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Ontologiae

Informaticien de profession, très attiré par la recherche scientifique que je pratique en tant qu’Hobby, en particulier sur le projet IsaacOS. Passionné de sciences sociales, je m’intéresse en particulier aux métadynamiques, c’est à dire aux structures anthropologiques, culturels, économiques (etc...) que l’on peut retrouver dans différentes civilisations, contextes, en analysant les similitudes, et les schémas reproduits. Je suis à ce titre assez attiré par les travaux d’Emmanuel Todd, Jared Diamond, René Thom, David Chavalarias.

J’ai aussi été responsable télécom dans une association de consommateur internautes (L’association des Internautes Médiateurs), dans laquelle je représentais les consommateurs devant les industriels et l’Etat lors des débuts d’Internet.

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Derniers commentaires



  • Ontologiae 19 février 2007 13:08

    Merci pour cet article très clair.

    Juste préciser que si, effectivement, l’ordinateur quantique permettrait de résoudre des problèmes nécessitant quelques siècles de calculs, on a pas encore prouvé que P = NP (ou l’inverse d’ailleurs). Autrement dit, on ne sait pas si l’ont peu récrire un algorithme prenant un temps de calcul exponentielle en algorithme polynomial, soit plus simple et « rapide » à calculer.



  • Ontologiae 6 janvier 2007 15:33

    A Thierry (décidemment ce forum est nul, on ne peut descendre à une profondeur de plus de 3 niveaux).

    Le Larmarckisme ou transformisme consiste à penser que l’héridité s"effectue au niveau des caractères acquis. Dans notre exemple de la girafe, une girafe qui étirerait son cou toute sa vie pour atteindre les branches d’un arbre aurait une descendance avec un cou plus long.

    Si vous pensez que c’est ce que j’ai écrit, vous n’avez rien compris. Les mécanismes dont je parle s’effectue au niveau génétique, une fois que l’embryogénèse a démarré, l’évolution n’opère plus que dans la futur capacité de l’embryon à se reproduire.



  • Ontologiae 5 janvier 2007 17:03

    « Il est ainsi probable que des millions d’espèces n’ont pas survécu faute de « chance » dans la loterie des mutations. Qu’en pensez-vous ? Ai-je lu Monod trop jeune ? »

    Bien évidemment. Je pense aussi que le hasard est déterminant et s’est peut être joué à pas grand choses pour certaines espèces. Le hasard doit jouer su plusieurs tableaux :
    - Affiner la préstructuration dont je parle : si je reprend mon modèle, au cours de l’évolution, des femelles ont sélectionnées des mâles aux longs cou. L’évolution du patrimoine génétique s’est dirigé vers la formation de cet espèce de coeur annexe par propagation de contraintes, mais c’était surment une simple tendance qui a été affinée au hasard. En terme mathématique, on aurait une pré-sélection (de par la structure génétique) d’un sous espace solution (en dimension n) qui contiendrai l’espace solution « correcte ». L’évolution, à ce niveau s’occuperai de sélectionner le sous espace « correcte » de ce sous espace.
    - Je suppose qu’il y a plusieurs possibilité de préstructuration (de recherches de sous espaces approchant l’espace solution algorithmiquement correcte) du code génétique et que le hasard intervient là aussi. Dans le cas de la girafe, il y a pu avoir une sélection entre l’option « Coeur central plus gros » et « deuxième coeur d’appoint dans le cou ».

    Mais de toutes façon on en sait rien, d’une part parce ce genre d’idée est inacceptable pour les biologistes (j’ai testé...), qu’ils n’ont de toutes façon pas la culture mathématiques/informatique pour le comprendre, et que l’on voit les tous début de cette science de la complexité au niveau mathématique (car fondamentalement, ce sont des maths).



  • Ontologiae 5 janvier 2007 12:32

    Je me suis aperçu de mon erreur, il faut donc que j’y réfléchisse. J’y consacrerai d’ailleurs probablement un article, c’est un sujet fondamental.

    Quid du métalangage ?

    En informatique, un métalangage est un langage de programmation à l’aide duquel on définit ce que l’on veut obtenir. On passe d’une sémantique dénotationelle/axiomatique à une sémantique opérationelle. En axiomatique, on définit ce qu’on veut obtenir. En opérationnel, on définit les états mémoires successifs d’un automates qui va faire le travail : on décrit comment on va faire pour l’obtenir. C’est d’ailleurs l’origine des bugs : on se plante facilement à décrire l’algorithme permettant d’obtenir ce que l’on veut. http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9mantique_axiomatique http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9mantique_op%C3%A9rationnelle http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9mantique_d%C3%A9notationnelle

    SQL ou les expressions régulières sont des exemples de langages à sémantique axiomatique, ou métalangage. En effet, on se contente de décrire ce que l’on cherche. SQL est un langage permettant de récupérer des données dans des bases de données. Ce site, comme quasiment tous les autres utilisent massivement ce langage. http://fr.wikipedia.org/wiki/SQL

    Select Nom_Ville from liste_villes where region=’PACA’ and nb_habitant>150000

    Dans cet exemple, le moteur de base de données va générer un algorithme qui va sélectionner dans la base les villes de la région PACA de plus de 150 000 habitants. On a bien un méta langage : SQL.

    C’est pareil pour la génétique : le code génétique est un métalangage décrivant un but (une séquence protéique). J’en suis venu à penser (et attention, pour moi, il n’y aucun finalisme là dedans, que des maths) qu’il doit y avoir plusieurs niveau méta. J’en suis venu à cette conclusion lorsqu’un ami m’expliquait qu’il existe une sorte de second coeur dans le cou de la girafe, et que le fait qu’il soit apparu au hasard d’une mutation génétique est un peu gros. Je pense donc que le code génétique (à moins que ce soit son sous système d’expression) possède un sorte de système de cohérence qui exporte les contraintes : si le cou s’allonge, alors la contrainte de pompage est automatiquement transféré dans le code codant l’embryogénèse (les gènes architectes). Je ne suis pas biologiste, mais algorithmiquement il doit y avoir un truc dans le genre.

    Ainsi va d’ailleurs (je pense) la société : constitué de divers systèmes multi-agents (SMA) http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_multi-agents (la notion est récursive : un agent peut être un système multi agent (ie. une entreprise est un agent d’un SMA « groupe », un service dans une entreprise est un agent du SMA entreprise, un employé est un agent du SMA « service compta de l’entreprise »)), les différents niveau interfèrent entre eux aux moyens de divers métalangages edictant des métarègles (une métarègle étant une règle générant des règles).

    Il reste à prouver que le darwinisme émerge d’un système multi agents structuré et généré par un métalangage capable de se reproduire, apparier, etc... mais j’ai faim smiley



  • Ontologiae 3 janvier 2007 17:51

    Article intéressant, touchant une des axiomatiques du libéralisme et du néolibéralisme.

    Je reprend les critiques de Thierry, plus bas. J’ai en effet l’impression que vous comprenez mal, vous aussi, les mécanismes de sélection Darwinien.

    En informatique, on utilise des mécanismes de pression évolutive afin de faire évoluer des animaux virtuels et autres algorithmes. On y découvre que la sélection Darwinienne intervient comme le précisait Thierry au niveau du gène. Personnellement, je pense qu’il intervient aussi à plusieurs autres niveau, du moment qu’il y ait un mode d’expression des gènes basé sur un métalangage. Le langage génétique (basé sur les codons ACTG) permet de coder diverses synthèses protéiques. Il s’agit d’un métalangage du fait qu’il exprime un « objectif » (une protéine déterminé) indépendament de son objectif, tout en codant les moyens de sa propre lecture (eh oui, le code génétique permet de « générer » des cellules, elles mêmes capable d’effectuer des synthèses protéiques par lecture du code, ça se mort la queue). On a donc un système complexe à multiple niveau, avec possibilités d’interaction entre chaque...

    La coopération ? Il s’agit d’un comportement émergent correspondant à un équilibre entre les intérêts individuels des membres d’une espèce (ie. Transmettre son patrimoine génétique : nos gènes se servent de nous), et survie du groupe, permettant à chacun de trouver son bonheur. La coopération émerge chez les hémynoptères sociaux (les insectes sociaux quoi) et chez les vertébrés, le plus souvent. Beaucoup de mammifères coopèrent en formant des structures sociales complexes assurant leadership et répartition des tâches.

    (Lire : http://www.eyrolles.com/Sciences/Livre/9782804134426/livre-les-societes-animales.php?xd=7262d121005c9b6c2db64122b5094655 )

    Autre chose, la morale émerge elle aussi par sélection darwinienne, en permettant une coopération plus efficace ; il faut donc toujours faire très attention quand on l’invoque. La morale émerge à mesure que les capacités cognitives d’empathies augmentent. (Lire : http://www.tv5.org/TV5Site/litterature/critique-111-frans_dewaalle_singe_en_nous.htm )

    Bref, je m’écarte.

    L’erreur des libéraux et néo-libéraux est justement de ne pas comprendre que c’est justement la sélection darwinienne qui a sélectionné la solidarité. Ils n’en n’ont retenu que l’aspect « loi de la jungle ».

    Plus généralement et plus fondamentalement, le débat revient toujours au même dileme :

    Les systèmes sociaux sont-ils déterminés par des paramètres macro (population, culture, climat, structures sociales) comme le pensent les déterministes, ou sont-ils la superposition d’individualités (l’individualisme méthodologique ou réductionnisme), dont la somme compose la société, comme le pensent les néolibéraux (tatcher a dit « There’s no such thing as a society ») ?

    Dans le cerveau d’un néolibéral, l’évolution de la société par décision collective n’existe pas et n’est pas pensable, car il ne peut émerger de structure supérieur à la somme des individus par leurs action concertés (alors que la théorie de la main invisible sous tend, au fond, le contraîre)







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