncée par l’ensemble des mouvements et théoriciens marxo-trotskistes dont il prétend dans le même temps, tout à fait abusivement, être l’un des héritiers... Nous marchons sur la tête.

  • Par Onecinikiou (---.---.---.237) 20 mai 15:29

    « Conformément à vos fondamentaux, vous n’aurez donc plus que le lynchage d’immigrés et de syndicalistes pour maintenir le soutien de vos troupes d’aspirant bourgeois. »


    Votre logorrhée vire au grotesque, pétrie du déni du réel qui caractérise si bien nos illuminés dogmatiques. Vous ne savez donc pas que le Front national est le premier parti ouvrier de France ? 


    Les « petits bourgeois » sont au FdG si vous ne le saviez pas : bataillons de fonctionnaires qui profitent d’ailleurs pour une large part de la préférence nationale instituée de fait (il faut être français pour pouvoir espérer accéder aux fonctions régaliennes de l’Etat, ou à l’Education nationale), mais qui n’hésite pas de s’offusquer dès lors que l’on prétendrait en faire profiter les ouvriers et petits employés de ce pays. 

    Bande d’illustres salopards.
  • Par Onecinikiou (---.---.---.237) 20 mai 14:46

    « or, s’il se trouve des gens à gauche pour vouloir transformer l’Euro et l’UE, c’est justement par souci du bien-être des gens qui n’ont pas de piscine ni de chateau »


    Hilarant de constater que le type qui s’est fait traiter à longueur de temps d’héritier et de châtelain (la première gueule noire en partant de la gauche), l’est par des professionnels de la politique - Mélenchon en tête, plus jeune sénateur de la République - et d’autres sinistres incapables, qui bien souvent n’ont pas daigné travailler une seule fois dans leur vie au contact de la classe ouvrière laborieuse dont, dans le même temps, ils prétendent abusivement - comble de l’abject - en être les supposés principaux défenseurs !

  • Par Onecinikiou (---.---.---.237) 20 mai 14:35

    « Au moment où le rôle d’un responsable politique « anti-système » est d’expliquer et de dénoncer l’attentat contre la souveraineté budgétaire que représente le TSCG »

    L’attentat originel contre la souveraineté (pas seulement budgétaire d’ailleurs) eu lieu au moment de la signature de l’Acte unique européen et du Traité de Maastricht, soit deux des traités fondamentaux qui ont permis le déploiement effectif de la mainmise d’une ploutocratie financière, évidemment non-élue, sur les nations d’Europe. Deux traités qu’a voté en son temps le vice-Président actuel du Front de gauche Mélenchon. Un usurpateur donc.

    Mélenchon n’a-t-il pas cautionné en mars 2000 (quand Chevènement démissionnait lui, avec un certain panache) les dérives européistes et authentiquement néolibérales de l’Union européenne et de sa Commission que le chef du gouvernement de « gauche plurielle » d’alors, et mentor social-démocrate du même (Gayssot alors ministre des transports, Buffet ministre des Sports et de la Jeunesse, Mélenchon donc ministre délégué à l’Enseignement Professionnel), Lionel Jospin, ne manqua pas d’avaliser en particulier lors du Sommet de Lisbonne de mars 2000, et dont les conclusions furent dûment paraphées par ce dernier ?

    Relisons ces conclusions je vous prie, que Mélenchon a inévitablement cautionné politiquement et sinon idéologiquement, par sa présence au gouvernement, avant de se découvrir sur le tard une âme de révolutionnaire, sans doute forgée dans les salons dorés parisiens (ou à sa loge maçonnique rue Cadet, sur commande) :


    17. Le Conseil européen demande donc à la Commission, au Conseil et aux États membres, eu égard à leurs compétences respectives :

     de définir d’ici à la fin de 2000 une stratégie pour l’élimination des entraves aux services ;

     d’accélérer la libéralisation dans des secteurs tels que le gaz, l’électricité, les services postaux et les transports. (...) ;

     d’achever les travaux sur les futures propositions de modernisation des règles relatives aux marchés publics, (...) ;

     de poursuivre leurs efforts visant à favoriser la concurrence et à réduire le niveau général des aides d’État (...)

    http://ue.eu.int/ueDocs/cms_Data/do...


    Et ce serait les mêmes qui, aujourd’hui, oseraient donner des leçons de saine gouvernance ? Distribueraient les bons points, a posteriori de leurs cruels manquements, fourvoiements et trahisons (ou alors de leur naïveté crasse) ? Ils sont totalement disqualifiés parce que déjà discrédités, voilà la stricte réalité.

    http://decodeurs.blog.lemonde.fr/20...

    Nonobstant tout cela, je vous mets évidemment au défi de démontrer qu’un parti qui, comme le Front national, est pour la restauration du protectionnisme (et donc contre le libre-échange dérégulé), pour la sortie de l’euro (monnaie des rentiers et spéculateurs structurellement), contre l’Union institutionnelle euro-fédéraliste (vecteur législatif principal du néolibéralisme en Europe, et des dogmes qui lui sont associés), pour abolir les accords de Schengen (totale liberté d’établissements des « travailleurs » façon Bolkestein), pour un rééquilibrage gaullien de notre politique étrangère en faveur de la multipolarité (anti-atlantiste par définition), pour l’instauration de la préférence nationale (qui s’oppose radicalement avec le corpus idéologique de nos chers théoriciens libéraux), accessoirement contre le mariage pour tous (qui est l’archétype de la mesure consumériste libérale par définition) serait un parti soi-disant soumis aux diktats néolibéraux à l’oeuvre. Alors qu’en fait, c’est une pure et révoltante escroquerie intellectuelle.

    Et cela, comble de l’hypocrisie et de la malhonnêteté, dans le même temps que l’on soutien un parti – le FdG – qui sur toutes ces question (j’insiste) est au contraire en droite ligne des préceptes néolibéraux en vigueur et soumis totalement à cette doctrine. La mascarade semble être à son comble, cher « Citoyen ».

  • Par Onecinikiou (---.---.---.237) 20 mai 14:04

    « je vais tenter de vous démontrer que je ne pratique pas le syllogisme, contrairement à vous. »

    Et moi tenter de déconstruire votre argumentation. Ce ne devrait pas être trop compliqué.

    « d’abord vous appartenez à un parti qui depuis son irruption sur la scène électorale divisent les classes populaires en désignant des boucs émissaires, chômeurs, immigrés, syndicats, musulmans et j’en passe. »

    Jean-Marie Le Pen a pourtant depuis le tout début des années 80 mentionné explicitement que les vrais et seuls responsables des politiques qui étaient alors conduites en dépit du bon sens et nous ont menés où nous en sommes, étaient les dirigeants et responsables politiques français, ne vous en déplaise.

    « Votre gourou a vous a soutenu la matrice intellectuelle inspirant les traités que vous dénoncez, à savoir le reagano-thatchérisme »

    Déjà je n’ai pas de gourou. A contrario du véritable culte de la personnalité qui est porté à l’endroit du leader minimo du FdG et qui crève les yeux sur ce site même, et ce à l’instar de ses illustres prédécesseurs idéologiques que furent les Pol pot, Mao, Staline et j’en passe. On perçoit d’ailleurs toute la tartufferie qui n’a cessé d’entourer depuis leur création des mouvements qui, dans le discours, prétendent jouer la carte du collectivisme, du dépassement du cadre de l’autorité centrale, de l’instauration de la démocratie la plus parfaite, alors qu’ils n’ont fait que la démonstration empirique d’une réalité exactement inverse. Mais passons. 

    Sur le fond il va être très aisé de balayer cette fausse objection selon laquelle le Front national eut été reagono-tatchérien (alors que jean-Marie Le Pen s’inscrivait à l’époque dans une lutte essentiellement Est-Ouest du temps d’une guerre froide qui a disparu avec le modèle communiste, mais peut-être l’ignorez-vous après avoir été plongé dans du formol) qui témoigne en réalité de votre incompréhension au mieux, au pire de votre ignorance profonde des théories et mécanismes macro-économiques qui régissent les lois de la mondialisation néolibérale depuis le tournant de la fin des années 70. Je ne vous en veux pas, cela réclame de s’être instruit un minimum et de s’être dépouillé de ses vieux reflexes pavloviens, ce qui cadre très mal avec la capacité d’endoctrinement de nos gauchistes de carnaval, éternels idiots utiles de l’oligarchie.

    Ainsi,

    Si l’on considère que le vecteur - les vecteurs - du néolibéralisme les plus puissants (et les plus délétères) ont été, et sont toujours, l’adhésion ni contrainte ni forcée mais bel et bien délibérée à l’Union européenne et ses corollaires : désarmement face à la mondialisation, ouverture forcenée des frontières économiques, flux migratoires obstinément encouragées, démantèlement des législations sociales, recul concomitant des droits sociaux, casse méthodiques des entreprises et monopoles de services publics, etc..., et partant de là des effets induits sur le quotidien des salariés et simples citoyens ; alors soutenir que le programme du Front national depuis toujours serait ultra-libéral se révèle en fait une pure escroquerie intellectuelle.

    Tant il est vrai qu’on ne peut définitivement taxer de néolibéralisme le programme politique d’un parti quel qu’il soit - en l’occurrence le Front national - qui dans le même temps récuse autant des paramètres et des vecteur qui sont tout à la fois les piliers de ce corpus idéologique ! C’est tout simplement aberrant. Et déjà parce que le programme du Front s’inscrit dans un projet essentiellement national, comme vous le faites remarquer sans en tirer manifestement les leçons qu’il convient. Ce qui, de fait, lui permet de rompre dans le même temps avec les chimères idéologiques et discursives des uns et des autres : et celles des affairistes néolibéraux, et celles des marxistes internationalistes, dont vous êtes manifestement. Là est une réalité incontournable.

    Par exemple, l’idée ô combien polémique de préférence nationale, introduite soit-dit en passant par un gouvernement de gauche radical-socialiste en 1932, et dont il ne viendrait à personne l’idée d’affirmer qu’il fut le masque du fascisme, ce qui confirme là encore la tartuferie intrinsèque éhontée de la bien-pensance, et bien cette idée de préférence nationale, qui est au coeur du programme politique du Front national DEPUIS sa création, s’oppose radicalement avec celle d’un néolibéralisme bien compris. Tant il est vrai une fois encore que le néolibéralisme promeut une indistinction de fait entre les travailleurs, et récuse même jusqu’à l’idée d’une citoyenneté qui se voudrait un tant soi peu nationale. Que répondez-vous à cela ?

    Mais je comprend bien, sans doute, que de taxer le programme du Front de néolibéral permet d’autant mieux, après ce qui vient d’être mis en évidence sur l’Europe-cheval de Troie de la mondialisation pour le coup elle réellement néolibérale, de dédouaner des formations politiques qui - elles - se sont totalement fourvoyées sur ce sujet, comme Mélenchon le pro-maastrichien. La tentative de défausse politique n’est pas seulement pathétique, au regard de l’histoire et des actes posés elle sera surtout dérisoire.

    Vous avez donc compris, je l’espère, que je m’inscris totalement en faux sur la question du libéralisme prétendument « génétique » du Front national puisque un certain nombres des mesures que le FN préconise (encore une fois depuis toujours), foulent au pied les préceptes libéraux les plus dogmatiques et les plus inscrits dans l’idéologie dominante actuellement à l’oeuvre, notamment au sein des institutions européennes qui, pour le coup, sont majoritairement soumises à cette doctrine.

    Je donnerai encore quelques exemples fameux et déterminants pour motiver cette assertion :

    1/ Le fait de vouloir réinstaurer des taxes douanières aux frontières et entraver ainsi le libre-échange mondial entre sphères économiques absolument hétérogènes (production, social, environnement, redistribution etc...), rentre dans le cadre d’une remise en cause radicale de cette idéologie. C’est sans doute, avec la question de l’Euro, le point plus important de son programme, le point cardinal de par sa cohérence interne, et celui qui le légitime le plus aux yeux de nombreuses personnes. Rappelons à cet égard que le mot « protectionnisme » n’apparait nul part dans le programme du FdG. Ce qui me fait dire que l’utralibéral n’est pas celui qu’on croit.

    2/ La réappropriation de l’outil régalien de création monétaire (en revenant sur la Loi scélérate Pompidou-Giscard de 1973), ce qui n’implique pas nécessairement de devoir remettre en cause le principe d’indépendance de la Banque de France, est là encore le signe indéniable d’une volonté de sortir de l’idéologie libérale promeut par l’école monétariste.

    3/ La sortie de l’Euro qui est incontestablement envisagée dans le programme présidentiel du Front national - a contrario là encore de celui d’un FdG totalement inepte sur cette question - participe également de cette remise en cause dans la mesure où la monnaie unique est l’un des instruments de domination de l’idéologie libérale qui infuse toute les strates de l’Union Européenne et de ses institutions (Commission, parlement, CEDH, etc...). C’est bien la raison pour laquelle les oligarchies bancaires et financières au sein des différents Etats-membres de l’eurozone feront tout ce qui est en leur pouvoir pour sauver leur merveille, puisqu’elle leur assure de confortables revenus et subsides (notamment à travers le financement odieux des dettes publiques), tout comme elle garantit que l’outil monétaire ne soit jamais plus sous contrôle souverain du peuple.

    4/ La sortie de l’espace Schengen quant à elle symbolise la réappropriation non pas seulement des frontières, mais de l’idée même de frontière, abandonnée par tous les gouvernements successifs de la France depuis l’éviction du Général. Il est incontestable que la volonté marquée des dirigeants du Front national depuis les années 80 et l’apparition d’un chômage endémique, de limiter drastiquement les flux migratoires va de pair avec cette réappropriation, et transgresse là encore de manière irréfutable l’idéologie néolibérale qui, partagée il est vrai à gauche par Mélencon et consorts, soit l’ « internationalisme des imbéciles » (Sapir), théorise une totale liberté d’établissement des individus. 

    Qui est pris qui croyait prendre, je le crains, « Citoyen ».

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