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Raphael Jolly

Raphael Jolly

ingénieur informaticien, j’ai travaillé dans des SSII pendant 10 ans et je développe actuellement un logiciel libre de base de données objet.

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  • Premier article le 21/09/2006
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Derniers commentaires



  • Raphael Jolly Raphael Jolly 13 novembre 2007 15:53

    Zut, mon commentaire n’a pas atterri à la bonne place. L’interface est buguée, merci de réparer.

    Pour drzz, si, le changement de titre porte préjudice au contenu. Point.



  • Raphael Jolly Raphael Jolly 13 novembre 2007 15:49

    Iran/centrifugeuses : Faut-il de l’uranium fortement enrichi pour faire des bombes ?

    Les centrifugeuses de l’Iran ont envahi les médias : un danger, si l’Iran enrichit l’uranium il va pouvoir faire des bombes à uranium.

    C’est un raisonnement aberrant. La France, quand elle a testé sa première bombe n’avait pas d’usine d’enrichissement. Sa bombe était une bombe au plutonium. Plus tard quand l’Inde a fait péter ses bombes elle n’avait pas d’usine d’enrichissement. Quant à l’Irak lorsque Saddam Hussein à la fin des années 70 a voulu sa bombe (la « bombe républicaine » par opposition à la « bombe islamique » voulue par Ali Bhutto au Pakistan) il n’a pas cherché à développer l’enrichissement.

    Il est évident scientifiquement que le plus facile pour faire des bombes nucléaires c’est de recourir au plutonium. Et pour en avoir, l’usine d’enrichissement n’est pas nécessaire, le nucléaire civil suffit comme l’a montré l’Inde. Mais il y a une autre possibilité, celle de produire le plutonium à partir de « réacteurs de recherche* ». Ils produisent des neutrons. Si on les met en présence d’uranium (voire d’uranium appauvri qu’on trouve facilement) ils le transformeront en plutonium. L’extraction sera assez facile car il n’y aura pas beaucoup de produits de fission à l’origine d’un rayonnement important. (C’était le but caché d’Osirak, vendu par la France à l’Irak).

    Ce qui est curieux c’est qu’on nous abreuve avec les centrifugeuses iraniennes alors que ce n’est certainement pas la voie que les dirigeants iraniens ont choisie (à moins qu’ils ne soient complètement incompétents ce dont je doute fort). Ce qui est dangereux en Iran ce ne sont pas ces centrifugeuses mais les réacteurs de recherche fournis sans conditions et dont on ne parle guère. Bloquer les centrifugeuses en Iran ne changera rien à la menace de prolifération.

    Bien sûr il est difficile aux nucléocrates qui veulent se justifier de ne pas être des vecteurs de prolifération, de condamner les réacteurs civils ou les réacteurs de recherche (la recherche scientifique c’est sacré !).

    Roger Belbéoch, physiciens, extrait de la lettre Stop Nogent n°115, octobre/novembre 2007.

    *Dans le monde près de 600 réacteurs de recherche et assemblages critiques ont été construits, il en reste 255 en service dans 57 pays et environ 70 % de ces réacteurs ont plus de 25 ans d’âge. (Contrôle n°128, avril 1999)

    Pour l’Iran :
    - En 1967 les USA ont fourni un petit réacteur de recherche (TRR) de 5 MW près de Téhéran, pouvant produire 600 milligrammes de plutonium par an).
    - En 1970 l’Allemagne a démarré un réacteur à Bushehr, arrêté au début de la « révolution islamique », remis en route avec coopération russe en 1995.
    - En 2004 construction à Arak d’un réacteur de recherche (IR-40) de 40 MW thermiques qui sera achevé en 2009. (Il pourra fournir 9 kg de plutonium par an).

    http://www.dissident-media.org/infonucleaire



  • Raphael Jolly Raphael Jolly 13 novembre 2007 15:43

    Message à l’intention des modérateurs : pourriez-vous ne pas changer le contenu des articles ? Je l’ai déjà subi aussi et c’est très désagréable. Merci.



  • Raphael Jolly Raphael Jolly 3 novembre 2007 20:25

    Manuel,

    Tout d’abord merci de ton effort pour garder la discussion courtoise et rationnelle.

    1/Sur les sources trop anciennes, voici par exemple des extraits de trois articles récents :

    Revue des sciences 11/07
    La Recherche no 413, L’Internet du futur
    - Echec d’un vaccin contre le Sida, p20
    L’essai du vaccin V520 du laboratoire Merck a été arrêté car il s’est révélé n’avoir aucune efficacité, ne procurant aucune protection, voire pire...

    Why I Quit HIV by Rebecca V. Culshaw
    And the leading cause of death in HIV-positives in the last few years has been liver failure, not an AIDS-defining disease in any way, but rather an acknowledged side effect of protease inhibitors, which asymptomatic individuals take in massive daily doses, for years.

    Article sur la co-infection VIH et hépatite B et C
    Variables associées à la survie Risque relatif de décès
    Mode de contamination
    Homosexuels ou bisexuels 1
    Hétérosexuels 0,99
    Usagers de drogues injectables 1,67
    Traitement antirétroviral pré-sida
    Non 1
    Oui 1,64
    Discussion
    L’usage de drogues injectables était un facteur de mauvais pronostic [6]. La surmortalité des usagers de drogues séropositifs pour le VIH est probablement liée à la fréquente coinfection par les virus des hépatites B et surtout C, à l’hépatotoxicité des traitements ARV, aux suicides et overdoses et à la difficulté de prise en charge de ces sujets souvent en situation de précarité. Le traitement ARV pré-sida était un facteur de mauvais pronostic car les patients ayant développé un sida sous traitement ARV étaient en échec thérapeutique au moment du diagnostic de sida.

    Fin de citation. On voit dans ce dernier article que le fait de prendre des antirétroviraux avant la déclaration de la maladie réduit autant les chances de survie que le fait d’être un usager de drogues.

    2/Ensuite, sur les personnes qui témoignent mais dont les propos sont copyrightés, en effet c’est révoltant. Par exemple je me suis fait retirer « HIV = Fact or Fraud » de google video, l’auteur veut manifestement se faire du fric. De la à dire qu’il est de mauvaise foi, il n’y a qu’un pas. La question reste de savoir si les chercheurs interrogés sont eux, de bonne foi. J’admet que ce n’est pas une question facile. Bien sûr il y a le nombre. L’article de Wikipedia de Tall lui-même parle de 2400 dissidents. Après il faut voir chaque cas un par un.

    J’ai fait un tel boulot récemment sur un autre sujet, celui du réchauffement. Le visionnage de La grande arnaque du réchauffement climatique m’avait presque persuadé que le réchauffement était faux. C’est en creusant abondemment que j’ai pu refaire le chemin inverse. Quand une source est de mauvaise foi, on fini par démasquer ses mensonges et l’effet est alors décuplé en faveur des thèses qu’elle essayait de nier. Bref, je sors de cet aventure conforté dans mon impression première, à savoir que le réchauffement est réel. En l’occurence sur ce cas je tombe d’accord avec le consensus officiel. NB ce n’aurait pas été le cas il y a deux ans !

    Concernant le SIDA, il se trouve que tout ce que j’ai rassemblé jusqu’à maintenant me fait pencher vers une conviction qui n’est pas le consensus officiel.

    3/Sur le fait d’aller voir les associations de lutte contre le SIDA : je connais des gens qui sont à Act-Up. Pour le moment je n’ai eu que résistance ostile : même pas envie d’aller voir les documents. Je trouve ça dommage. Je leur ai posté le documentaire exhumé par David, j’espère qu’ils le verront. Comme il sont plus au fait de certaine questions que moi, et si le documentaire contient des mensonges flagrants, ils ne manqueront pas de me le dire, et évidemment ça ne pourra que jouer en dévaveur de la dissidence dans mon esprit. Mais pour l’instant, j’attends.

    4/Sur l’accent mis sur les incertitudes : rien de spécial à dire.

    5/Sur les motivations idéologiques ou religieuses, David a dit qu’il n’en avait pas, je n’en ai pas non plus. C’est une recherche de la vérité. Si je comprends bien ta phrase « vous pourriez appliquer ce talent utile à remonter les fils d’infos qui vous ont tant parlé. Ce que vous trouverez au bout ne vous plaira peut être pas », tu veux dire que, naïfs que nous sommes, nous pourrions nous rendre compte que les dissidents sont de mauvaise foi, ont une intention de nuire, forment une secte ? De la même manière que, concernant le réchauffement, en remontant les « deniers » on tombe sur les fabricants de pétrole ?

    Hé bien, après tout, il est possible que la thèse dissidente ai été reprise à leur compte par de méchants herboristes, ennemis jurés de la science contemporaine, ou même par des chrétiens intégristes pour qui mettre une capote est un péché mortel. Mais franchement Manuel, quand tu vois Duesberg et Mullis et le groupe de Perth, est-ce l’impression qu’ils te font ? Moi non.

    Là où je confesse peut-être un très léger manque d’objectivité, c’est quand je me retrouve dans cette phrase de Rebecca Culshaw : « My entire adolescence and adult life - as well as the lives of many of my peers - has been overshadowed by the belief in a deadly, sexually transmittable pathogen and the attendant fear of intimacy and lack of trust that belief engenders. »

    Comme pour elle, ma jeunesse a été définie par la peur de l’intimité et la défiance, gachée, et si c’est à cause d’un mythe, j’aime autant le savoir.

    Pour le reste, c’est juste de la curiosité journalistique, et je ne demande qu’à être convaincu de mon erreur.

    Pour info, je rassemble mes idées, avec d’autres, dans ce document : Remise_en_cause_du_lien_entre_VIH_et_SIDA



  • Raphael Jolly Raphael Jolly 2 novembre 2007 19:48

    Tall et Manuel, vous vous figurez que nos motivations dépassent la simple curiosité et sont de nature personnelle ou idéologiques / philosophiques, à cause de notre entêtement. Vous faites fausse route. C’est uniquement la résistance rencontrée qui le provoque. Djamel Tahi dit (cf plus haut) : « j’ai été confronté à un refus total de débattre de cette question et même une certaine agressivité du fait que j’aie posé ce genre de question. C’est ce qui m’a poussé à m’interroger un peu plus loin [...] Et là, je me suis dit qu’il y a quelque chose d’important à révéler ». En bref, le b.a.ba du journalisme.

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