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Paul H

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Derniers commentaires



  • Paul H 10 octobre 2007 23:59

    Quelle aurait été l’attitude de l’auteur de l’article « Défendons l’anglais » s’il avait discuté avec ses deux comparses de littérature en français dans un café de Deauville ou en allemand à Munich ? Aurait-il défendu l’une de ces deux langues avec autant d’émerveillement et de fougue qu’il en a mis en faveur de l’anglais ? - Quelle niaiserie d’étiqueter l’anglais de langue mondiale ! N’y a-t-il pas confusion entre universalité, « mondialité » et le fait qu’il soit plus répandu que d’autres langues ? Dernièrement, j’ai entendu une jeune personne motiver son désir d’apprendre l’anglais par ce que « it is the universal language. » Quelle stupidité ! Quelle ineptie ! On n’apprend pas une langue pour ce motif et uniquement pour ce motif. On pourrait à la rigueur l’admettre parce que effectivement un usage fort répondu en fait une langue incontournable (pour utiliser un vocable à la mode). On finit par l’apprendre et l’utiliser pearce qu’on ne peut pas faire autrement. C’est un peu le thème traité par la pièce « Rhinocéros » de Ionesco : c’est l’histoire d’un type qui est gêné parce qu’il est différent des autrese, mais finit par avoir la même carapace que les autres. On devient finalement moutron de Panurge pour bêler de la même façon que, pardon de passer d’un animal à l’autre, mais c’est l’expression qui le veut, l’âne qu’on entend braire dans un coin : tout compte fait, asinus asinum fricat, disait-on dans la langue dominante d’une certaine époque lointaine dans les oubliettes de laquelle l’anglais pourrait très bien tomber.



  • Paul H 30 septembre 2007 18:38

    Quelle admirable naïveté se cache sous cet article qui soutient avec tant d’enthousiasme l’image d’Epinal de langue universelle que l’on veut coller à l’anglais sans réfléchir plus loin à la question des langues jusqu’à le faire dans une autre langue !

    Quelle admirable naïveté se dérobe de cet émerveillement d’avoir parlé littérature en anglais à Southampton avec un Allemand et une Néerlandaise ! Quelle admirable naïveté prétentieuse que de prétendre que l’anglais a supplanté l’espéranto.

    Et de soutenir que le docteur Zamenhof, qui, soit dit en passant, était ophtalmologue et non pas dentiste, doit se retourner dans sa tombe ! Mais de quoi, je me le demande ? De l’esprit chagrin des « espéranteux », néologisme douteux qui montre autant le mépris de l’admirateur sans condition de l’anglais pour les personnes que son sot soutien à une langue hégémonique, alors que l’espéranto ne se veut qu’une langue-pont non pas pour être aigri face à l’injustice linguistico-culturelle que face à une voie de plus en plus libre à une anglicisation à outrance du monde.

    Si ce Monsieur est capable de discuter littérature en anglais avec une Néerlandaise et un Allemand à Southampton, tant mieux peut-être pour lui et ses interlocuteurs, mais je ne vois pas de quoi s’extasier devant une telle performance de cette langue.

    Prétendre que l’anglais défie l’homme qui défia les langues ne pourra qu’exacerber l’hostilité à l’anglais, car je doute fort que cette langue soit capable d’inciter les gens à en apprendre d’autres. J’aimerais d’ailleurs savoir quels sont les domaines de la littératures abordés par les 3 interlocuterus de Southampton ? L’auteur de « Défendons l’anglais » (sous-entendu « ne laissons place à aucune autre langue et ne soutenons certainement pas le multilinguisme ») serait-il capable de parler de Vondel en néerlandais et de Goethe en allemand ? Kan u misschien over Vondel spreken ? Weet u maar wie dat is ? Vraag eens de Nederlandse dame met wie u zo entoeziast in het Engels heeft gesproken. Könnten Sie über Goethe auf deutsch mit dem Herrn sprechen, wie dem Sie so glücklich englisch gesprochen haben ? Frage ihn mal ! I guess you couldn’t.

    Unue pripensu pri la avantagxoj de neutra lingvo kiel Esperanto kiu prezentigxas kiel pontlingvo : mi eklernis E-on antaù 8 jaroj kaj dank’al la kelkaj nocioj kiujn mi lernis mi kapablas esprimigxi post apenaù kelkaj monatoj tiel bone kiel en la nederlanda post 10 jaroj dum 4 horoj qemajne, en la angla post 3 jaroj surbaze da unu horo semajne kaj la germana lernita kadre de mia laboro. Réfléchissez d’abord aux avantages de l’espéranto que l’on présente comme une langue pont : je l’ai appris voici 8 ans et les quelques notions apprises en àpeine quelques mois m’ont permis d’atteindre un niveau équivalent à mon néerlandais étidué pendant 10 ans à raison de 4 heurezs par semaine, que l’anglais étudié pendant 3 ans à raison d’une heure par semaine et que l’allemand appris sur le tas dans le cadre de mon métier.

    Je veux bien utiliser l’anglais avec des anglophones si ceux-ci n’ont pas l’occasion d’utiliser le français, mais pas pour me vanter niaisement de l’utiliser comme une prétendue langue universelle avec des gens avec qui je n’aurais aucune langue commune. Dans ce dernier cas, la seule chose qui s’impose serait que l’un des interlocuteurs parle lalangue de l’autre et la se pose effectivement de savoir dans quelle langue et il faut bien se résoudre à en choisir une. Or, l’espéranto a l’avantage d’appartenir à tout le monde parce qu’il n’appartien à personne, ce qui n’est pas le cas de l’anglais (ce qui m’agace est de lire des messages où les espérantophones parlent de « leur » langue en l’évoquant comme « nia lingvo ») ; d’être une langue neutre, car tout le monde fait le même effort pour s’exprimer dans une autre langue lorsqu’aucune langue commune ne peut être utile ; de s’apprendre rapidement, ce qui n’est le cas d’aucune langue ethnique.







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