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populi

un jeune francais vivant en Roumanie depuis plus d’un an.

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Derniers commentaires



  • populi 18 août 2010 16:31

    Bonjour,

    J’ai a priori a peu pres votre age et j’ai suivi un parcours identique : ecoles de commerce (pas dans le top 5) post-bac.
    Je compatis a votre situation qui je suis sur va s’ameliorer compte tenu de votre parcours.


    Apres, si je peux me permettre quelques remarques :
    - une ecole ne coute pas forcement des milles et cents , ils suffit de bien choisir !!! Les frais de scolarite que vous decrivez sont absolument realistes mais dans de nombreuses ecoles il est possible de faire un cursus apprentissage qui permets de faire payer deux annees de scolarite par l’entreprise et de touche un salaire d’environ 800 ou 1000 EUR/ mois net en tant qu’employe et non stagiaire (cotisation retraite, 13ieme mois , interessement...) et ce, quand vous etes dans l’entreprise ou quand vous n’y etes pas (j’ai fais un erasmus par exemple et continuait a etre paye pendant mon echange). Et souvent selon les resultats de decrocher un CDD ou un CDI a la sortie de l’ecole dans cette meme entreprise. C’est plus difficile a trouver mais ca change tout en terme d’experience et en termes financiers.Pour prendre mon exemple mon ecole m’a coute 26000EUR sur 5 ans , et mon entreprise en a paye directement 12000 et ma verse a titre de salaire 28000 (interessement et 13ieme mois compris). Je precise que mon apprentissage etait tout ce qu’il y a de plus classique. donc en resume faire cette ecole avec le cursus m’a rapporte in fine 14000 EUR, Ca ne suffit pas a payer un loyer+ nourriture pendant 5 ans mais vous en conviendrez, c’est deja plus rentable que la fac in fine. 

    - Je ne sais pas du tout si vous le faites deja ou pas mais souvent les jeunes diplomes cherchent de hauts salaires dans des entreprises connues et renommee. A moyens termes les PME ou encore les entreprises travaillant dans des secteurs moins glamour offrent de nombreuses opportunites pour lesquelles les candidatures sont beaucoup moins nombreuses (la logisitique en est un bonne exemple, metier dur, sans horaire et ou on « en prend plein la tete en permanence », mais qui offre des debouches)
    Alors evidement , quand on veut etre directeur communication chez Louis Vuiton, c’est peut etre moins valorisant mais a un moment donne c’est la crise, il faut s’ouvrir un peu. L’etranger offre egalement de nombreuses possibilites pour peu qu’on ne se cantonne pas a postuler en Espagne ou aux EU, pays surdemandes. (pour ma part je suis en Roumanie et travaille dans la logisitique, j’ai un salaire et des resposabilites que je n’aurais pas pu avoir dans un autre secteur d’activite et encore moins en France)

    - La crise etant la, il est vrai que les salaires proposes sont souvent bas en sortie d’ecoles la question est de savoir quelles sont les debouches. En periode de crise, les entreprises preferent recruter a bas salaire, voir si la motivation et les competences sont la, et proposer rapidement des promotions importantes avec les salaires en conscequence si tout se passe bien. Ca veut dire 3/4 ans de boulot tres dur et pas forcement bien paye mais avec au bout du compte un bon salaire et un CDI. Avoir tout tout de suite, ca n’existe pas sauf avec des pistons c’est ainsi.


    Je me permets egalement de repondre a un certain nombre de commentaires :
    -« Les ecoles de commerces ne fabriquent pas des chomeurs », dire cela est une aberration. c’est la crise et cela complique les choses a tous les niveaux de poste, il ya finallement assez peu de secteur qui recrutent encore en masse aujourd’hui. La France n’est d’ailleurs pas une exception.
    Ce que les ecoles proposent , en plus de l’Universite et outre la formation bien sur, c’est l’acces plus facile a de nombreux stages ou dans mon cas la possibilite de faire apprentissage, la construction d’un vrai projet professionel, la possibilite de se construire un reseau enorme (et la je ne parle ni des reseaux familiaux ni des reseaux d’ecoles qui peuvent exister egalement mais des reseaux qui se construisent grace a de nombreux colloques au sein du campus, une diversite dans les cursus qui permettent de rencontrer des personnes de tous les horizons et secteurs qui peuvent aider par la suite)

    Ce n’est pas une anarque mais ca ne correspond pas a tout le monde (et comme je l’ai montre ce n’est pas une histoire d’argent si on fait un apprentissage), car il ne s’agit pas de faire des stages et de suivre des cours, il faut etre pro-actif et profiter de toutes les opportunites offertes de se constituer un reseau(et il y en a beaucoup en ecoles contrairement a l’universite) . Avoir de tres bon resultats scolaires est une chose mais sans etre pro-actif a cote il n’y pas de valeur ajoutee. Il y en a une par contre si on sait profiter du suivi et opportunites offertes

    - les pistons ou l’argent des parents n’est pas l’appanage des ecoles de commerces, c’est le cas partout et c’est injuste, mais c’est ainsi. Si un ancien « boss » d’un stage passe (peut etre paye 0 EUR d’ailleurs) avait ete ravi de notre travail, et qu’on a garde contact avec lui durant quelques annees, c’est une personnes qui potentiellement pourra nous aider enormement, ne nous considerant pas comme un CV, mais comme un bon element d’entree de jeu. C’est ca un reseau et c’est souvent plus efficace qu’un diplome.

     Enfin vous trouverez toujours des gens qui ont fait de brillantes etudes mais qui ne savent pas se vendre et qui n’evolue donc pas professionellement et d’autres qui sans etude feront de glorieuses carrieres, l’exemple n’est pas la regle.

    Bien cordialement



  • populi 23 juillet 2010 11:35

    Buna ziua !

    je vis actuellement en Roumanie , depuis deux ans, et ai, pour des raisons proffesionnelles l’occasion de voyager regulierement dans tout ce magnifique pays.

    J’ai lu votre article avec une grande attention et ne peux que deplorer le fait que vous ayez raison sur de nombreux points. je serais juste plus reserve sur les suivants :

    -votre tableau est un peu trop moir concernant la nouvelle generation (« qui doit partir pour avoir une vie normale »). En effet, je la trouve pleine d’un dynamisme qui nous fait defaut en Europe de l’ouest, et beaucoup qui veulent s’en sortir y arrivent (difficilement bien sur mais tout de meme). je ne dis pas que tous les jeunes du pays sont ainsi, c’est d’ailleurs plus vrai dans les villes que dans les campagnes, mais tout de meme, l’ouverture sur le monde de la jeunesse roumaine, leur debrouillardise, leur ambition souvent, constituent a elles seules un espoir pour les annees a venir. Je ne peux qu’abonder en votre sens quand vous expliquer que l’emploi reste un sujet sensible (mais dans quel pays ce n’est pas le cas en ce moment ?) , que le niveaux de salaire, et l’etat de l’industrie nationnale est ccatastrophique, mais je crois que la jeunesse actuelle a toutes les cartes en main et surtout le desir de faire changer les choses dans leur pays. (je ne dirais pas la meme chose de la Moldavie par exemple, dont ma compagne est originaire)

    -il y a dans votre article, et ce n’est peut etre que mon interpretation, et en ce cas excusez moi, une legere nostalgie de la periode Ceausescu, ce qui je dois vous le dire me laisse un peu pantois, meme si je rencontre regulierement des roumains ayant si ce n’est une nostalgie, disons un penchant les poussant a defendre, meme a demi mots le bilan de l’epoque.

    Vous y verrez surement un ideal francais-gaucho-bobo un peu naif mais je ne peux pas accepter cette idee. QUe les personnes agees me tiennent ce discours , exasperees par les jeunes de 30 ans roulant en porshe Caiene et ne respectant plus rien, alors qu’il n’ont pas travaille dur comme eux pour une retraite de misere je peux le comprendre. mais c’est tout de meme oublier la Securitate, les peres denonces par leur fils sous la menace de la prison, et toutes ces personnes qui ne connaissait pas « la bonne personne » pouvant leur fournir un petit peu de viande, les expropriations de domicile (pour creer par exemple certains des lacs artificiels de Bucharest), les deplacements massifs de population pour les concentrer dans des immeubles construits a la va vite autour des usines afin de gagner en productivite (complex industriel de chars sovietiques de Titan par exemple)... bref, je crois que les gens a cette periode voulaient « partir egalement pour avoir une vie normale » mais ne le pouvaient tout simplement pas (et oui ce n’etait pas l’UE ! entre autre...)

    Bref je ne dis pas que les choses sont fabuleuses maintenant tres loin de la, mais je crois que, dire que les choses allaient mieux sous Ceausescu serait oublier un peu vite certains elements.

    Ce n’est que mon avis, et je ne pretant pas qu’il soit particulierement juste dans la mesure ou je ne suis pas roumain, n’ai pas vecu sous Ceausescu, et ne vis pas aujourd’hui comme les categories pauvres de Roumanie. Neanmoins tous les exemple que je cite, ma perception des choses, me viennent de mes amis roumains ici, qui apres de longues discussions, souvant poignantes, m’ont amene a cette reflexion.

    O zi buna

    Numai bine





  • populi 19 juillet 2010 11:49

    « Si M. Strauss-Kahn a des doutes, je vais lui transmettre personnellement le papier que le FMI voulait faire appliquer par la Roumanie : une hausse de la TVA de 19 à 24%, une augmentation du taux unique d’imposition de 16 à 20% ainsi qu’une réduction des salaires dans le secteur public de 20% »

    c’est interessant d’entendre cela venant du president Basescu dans la mesure ou depuis, la TVA a effectivement augementee de 19 a 24 % , la baisse de 25% des salaire dans le secteur publique est faite et la reforme du taux d’imposition est en cours...

    Comme quoi la pression du FMI est plus forte qu’il n’y parait...



  • populi 28 avril 2010 15:56

    Desole pour les innombrables fautes d’orthographe et de grammaire. Mon message a ete ecrit dans la precipitation !

    Bien a vous

    P



  • populi 28 avril 2010 13:39

    Bonjour,

    Sortant d’une de ces ESC , je sais parfaitement que le probleme des stages est bien entendu un point difficile dans la scolarite d’un etudiant. Cela etant dit il n’est pas vrai que cela est irrealiste ou stupide.
    Pour ma part j’ai eu a faire :
     un stage de 2 mois pendant l’ete en 1 er annee
     un stage de 4 mois pendant l’ete en 2ieme annee
     Une alternance sur 2 ans pour les deux derniere annee ou a defaut 2 stages de 6 mois.
     
    « pas de vacances, de l’experience » c’etait le slogan debile, mais pas totalement faux qu’on nous avait donne

    Ce que je retiens des grandes periodes de stress dites de « recherche » entre deux examens, c’est que generalement on recherche des postes qui nous interessent beaucoup mais pour lesquels aucune entreprise ne prendrait une personne aussi peu qualifiee qu’un etudiant en 1ere ou 2ieme annee (considerant que des plus experimente postule pour ces poste egalement)meme si dans la theorie , c’est tout a fait adapte

    La verite c’est que lorsqu’on cherche des postes un poil moins prestigieux /stimulant (de prime abord) on trouve tres vite. Combien d’amis se sont reves dans des services marketing de grande societe ? plein, aucun d’eux n’a trouve (sauf avec piston)

    Pour resume j’ai ete assistant chef de rayon dans une grande surface en premiere annee, assistant chef de projet la deuxieme dans une entreprise industrielle.

    Resultat j’ai pu trouver un contrat d’alternance grace a de vraies experiences. trop d’etudiants cherche du glamour. C’est tres dur a trouver, et les 90% du temps ca finit en drame a la fin des etudes, car toutes ces experience difficilement trouvees ne valent rien (le nom d’une entreprise ne remplace pas l’experience)

    Avec du terrain , pur et dur, on ne fait peut etre pas rever les gens, mais a l’arrivee on a quelque chose a raconter en entretien lorsqu’on finit ses etudes et on decroche les postes que l’on voulait depuis le debut.

    Tout ceux dans ma promotion qui ont eu des experiences terrain brutes (assistant chef de rayon en grande distribution par exemple) ont evolue (petit a petit evidement) et ont aujourd’hui tous une situation stable et enviable. ceux qui avait decrocher LE stage de reve au debut, continue dans leur entetement, et s’enferme dans des maters supplementaire et autres stages post-etudes car il n’ont pas d’experience (pas de realite du terrain, mis a part faire des cafe)

    Dites a tatiana de postuler sur des metiers ou
    -1) il y a de la demande (la main d ;oeuvre pas chere en grande distrib , c’est de l’or)
    -2) meme si ce n’est pas glamour, on apprend beaucoup (la durete de ces metiers , la vie un peu aussi)
    -3) on aura quelque chose a montrer a un recruteur par la suite.

    Cordialement

    P.

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