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Derniers commentaires

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    Par quen_tin (xxx.xxx.xxx.127) 15 février 23:27
    quen_tin

    Je vois une erreur dans cet article qui est d’assimiler la culture "internet" à la culture populaire, ce qui n’est pas tout a fait juste (voir cet article : http://novovision.fr/?Internet-est-... ).

    En résumé :
     - L’expression sur internet est le fait d’une minorité très active qui a l’illusion d’être en position majoritaire
     - cette minorité est en réalité plutôt issue des milieux aisés

    A noter que cet article ne concerne pas directement les théorie du complot, mais l’expression sur internet en général.

    Pour revenir à l’article : bien sûr on peut tout a fait analyser de cette manière la réaction des médias face aux "théories du complot", ce rejet violent de toute idée gênante, et c’est assez juste, seulement ça n’apporte aucun crédit supplémentaire à ces théories, dont la plausibilité antérieure est extrêmement faible (ce qui rend d’ailleurs inutile l’accumulation par les "militants" de détails techniques qui ne modifient en rien cette plausibilité antérieure).

    Je suis donc tout a fait d’accord avec la personne citée par l’auteur qui estime que c’est une perte d’énergie, et avec le premier commentaire qui estime que Bourdieu n’aurait pas cautionné une telle utilisation de ses concepts. Chomsky n’a d’ailleurs pas manqué lui aussi de critiquer ce "militantisme" dans l’un de ses livres récent :
    il y stigmatise ces internautes qui s’improvisent spécialistes en quelques heures et se demande pourquoi ce mouvement est finalement si bien toléré par le pouvoir américain. On rejoint l’idée d’un détournement d’énergie qui pourrait être utilisé pour une réelle critique sociale... Voir ici qq extraits sur le sujet, l’argumentaire est assez intéressant : http://www.conspiracywatch.info/Ext...

    A ce titre, voir aussi un dossier sur "Alternative libertaire" : Conspirationnisme, le boulet de la critique sociale : http://www.alternativelibertaire.or...

    Et pour ceux que ça amuse, les "confessions d’un ancien truther" : http://scepticismescientifique.blog...

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    Par quen_tin (xxx.xxx.xxx.127) 24 janvier 19:58
    quen_tin

    Non je ne crois pas que les hommes politiques doivent avoir un sens de la communauté (ce que vous appelez, vous, "être rationnel" mais qui ne l’est que si on se place d’un point de vue "au dessus de tous", pas dans une perspective individuelle). Je ne fais qu’établir un constat : ils sont élu pour ça et en ont donc la responsabilité, c’est donc eux qu’il faut blâmer si ils ne l’ont pas. Mais je ne dis pas qui doit faire quoi.

    Les dirigeants des grandes entreprises ne sont pas élus. Vous pouvez trouver qu’ils sont en partie responsables des dérives de nos sociétés, et je partage ce sentiment, mais je suis conscient que si l’un d’eux n’était pas là, un autre prendrait sa place dans la minute. Que si l’un d’eux se prenait à devenir responsable (à penser à l’environnement et au social) son entreprise perdrait en compétitivité, et qu’une autre entreprise moins scrupuleuse la remplacerait.

    Je déplore ceci autant que vous. Seulement il est important de comprendre que nous avons affaire à des mécanismes, et qu’il est vain de dénoncer tel ou tel coupable, parce immédiatement un autre prendra sa place : c’est bien le système capitaliste lui même qui est en cause, les acteurs n’y font que jouer leurs rôles.

    La solution aux dérives de ce système ne peut pas venir de l’intérieur du système, puisque l’on voit vient que nous avons affaire à une mécanique. On ne peut pas guérir ce système sans en changer les règles.

    S’il existe un moyen injuste de gagner dans un jeu, il ne faut pas blâmer ceux qui l’utilisent et compter sur la bonne volonté de tous les joueurs : il faut changer les règles. Or il se trouve que la définition des règles du jeu du monde économique est du domaine du politique. C’est donc de là que doit venir la solution.

    La question n’est pas : pourquoi Total ne respecte pas l’environnement et pourquoi Renault ne respecte pas le tissu social ?
    La vrai question, c’est : pourquoi est-on plus compétitif quand on ne respecte pas l’environnement ? Et pourquoi une entreprise se porte-t-elle mieux quand elle ne fait pas du social ?

  • vote :
    Par quen_tin (xxx.xxx.xxx.127) 24 janvier 16:11
    quen_tin

    Personnellement je suis capable de me fixer des buts en fonction de mes intérêts, de manière rationnel, de faire des choix en utilisant des critères objectifs, de mettre de côté mes émotions, de prendre du recul par rapport à une situation ou à mon environnement. Il ne s’agit pas de qualité exceptionnel, en réalité je suis persuadé que chacun de nous les possède : c’est ce qui fait de nous des êtres humains adultes et responsables. Non pas que l’environnement et les émotions n’aient aucune influence sur nous, mais chacun d’entre nous est capable, en plus ou moins grande mesure, de s’en détacher et d’utiliser sa raison. Ce que vous affirmez sur le comportement humain ne possède aucune justification scientifique : nous sommes tous, au moins en partie, des êtres rationnels.

    Du point de vue d’un individu, la maximisation du profit est un but rationnel. Elle ne l’est pas du point de vue collectif, mais ce point de vue là ne concerne qu’indirectement l’individu. Il n’y a là aucune incohérence. Un individu raisonnablement égoïste, raisonnablement altruiste ne s’intéressera que moyennement à ce que les richesses de son pays soient bien réparties. Il acceptera cette idée en tant qu’idée juste dans la mesure où ça ne l’affecte pas trop négativement. Il s’intéressera par contre beaucoup plus à voir son propre pouvoir d’achat augmenter ainsi que celui de ses proches. Ca ne fait pas de lui un être irrationnel, bien au contraire, mais seulement quelqu’un de plus ou moins dénué d’idéalisme.

    Par conséquent la redistribution des richesses ne peut pas être un but rationnel pour un individu raisonnablement égoïste, ça ne peut l’être que pour quelqu’un s’intéressant en priorité au devenir collectif, c’est à dire pour l’homme politique, dans la mesure où il assume son rôle social, celui d’oeuvrer pour le bien de tous. Et nous voyons bien, de nouveau, que les causes de la crise ne peuvent être imputées qu’aux hommes politiques, simplement parce qu’on ne peut reprocher à personne, dans un pays libre, de privilégier son intérêt propre plutôt que l’intérêt collectif... A personne, si ce n’est à un homme politique, dont c’est justement le métier, dont c’est la promesse, promesse sur laquelle repose implicitement toute élection démocratique.

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    Par quen_tin (xxx.xxx.xxx.228) 22 janvier 16:07
    quen_tin

    Autre chose : il me semble que Sapir a un discours social.

    Lors de la conférence il a développé l’idée suivante : les pays émergents n’ont pas de politique sociale aussi développée que la notre, ce qui explique les délocalisations, par un régime fiscale plus avantageux et par des salaires plus bas. Mais à moins de leur faire la guerre, nous ne pouvons pas les forcer à adopter une politique sociale comme la notre. Sapir propose donc de rétablir une forme de protectionnisme pour contrebalancer ce déséquilibre, proportionnellement à la différence entre salaires/protection sociale et productivité.

    On voit bien dans son raisonnement qu’il est favorable aux politiques sociales, même s’il ne le dit pas clairement (je pense que ce n’était pas le sujet central de la conférence voilà tout). Vous lui faites donc un mauvais procès.

    Pour finir, cette accusation d’avoir été "formé par Dassault" me semble complètement irrationnelle pour le coup, ou alors apportez nous des éléments concrets.

  • vote :
    Par quen_tin (xxx.xxx.xxx.228) 22 janvier 15:34
    quen_tin

    Pour moi ce sont plutôt les philosophes qui définissent notre irrationalité, pas les scientifiques. Ou alors j’aimerai avoir vos références.

    On définit la rationalité comme le fait d’avoir une conduite cohérente, voire optimale, avec des buts recherchés. Celle-ci dépend donc des buts fixés.

    On ne peut pas dire que la maximisation des profits, ou encore la distribution des richesses, est ou n’est pas rationnel. Ces deux choses correspondent à des buts différents, donc on peut être rationnel en poursuivant l’un ou l’autre de ces buts.

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