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philippe de rodat

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  • philippe de rodat 26 février 2009 10:44

    Vous parlez dans monde merveilleux ou les auteurs sont en contact direct avec les lecteurs : sans les vils intermédiaires que sont les éditeurs et les libraires. Mais qui ira chercher la perle rare parmi les quelque 200 000 manuscrits envoyés chaque année aux éditeurs français.

    Confiée aux seuls marchands, vous croyez sérieusement que la sortie d’un nouveau Marc Levy sera à égalité avec le premier livre de poèmes du nouveau Rimbaud ? Egalité technique, oui : les deux seront accessibles en téléchargement. La même égalité que leur proximité physique sur la table des librairies ?
    Non, parce que pour l’un, des pages entières de pub, de "conseils" de lecteurs, comme c’est déjà le cas.
    Pour l’autre, autant trouver une truffe dans une forêt de chènes : l’éditeur et le libraire sont des chiens truffiers : ils débusquent.

    Millenium, la trilogie de Stieg Larsson est sorti en juin 2006. Pas de promotion, un éditeur qui y croit, le fait lire aux libraires, qui se transforment en autant de relais d’information : bouche à oreille, les lecteurs prennent le relais : résultat, en 3 ans, plus de deux millions d’exemplaires vendus d’un des meilleurs polars jamais édités.

    Le téléchargement n’existe que si l’on sait ce que l’on cherche. J’ai exercé les métiers de libraire et de disquaire, et dans les deux cas, j’ai fait partager à mes clients des découvertes qui m’ont été révélées par des éditeurs, qui les ont trouvées, aidées, produites, mises en forme. Rayer d’un trait de plume ce rôle pour le réduire à celui d’un simple intermédiaire facultatif, remplaçable par le seul buzz me semble bien angélique.

    Pour ce qui est de la musique, les artistes n’ont jamais autant joué en live : c’est vrai, mais qu’en est il du classique et du jazz : dans ces domaines, on est loin du compte : avec la disparition du disque, les artistes n’ont plus les moyens de se faire connaitre. C’est dans le domlaine des cultures minoritaires que les dégats se font déjà sentir : les artistes déjà installés n’ont pas de problèmes, qu’en sera-t-il des nouveaux, sans éditeurs ,ni disquaires, ni disquaires.

    Pour ce qui est d’Universal, je n’ai aucun souci, vous verrez, ils s’en sortiront ; mais les autres ?
     


  • philippe de rodat 25 février 2009 10:16

    Le livre électronique ? Les grandes surfaces de la culture vont souffrir ?
    Le problème n’est certainement pas là.

    Le livre électronique est la solution ultime pour qu’enfin le livre passe définitivement du coté des seuls marchands. La leçon du disque a été comprise. Quand est arrivé le téléchargement, le marché du disque était fragilisé par une forte concentration de l’offre, tant au niveau de l’édition que de la distribution ; une offre quasi identique dans l’ensemble des magasins avait déjà commencé à preparer la clientèle au téléchargement, à la recherche d’une diversité qui n’éxistait déjà plus dans les grandes surfaces culturelles.
    Le disque est mort du téléchargement allié à la consommation de masse.

    Le marché du livre est tout différent. Les grandes surfaces de la culture ? Elles représentent le tiers des ventes. Le réseau de 3000 librairies assure la diversité de l’offre. Protégé par la loi sur le prix unique (que devient-elle dans la dématérialisation ?), le réseau de librairies est déjà fragilisé par des marges trop faibles : le rôle du libraire est cependant essentiel : le tri dans les nouveautés, le conseil à la clientèle.

    Le marketing de quelques grands groupes remplacera ce rôle prescripteur, condamnant à court terme les libraires et à moyen terme les éditeurs indépendants. Avoir conscience de cela avant de se précipiter vers le nouveau joujou...







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