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Pierre Yves

Pierre Yves

Écolo sensible, mais pas écolo-rêveur 

Tableau de bord

  • Premier article le 08/02/2014
  • Modérateur depuis le 17/03/2015
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Derniers commentaires


  • Pierre Yves Pierre Yves 12 février 19:12

    Merci à Xana qui m’a fait voir que mon message était incomplet sur quelques points :
    - La vraie disponibilité des métaux.
    - Les possibilités de remplacement des métaux.
    - L’importance de l’énergie.

    Ce que je croyais indiscutable, est discuté. Il me faut donc ajouter des détails et des exemples, au risque de la lourdeur.
    J’apporte ici un complément à mon texte, qui se trouve également sur la page de mon site dont ce billet est issu : http://ecologie-illusion.fr/croissance_durable_decroissance.htm

    ====

    Les tensions sur les métaux sont réelles. Il faut toutefois analyser les causes.
    Ces tensions résultent-elles d’un manque prévisible de ressources ? la réponse est non.

    « Présentes sur Terre depuis sa formation, les ressources minérales (quantité totale sur Terre) dépassent certainement les besoins de l’humanité sur la durée de son existence, et les réserves (quantités accessibles avec les moyens technico-économiques donnés) dépendent uniquement de leur renouvellement grâce en particulier aux progrès des technologies d’exploration et d’exploitation. » ("Y a-t-il vraiment un risque d’épuisement des ressources ?" - 2013 - http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2185)

    « Les ressources présentes dans les trois premiers kilomètres [de la croûte terrestre] sont largement suffisantes, y compris pour une humanité à neuf milliards d’habitants. » ("Matières premières minérales : faut-il craindre une pénurie ?" - Patrice Christmann / Directeur adjoint, direction de la stratégie, responsable de la stratégie Ressources minérales, BRGM - 2013 - http://www.paristechreview.com/2013/02/12/matieres-premieres-penurie/ )

    Le problème est ailleurs. Les estimations du diagramme précédent sont données pour un coût d’exploitation admissible, c’est bien précisé... mais ce n’est pas très précis : jusqu’où va l’admissible ? Toutefois, l’idée est claire : l’épuisement des métaux n’est pas inéluctable, il peut être repoussé – à condition d’y mettre le prix ! Il « suffirait » de creuser de plus en plus profondément.

    Cela coûte. Coûte en argent... mais surtout coûte en énergie ; avec de l’énergie abondante on pourrait récupérer davantage de métaux. Mais comment avoir de l’énergie abondante ?

    Les énergies fossiles ? Ce n’est pas souhaitable, elles sont responsables du réchauffement climatique, outre qu’elles s’épuisent elles aussi.
    L’énergie nucléaire ? Elle est capable de production massive ne contribuant pas au réchauffement climatique ; un bon candidat, mais qui fait peur, à tort ou a raison.
    Les nouvelles énergies renouvelables ? Elles ne fournissent actuellement que 1 % de l’énergie consommée sur la planète et croissent moins vite que les énergies fossiles : il est douteux qu’elles réussissent un jour à fournir de l’énergie en abondance. Elles ne sont que quelques danseuses monnayant leurs charmes. Comme les danseuses il leur faut les plus belles parures, les soies et les matériaux les plus précieux. Il leur faut au minimum des métaux rares :

    « en 2013, un article publié dans Nature Geoscience proposait une analyse saisissante de l’impact qu’aurait sur les besoins en matières premières la mise en place d’une transition énergétique basée sur les énergies renouvelables.
    On y apprenait notamment que la construction des installations solaires et éoliennes multiplierait entre 2 et 10 fois notre consommation actuelle de métaux rares et de matériaux de base dans les 35 prochaines années : 10 fois plus pour le verre, de 6 à 10 fois plus pour l’aluminium, de 2 à 6 fois plus pour l’acier et de 2 à 5 fois plus pour le cuivre. » (Cité dans CNRS Le journal - Nos ressources minérales sont-elles vraiment limitées ? - l’article cité de Geoscience est "Metals for a low-carbon society")

    Les nouvelles énergies renouvelables sont très consommatrices de ressources non renouvelables !

    Il y a là un cercle vicieux.
    Il faut de l’énergie pour creuser de plus en plus profondément pour récupérer du minerai de moins en moins concentré.
    Les seules énergies acceptées par une partie des populations des pays développés, ce sont les nouvelles énergies renouvelables.
    Mais ces énergies demandent plus de métaux rares et de métaux.
    Il faudrait donc creuser encore plus profondément.
    Il faudrait donc dépenser encore plus d’énergie, et donc consommer encore plus de métaux rares et de métaux.
    Il faudrait donc creuser encore plus profondément...

    Il faudrait de l’énergie. Mais l’énergie étant elle-même un problème, ce n’est pas une bonne idée de parier sur un problème pour résoudre un autre problème.

    Il faudrait inventer autre chose. Par exemple : "et si on pouvait trouver des substituts aux métaux ?"

    Bonne idée... qui est déjà en oeuvre depuis longtemps. Déjà en 1968, la carrosserie de la Méhari était en plastique. Maintenant la fibre de carbone fait les vélos des champions. La liste augmente, il suffit de voir les offres sur Internet :

    "Comment remplacer les métaux ? Osez les composites et les plastiques haute performance«  
     »C’EST LE MOMENT DE METTRE LE MÉTAL AU REBUT«  
     »Innovative Ideas for Metal Replacement" 
    etc.

    Il faut toutefois souligner que ces solutions performantes nécessitent généralement elles aussi plus d’énergie.

    On peut aussi remplacer un métal par un autre, par exemple remplacer le cuivre (suspect de rareté du point de vue économique) par de l’aluminium (abondant) dans certains cas pour le transport de l’électricité ; sauf qu’il faut deux à trois fois plus d’énergie pour produire l’aluminium.

    Bref, la clef, c’est l’énergie. Il faut y réfléchir à deux fois, s’informer, avant de faire la fine bouche sur la seule énergie capable de production massive ne contribuant pas au réchauffement climatique ni à l’épuisement des ressources.


  • Pierre Yves Pierre Yves 8 février 09:44

    @xana

    Les matières premières.

    Vous expliquez très bien que la chimie classique ne pourra pas créer du cuivre avec d’eau et du carbone, et je suis d’accord avec vous.
    Mais je ne cherche pas à créer du cuivre ! Le cuivre, je m’en passe. C’est la différence entre votre discours et le mien, que j’ai illustré avec l’exemple du vélo, que vous avez ignoré sans y réfléchir : il serait possible de presque tout fabriquer sans métal (avec adaptations ad oc). C’est vrai pour un cadre de vélo.

    L’évolution, même si ce n’est pas le sujet de mon article.

    J’ai du mal à comprendre votre incompréhension. Vous vous accrochez à une filiation proche uniquement (chimpanzés avec près de 98% de génome commun - "nous allons voir la famille lorsque nous allons au zoo"...). Mais pourquoi refusez-vous l’ensemble de l’histoire de l’évolution ? Oui, nous mammifères, nous descendons des poissons des dinosaures, des oiseaux, et il y a des parts de notre génome qui résultent de cette histoire, (et évidemment, nous partageons le même code génétique). Je ne dis là rien de nouveau, et vous en parlez comme « d’absurdites et contre-verites ». Je préfère penser qu’il y a un malentendu quelque part, comme dans le cas du cuivre, mais je ne devine pas lequel.

    Que faire ?

    Vous proposez de décélérer, et vous avez raison. Mais en petite partie seulement. Parce que vous oubliez que les pays développés seuls peuvent décélérer, deux milliards de Terriens, mais que le reste de l’humanité, sept milliards, ne rêve que de se développer. Voyez les énormes changement en Chine sur cette page :
    http://ecologie-illusion.fr/emissions_co2_rechauffement_climatique_echec.htm

    Ces courbes montrent à l’évidence qu’il ne suffit pas que les pays développés décroissent ; il le faut, mais il faut aussi inventer pour tenir compte de l’émergence des pays émergents.
    Et je n’ai pas dit que nous y parviendrons certainement.


  • Pierre Yves Pierre Yves 7 février 20:05

    @zozoter

    Pétrole bleu. La seule solution, non ; mais il est possible que ce soit un élément de la solution. Pour l’instant c’est encore dans le bleu de l’horizon.


  • Pierre Yves Pierre Yves 7 février 19:54

    @xana

    Il y a longtemps, j’avais un vélo en acier. Maintenant il est en fibre de carbone.

    Vous êtes chimiste ?


  • Pierre Yves Pierre Yves 7 février 19:49

    @xana

    Le fond de mon article est que la croissance exponentielle est impossible. Et voilà que vous avez lu que "[je] semble croire que la croissance exponentielle de la population peut se solutionner comme par magie avec une formule chimique et un peu de génie génétique".

    Je ne sais pas écrire, ou vous ne savez pas lire.

    J’ai ajouté que la solution, si elle existe, ne peut venir qu’en allant de l’avant, en acceptant de nouvelles techniques.

    Quant au soupçon de copie, vous auriez dû vous informer, lire mon site et mon livre avant de lâcher de tels soupçons au hasard.

    Je ne comprends pas bien vos réactions.
    Vous prétendez être chimiste et vous confondez transmutation et réaction chimique.
    Et vous semblez avoir une idée étrange de l’évolution. Le code génétique de l’ADN au cœur de nos cellules est le langage universel de la vie. C’est l’espéranto que tous les êtres vivants comprennent, de la plus humble bactérie, du plus misérable ver de terre, jusqu’à l’homme. Nous fûmes autrefois oiseaux, reptiles, poissons, bactéries, et il en demeure le souvenir au cœur de nos cellules. Elles savent parler oiseau et dinosaure, mammifère et bactérie, trèfle des champs et fleur des prés.

    Et pourquoi le loup serait-il exclu de notre généalogie ?







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