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  • orwell 28 juin 2008 07:47

    Dans le désordre : Des expériences qui « marchent » moins bien à l’aveugle, « marchent » mieux avec une personne donnée, sont perturbées par la présence de certaines personnes : je ne les publie pas, donc je ne sais pas si elle sont reproductibles dans un autre labo.

    Des résultats non reproductibles en dehors de leur labo d’origine : j’en connais des tas. J’espère seulement que dans le labo qui les a publié, ces résultats n’étaient pas perturbées par la présence de certaines personnes !

    Ce que je veux dire, c’est que de la mauvaise science, il s’en publie très régulièrement, et sans que l’on puisse parler de fraude. Par définition, un laboratoire c’est un endroit où les expériences sont reproductibles. Si les expériences ne sont pas reproductibles, c’est qu’on n’est pas dans des conditions de laboratoire. Mais ce qui a causé la perte de Benveniste, ce n’est pas d’avoir fait de la mauvaise science : c’est d’avoir utilisé cette mauvaise science pour alller contre un dogme central de la science. Des chercheurs qui vont contre un dogme scientifique le font souvent à leurs dépens, alors qu’ils utilisent une méthodologie rigoureuse. Les résultats les plus foireux publiés sont ceux qui vont dans le sens de la théorie. Mais on ne peut pas à la fois contester la théorie et la méthode !



  • orwell 11 juin 2008 22:15

    Je pense que le combat contre toute propagande, c’est d’examiner les faits, d’où qu’ils viennent. Cela pose naturellement le problème de déterminer ce qu’est un fait. Un fait n’est pas une image, mais une constuction intellectuelle dont la logique est cohérente avec ce qui est observé. Ce qui est intéressant dans la démonstration de Nidra Podler, c’est qu’elle arrive a établir que le discours qui était sensé nous faire admettre l’éxecution de Mohamed Al-dura par l’armée israélienne est forcément mensonger.

    Cela ne dit pas grand chose, naturellement, sur le conflit du Proche-Orient, mais en dit beaucoup sur l’éthique journalistique en France. Alors on peut se dire, ce n’est pas grave, l’important, c’est ce qui est au delà des images (Rony Brauman).

    Mais en fait, si, c’est grave, si les faits ne sont pas là pour infléchir, réfuter les opinions, nous sommes dans ce qui s’appelle la dictature de l’opinion, qui est en fait la dictature des journalistes. Donc je pense que l’auteur a très bien chois son sujet dans la mesure où l’intérêt d’Internet, correctement utilisé, est de lutter contre la dictature de la pensée et d’aider à élaborer un point de vue. Cela peut marcher si l’échange fonctionne sur les faits et non sur l’invective.

    Je dois avouer que j’étais moi-même très sceptique concernant l’idée d’un montage probable du film de France 2 et j’ai mis 2 ans avant d’être convaincu, justement par mes lectures sur le web.



  • orwell 11 juin 2008 20:09

    Je vous mets ici le texte de Nidra Poller. Je pense que c’est une pièce importante à mettre au dossier.

    "J’ai proposé à Marianne 2 une réponse à l’article de Maître Guillaume Weill-Raynal, publié sur le site. Mais je ne peux m’empêcher de répondre également aux propos qu’il prononce chez Causeur, avec autant d’ignorance que de véhémence.

    Je suis l’auteur de l’article du Wall Street Journal, cité en passant par Elisabeth Lévy. Grâce au Net, on peut le lire : WSJ.com - Opinion : A Hoax ?, ainsi que l’éditorial qui l’accompagne. On peut également lire l’Arrêt de la Cour (disponible, sur demande, à www.m-r.fr, et accessible en transcription intégrale, ici) pour comprendre le sens du jugement avant de le commenter.

    Armés de vaines certitudes, ne connaissant rien des enquêtes réalisées depuis bientôt huit ans par divers chercheurs, journalistes, analystes et spécialistes, les pourfendeurs s’imaginent que ceux qui expriment des doutes sur le reportage al Dura tirent, comme eux, aveuglément. C’est faux.

    Le débat - qui se poursuit depuis longtemps ailleurs - est enfin ouvert en France. Toujours est-il que débattre ne veut pas dire jeter des affirmations comme autant de tomates pourries sur l’adversaire.

    Un reportage journalistique est forcément basé sur des informations vérifiables tirées des sources fiables. Sinon, c’est n’importe quoi. Pourquoi, donc, exiger une dérogation des règles de base pour le cas al Dura ?

    Prenons un seul élément : les rushes. De quelle durée ? 27 minutes ? 18 minutes ? Coupés, ou bien à l’état brut ? Les défenseurs de Charles Enderlin soutiennent, par simple réitération, sa version de l’incident puis, tels des bêtes furieuses, se jettent sur tous ceux qui osent en douter. Les détracteurs parlent de chiffon rouge, de coup d’œil jeté en direction de la caméra, de la direction des tirs, d’agonie ou pas d’agonie ? Ils sont cinglés, crient la meute. L’important, c’est que l’enfant est mort et c’est la faute aux Israéliens.

    Revenons aux rushes en nous basant sur des affirmations fournies par les sources mêmes qui nous invitent à croire que Mohammed al Dura a été tué et son père grièvement blessé devant nos yeux.

    Le caméraman Talal Abu Rahma déclare sous serment, le 3 octobre 2000, que Jamal al-Dura et son fils Mohammed ont été, pendant 45 minutes, la cible des tirs de soldats israéliens. Il a filmé 27 de ces 45 minutes. Voilà l’origine du chiffre 27.

    27 minutes de rushes ? Non. 27 minutes de la scène al-Dura d’une durée totale de quelque 80 minutes découpées ainsi : 5 minutes de tirs croisés, 45 minutes de tirs uniquement venus de la position israélienne, 20 minutes pendant lesquelles Mohammed al Dura s’est vidé de son sang, une dizaine de minutes durant lesquelles l’ambulancier a remis en place les entrailles de l’enfant mort avant de le conduire à l’hôpital Schifa.

    Selon Charles Enderlin, Abu Rahma n’a pas pu filmer l’arrivée de l’ambulance, car il changeait la batterie de sa caméra. Il avait également raté le moment où le garçon a reçu la balle mortelle, car il avait coupé le moteur, précisément pour épargner la batterie. Comme il manque aussi les images de l’enfant-martyr qui se vide de son sang pendant 20 minutes chronométrées, il faut croire que le caméraman de France 2 a pris 25 minutes pour changer la batterie, pourtant soigneusement économisée.

    Nous savons, par le témoignage du journaliste et de son fidèle collaborateur, que le caméraman, qui est arrivé au Carrefour de Netzarim vers 7 heures, avait bouclé son reportage et s’apprêtait à quitter les lieux, quand soudain il vit l’homme et le garçon en détresse.

    Enfin, dans un entretien avec Esther Schapira, auteur du film « Three bullets and a dead child » [Trois balles et un enfant mort], Talal Abu Rahma a précisé qu’il avait rempli deux cassettes ce jour-là.

    Deux cassettes professionnelles, d’une durée totale de 100 ou 120 minutes, seraient les rushes véritables. Que sont-elles devenues ? Ou bien ces cassettes n’ont jamais existé, ou bien France 2 les cache. Il reste que c’est le témoin principal, Abu Rahma, qui nous donne les chiffres.

    Vingt-sept minutes dit-il. De quoi ? De rushes ? Non. 27 minutes de la scène al Dura. A vrai dire, au cours de l’entretien avec E. Schapira, les 27 minutes sont réduites à 6. En fait, il n’y a que 65 secondes d’images des al-Dura. Sommé par la Cour de présenter la totalité des rushes filmés le 30 septembre 2000 au Carrefour de Netzarim, France 2 n’a présenté que 18 minutes ! Et l’on voudrait nous faire croire que ceux qui doutent de la fiabilité de Charles Enderlin et de Talal Abu Rahma sont des toqués, des illuminés, des révisionnistes ?

    On gribouille deux lignes pour justifier l’absence de rushes, cinq mots pour expliquer le manque de traces de blessures, quelques sanglots sur la souffrance des Palestiniens, et c’est sensé démolir des enquêtes minutieuses portant sur chaque détail du prétendu reportage ?

    Modifions le récit. Cédons sur la durée : l’incident n’a duré que quelques minutes. Le caméraman, qui se vante de ses qualités de reporteur de guerre, a tout raté, mais il faut le croire sur parole : c’était franchement horrible. Cédons sur l’origine des tirs. D’accord, on a menti. C’est la position palestinienne qui se trouvait face aux malheureuses victimes. Mais il ne faut pas le dire publiquement, car les Palestiniens sont attachés à leurs martyrs.

    N’empêche, nous assure Maître G W-R, l’agonie de l’enfant est bel est bien là. Karsenty se trompe. Mohammed al-Dura qui se retourne, regarde la caméra, et se recouche... c’est ça l’agonie. Désolée, cher Maître, mais il y a plus maître que vous. C’est Charles Enderlin qui dit :

    Quant à l’agonie, en effet, elle ne figure pas dans les rushes de France 2, comme on pouvait le comprendre en lisant l’interview donnée par Enderlin à Télérama en 2000 : ’J’ai coupé l’agonie de l’enfant, c’était trop insupportable...’ Un malentendu, d’après le correspondant : ’L’agonie, c’est toute la scène de la fusillade. On n’a pas tout montré. En plus, passer toute la scène aurait déséquilibré le reportage. Dans le même sujet, j’avais aussi des images de soldats israéliens blessés et de manifestations à Hébron’".

    (Nicolas Delesalle, avec Marc Belpois, Télérama N° 2863 19 novembre 2004.)

    Récapitulons : l’agonie (d’une durée de 10 secondes) n’est plus l’image d’un Mohammed déclaré mort, qui lève le coude et regarde la caméra (selon les uns), ou bien se tord de douleurs insupportables (selon Maître G. Weill-Raynal). L’agonie, dixit Charles Enderlin - qui ne trompe jamais -, c’est toute la scène de la fusillade, trop longue et carrément insoutenable. Mais il l’a montrée cette agonie ! Ce sont les 55 secondes que comporte le reportage. Il ne manque que les 10 secondes... qui, on l’a enfin compris, ne sont plus l’agonie... mais... le malentendu. "

    © Nidra Poller



  • orwell 17 février 2008 21:57

    En rapport avec cet article : une critique dithyrambique d’une éloge de la corruption dans Marianne.

    http://www.marianne2.fr/Eloge-de-la-corruption_a83913.html



  • orwell 18 janvier 2008 19:36

    @lyon

    « Les variations et les distances génétiques vont donc augmenter, jusqu’à ce que dans X millions d’années (peu importe quand) une nouvelle espèce apparaisse, issue du genre Homo. »

    Non. Pour qu’une nouvelle espèce apparaisse, il faut qu’il y ait une barrière à la reproduction. Or, non seulement il n’y a plus de population isolée géographiquement, mais le métissage est de plus en plus fréquent. L’apparition d’une race issue du genre Homo nécessiterait un conflit grave entre deux populations ou un cataclysme anéantissant la civilisation.

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