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quartiersauvage

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  • quartiersauvage 22 décembre 2016 09:08

    La Chine possède plus d’une variable d’ajustement. Elle a déjà commencé à réorienter son économie vers la consommation intérieure soit plus d’un milliards de consommateurs, ce que traduit la hausse des prix, et à réduire ses surcapacités en production destinée à l’export.

    Autre réorientation celle d’une production de produits de base vers les produits technologiques. La Chine est passée en tête pour les machines-outils par exemple.

    En quelques décennies la Chine effectue trois révolutions industrielles.

    La route de la soie est une autre « variable d’ajustement », et les capitaux étrangers sont naturellement attirés par ces opportunités, ce qui permet de nouveaux investissements. Enfin les investissements chinois sont essentiellement orientés vers la production et non vers la rente, grosse différence par rapport à nos économies.


     En ce qui concerne le « lien d’interdépendance », « comprador » de surcroît, c’est une vue de l’esprit. Toutes les économies sont interdépendantes aujourd’hui, ça n’indique rien sur la nature de ces relations, qui est dominant, qui est dominé, quel est le sens du flux des capitaux, le rapport des échanges.

    La Chine a établi d’autres liens avec d’autres économies dans des cadres régionaux, sur le plan économique, financier, bancaire. Ce qui n’apparaît pas non plus dans l’article.

    Quand le parti communiste chinois prendra ses ordres de route à la Maison Blanche on en reparlera. Il ne faut pas raconter n’importe quoi en vertu de théories toutes faites, à un moment donné ça fait désordre.


    Le ralentissement de la Chine, ou plutôt de ses exportations n’est autre que la débâcle de ses clients. Au lieu de s’inquiéter de la santé de la Chine, il serait judicieux de balayer devant notre porte et de se demander si la polarisation sociale grandissante n’est pas à l’origine de la ruine de la consommation et de l’investissement productif.



  • quartiersauvage 22 octobre 2016 20:02

    Vous écrivez « Oui, le Monde existe bel et bien en dehors de la conscience », pour affirmer ensuite exactement l’inverse.

    « Qui oserait dire que ce concept du Monde existe pour un animal ou un arbre ? Or, ce n’est que lorsque je reconnais son existence que je commence à connaître quelque chose de lui, à savoir qu’il existe d’abord. Cette reconnaissance de son existence lui fait donc changer de statut : il passe ainsi de l’être ignoré à l’être connu, de l’être obscur à l’être éclairé par la lumière de l’entendement, du chaos au concept. Dans cette perspective, endossant immanquablement le statut de « concept », il n’a plus aucune existence autonome : il n’est que dans le cadre de sa relation à un sujet connaissant, partant, à une conscience. »

     Quelle différence existe-t-il entre le premier qui existe en dehors de la conscience et le second qui n’a plus aucune existence autonome  ? Aucune, le premier est déjà conceptualisé.

    Ensuite, que le monde existe en dehors de la conscience signifie qu’il existe indépendamment du concept qui lui a été attribué.

     

    Vous affirmez qu’il est « d’abord objet de connaissance ». Non seulement il préexiste à la connaissance mais la connaissance elle-même en est une manifestation. C’est le sujet qui définit le monde comme objet de sa propre connaissance, en sachant qu’il fait lui-même partie de cet objet. Ce processus de pensée ne modifie rien la réalité des choses par ailleurs.

     

    Le concept de monde n’existe pas pour un animal, mais présente pour lui une existence autonome, quelle que soit la perception qu’il en a. S’il voit des arbres gris, les arbres n’ont pas changé de couleur spécialement pour lui. Si vous n’entendez pas les ultra-sons ils existent quand même et l’animal les entend.

    La reconnaissance de son existence ne modifie pas le monde mais uniquement le statut que vous lui attribuez. Il n’est ni plus ni moins chaotique, c’est votre propre conception du monde qui est peut-être moins confuse. Et les concepts que vous attribuez ne modifient en rien l’existence autonome des objets qui vous entourent. Votre anthropocentrisme et vote idéalisme vous font marcher sur la tête.

     

    Vous spéculez sur l’antériorité de Newton par rapport à Einstein en imaginant un voyage des parents de Newton à la vitesse de la lumière…imaginez ce qui vous chante mais Newton est né avant Einstein, et ceci ne dépend pas de conditions qui n’ont pas existé.

     

    Maintenant, à supposer que vous puissiez asseoir Kant sur un photon, ça n’empêchera pas ses conclusions de traîner deux cents ans de retard sur l’adaptation de la philosophie à la réalité des choses.



  • quartiersauvage 15 octobre 2016 13:55

    L’impérialisme décrit par Lénine comprend deux aspects, d’une part la puissance impérialiste et de l’autre le pays colonisé. 


    Aujourd’hui les pays colonisés ont acquis pour la quasi totalité leur indépendance politique, mais l’impérialisme existe toujours et son contraire existe aussi, mais leur rapport a pris une forme nouvelle.

    La différence est que cette contradiction se place désormais sur le terrain économique, financier, juridique, etc. entre des pays politiquement indépendants. Mais l’inégalité existe toujours, c’est-à-dire la lutte contre l’impérialisme. Que cette lutte se déroule par monopoles interposés traduit simplement que le terrain de l’affrontement s’est déplacé, mais non qu’il a cessé.

    Ou bien il faudrait souhaiter que les anciennes colonies continuent leur combat avec des houes et des arbalètes. Mais on n’est plus en 1975 et il est naturel et souhaitable que la Chine et d’autres pays développent leurs propres technologies, avec des infrastructures qui puissent s’opposer aux USA et à l’OTAN. 

    Parler de relations économiques et en déduire l’unité entre les opprimés et les oppresseurs est à l’opposé des vues de Lénine 


  • quartiersauvage 8 octobre 2016 19:33

    @Bernard Mitjavile

    Passons sur Furet qui s’est illustré avant tout par ses mensonges comme son compère Stéphane Courtois. 

    En matière de philosophie, Monod est à peu de chose près au niveau de Luc Ferry, bon pour le rayon librairie de grande surface avec Barbara Cartland.

    Sa téléonomie serait « une propriété secondaire, dérivée de l’invariance, considérée comme primitive ». Derrière sa « téléonomie », un « Créateur » moderne est en coulisse. « Au commencement était le Verbe » devient « Au commencement était le programme génétique ». Or il n’y a pas d’invariance et il le démontre lui-même.

    Dans la mutation des bactéries, il décrit sans le savoir une loi du matérialisme dialectique qui n’est rien d’autre que la transformation d’une accumulation quantitative en bond qualitatif, et la transformation de la répétition en son contraire, la mutation.

    Il prétend que la nature poursuit « un but », que les cellules poursuivent un « rêve » : devenir deux cellules. Les cellules n’ont pas besoin de rêver, elles reproduisent une loi de la nature démontrée aussi par le matérialisme dialectique « un se divise en deux ». Chose qu’on peut observer dans tous les domaines scientifiques, de ses propres démonstrations sur les acides nucléiques jusqu’aux équations de Maxwell, à la polarisation des quarks et à la « superposition » quantique des photons « intriqués ».

    Monod prétend démonter le matérialisme dialectique ou plutôt ce qu’il en a compris lui-même

    « On peut certes contester cette reconstitution, nier qu’elle corresponde à la pensée authentique de Marx et Engels. Mais cela est somme toute secondaire ». Pour un scientifique ça fait désordre.

    Son collègue et admirateur Jean Piaget écrit « la position théorique de J. Monod, si antidialectique qu’il puisse la juger lui-même, revient en définitive à faire une très large part à un processus dialectique » [hasard et dialectique en épistémologie biologique]

    font la même chose que « L’objectivité cependant nous oblige à reconnaître le caractère téléonomique des êtres vivants, à admettre que dans leurs structures et performances, ils réalisent un projet. »



  • quartiersauvage 8 octobre 2016 14:14

     Ce que pensait Sartre du marxisme ne concerne que Sartre, qui n’était pas marxiste lui-même

    Contrairement aux autres philosophies qui dissimulent leur allégeance aux classes exploiteuses, le marxisme se place ouvertement sur les positions de classe du prolétariat, parce que c’est la seule classe qui ne possède pas individuellement les moyens de production et ne peut donc exploiter une autre classe.Les massacres perpétrés par le nazisme ont pour origine le pouvoir sans frein des monopoles capitalistes. Les camps de travail russes ou chinois n’ont jamais fait autant de victimes et n’ont pas tué « des dizaines de millions de personnes », vous êtes dans le négationnisme pur et simple.

    Qu’il s’agisse des équations de Maxwell, de la composition des atomes, de leurs transformations, de la double nature de la lumière et de l’ensemble des particules, de la « superposition » des photons intriqués, etc., les découvertes scientifiques confirment le matérialisme dialectique.

    Au passage, le socialisme chinois n’a pas échoué, l’économie capitaliste est sous tutelle. Elle est utilisée jusqu’à épuisement du progrès qu’elle peut apporter mais sous la direction du PCC. Et l’économie chinoise tire l’économie mondiale.

    Vous inventez que pour les marxistes l’homme n’est pas doué de raison. Le marxisme ne considère pas un Homme abstrait qui n’existe pas mais l’homme réel, dont les droits et les conceptions dépendent des rapports sociaux de production, ce qu’on peut observer dans toutes les sociétés.

    Ceux qui s’opposent aux révolutions, c’est-à-dire les classes dominantes, ont toujours été balayés ou ont fini par accepter la transformation de la société, avec ou sans marxisme et depuis la nuit des temps.

    La théorie d’Engels n’a rien à voir avec « l’évolution continue ». Le matérialisme dialectique indique que la société progresse par bonds qualitatifs au terme d’une évolution quantitative. Vous parlez de « mutations physiques et psychiques » sans en donner d’exemple ni en définir l’origine et vous inventez une « volonté créatrice » de codes génétiques dont personne n’a besoin.

    C’est le capitalisme qui n’a ni respect des droits et des libertés en privant des millions d’êtres du minimum vital. Les droits et les libertés n’ont jamais rien eu de transcendant ou bien il faudrait expliquer ceci aux esclaves.

    J’abrège, on n’a pas la place ici pour faire un cours sur le Capital ni pour reprendre vos contre-vérités et vos déformations. Visiblement vous avez étudié le marxisme dans le Reader’s Digest.

    La lutte des classes n’a pas attendu le marxisme pour exister parce que toute les classes dominantes l’ont d’abord exercée contre les classes dominées. De là prôner la « négociation » et le « dialogue », c’est obliger les dominés à se soumettre. Votre « alternative » ne sert que les puissants.

    Quant à votre « dieu » vous êtes bien incapable d’en démontrer l’existence, et ce hochet a essentiellement servi à opprimer les masses des siècles durant.

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