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Rangzen

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  • Rangzen 3 avril 2008 12:08

    Article parfois affligeant qui pêche comme beaucoup d’autres par ignorance de l’histoire du Tibet et de ses relations avec la Chine.

    Le Tibet a toujours été "libre" et parfaitement "indépendant" de la Chine que cela soit sous la dynastie des Yuan (dynastie non-chinoise mais Mongole), la dynastie des Ming (dynastie chinoise) puis la dynastie des Qing (dynastie non-chinoise mais Mandchoue). Jamais la politique intérieure du Tibet n’a été décidée autrement qu’au Tibet par le dalaï-lama, le régent le cas échéant ou le gouvernement tibétain en place (Kashag) voire l’Assemblé (Tsongdu).

    Le Tibet a fait appel au soutien militaire de Pékin en XIXème face aux agressions des Gurkhas depuis le Népal mais n’a jamais fait la guerre à qui que ce soit depuis le VIIème siècle où sa domination s’étendait jusqu’en Chine et en l’actuel Afghanistan. Les Britanniques puis les Chinois ont essayé d’envahir le Tibet au début du XXème siècle, c’est effectivement alors que le XIIIème dalaï-lama a proclamé l’indépendance de son pays et forgé le drapeau national.

    Replié sur lui-même, le Tibet, fermé aux étrangers, n’a pas alors rejoint la SDN au début des années 1920, et, lors de la création de l’ONU en 1944, son chef spirituel et temporel, l’actuel XIVème dalaï-lama, n’avait que 9 ans le pouvoir étant aux mains de deux régents rivaux plus préoccupés par leurs querelles internes que par le rayonnement diplomatique de leur pays.

    En 1950, l’Armée rouge de Mao a agressé sans aucune raison valable le Tibet au seul prétexte de sa "libération" de forces dites "impérialistes". Lors de l’invasion du Tibet, il n’y avait aucunes forces étrangères présentes sur le Toit du Monde et seulement six étrangers qui résidaient à Lhassa. Libre et indépendant de toute souveraineté chinoise ou autre, l’État tibétain émettait sa propre monnaie et ses propres passeports, prélevait l’impôt sur un territoire dont les frontières avec ses voisins étaient clairement définies, il y avait un gouvernement (Kashag) et une Assemblée (Tsongdu) ainsi qu’un pouvoir suprême incarné par la dalaï-lama fraîchement intronisé.

    La question du Tibet n’est pas de savoir si, avant son annexion par la Chine, c’était un État féodal ou non, ou si les monastères bouddhistes exploitaient des "serfs", mais bel et bien si, oui ou non, le droit s’applique au Tibet et aux Tibétains, notamment le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, le droit à l’autodétermination, toutes les résolutions de l’ONU en ce sens ayant fait chou blanc.

    Or si le peuple kosovar a bénéficié du droit à disposer de lui-même et a proclamé son indépendance, on voit mal comment, au plan du droit, le Tibet ne pourrait disposer du même droit et, le cas échéant si les Tibétains le souhaitent, de la même indépendance.

    Merci de votre attention.

    Rangzen avec Libre Opinion.







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