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ProfPortugais

  • Née le 4 août 1961 à Odemira, Portugal.
  • Formation universitaire en Langues et Littératures Modernes (Études Portugais-Français)
  • Professeur depuis 1983.
  • Professeur de Portugais à Escola Secundária Seomara da Costa Primo, à Amadora (banlieue de Lisbonne).
  • Professeur "orientador" (Supervision de Formation Initiale en collaboration avec l’Universidade Nova de Lisbonne) de 1998 à 2003.

Tableau de bord

  • Premier article le 06/12/2006
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Derniers commentaires



  • ProfPortugais 27 novembre 2006 17:24

    Absolument solidaires avec leurs collègues français, les professeurs portugais. On vit, depuis un an et demi un, un terrible cauchemar. Avec la victoire du Parti Socialiste, surgit une nouvelle ministre de l’éducation- Mme Rodrigues (Maria de Lurdes) qui, sous un voile ultra démagogique, a réussi à bouleverser l’ancien Statu de la Carrière de Professeurs. Partant d’une reforme au niveau des horaires des enfants (oui, l’école est vue comme un dépôt d’enfants pour supporter l’absurdité des horaires des parents...), elle obtient l’applaudissement de l’opinion publique qui se tourne contre les professeurs. Les Associations de Parents des Elèves, à côté de la ministre, délirent avec toutes les nouvelles mesures. On oblige les professeurs à rester à l’école pendant les heures où ils devraient travailler tranquille et silencieusement chez eux. Et qu’est-ce qu’on fait à l’école quand il n’y a pas de bureaux, quand il n’y a pas assez d’ordinateurs ? On déprime ! On a une salle de professeurs moderne, mais comme on est plus nombreux, il n’y a pas assez de chaises !!!!! comme on est nombreux, il y a trop de bruit ! Finalement, après ces heures de supplice, crevés et avec une migraine terrible, on arrive chez nous, on se jette sur le canapé et, dans un état de léthargie, on attend que cela passe. Je passe (au moins) 26 heures à l’école. A la maison, je n’ai jamais calculé le temps de travail, mais c’est beaucoup. Combien de week-ends, de soirées ai-je dépensés ? Victimes d’une stratégie bien définie pour nous liquider, nous sommes aujourd’hui les boucs émissaires de tous les maux de la société. Tout le monde se prononce sur notre carrière, du boucher au chauffeur de taxi. Obligés à travailler jusqu’à 65 ans, sans réduction d’horaire, on imagine nos cours sclérosés. On s’est réveillé un jour avec une nouvelle (on a des nouvelles de notre ministère au moins une fois par semaine...) : les parents allaient participer à l’évaluation des profs. Bravo ! J’imagine déjà les parents de mes élèves qui ont du mal à s’exprimer en portugais (école de banlieue près d’un petit quartier à grands problèmes dont les habitants sont africains et où la police a peur d’entrer...). La formation des profs sera effectuée pendant les vacances scolaires.C’est-à-dire , s’il y a un congrès le mois de janvier, on pourra pas y aller. Avec les grèves et des négociations entre syndicats et ministère, on a obtenu très peu. On oublie l’extrême stress auquel nous sommes soumis, le sacrifice d notre vie familiale (on emporte le travail à la maison et même quand on rêve, on travaille !). Le Premier Ministre et la Ministre ne parlent que du modèle finlandais. Si les Finlandais avaient une immigration comme celle qui nous franchit la porte, leurs résultats ne seraient plus les mêmes. D’ailleurs, les réalités sont différentes : la réforme des programmes et les curricula promus par le ministère et ses équipes de travail idiotes qui instaurent officiellement la facilité pour avoir des résultats de succès. Les élèves ont chaque fois moins d’autonomie, de sens de responsabilité, de valeurs, de respect pour autrui... Le niveau de connaissances et des compétences est plus bas qu’avant... Attention, collègues français, notre Premier Ministre, José Sócrates et Mme Royal seront au Congrès du PS Européen à Porto, le 7 et 8 décembre ... ils veulent lancer une campagne pour l’éducation des enfants. Ce rendez-vous nous apportera beaucoup de soucis.

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