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René Job

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  • René Job 22 mars 2010 23:22

    Cher Calmos, quand il n’y aura plus d’école publique viable, comme les autres vous crierez à la trahison des dirigeants. Même si vous préférez l’école privée. Si les enseignants font grève depuis longtemps c’est juste qu’ils essaient depuis longtemps (aussi) d’attirer l’attention générale sur des vrais problèmes. On a dit du mal de la SNCF, RATP, EDF, GDF, LA POSTE etc et voyez où ça conduit : la privatisation et le démantèlement. ça prend juste quelques décennies pour travailler l’opinion publique afin d’y arriver mais on y arrive.

    Ensuite les privatisations et démantèlement bénéficient à quelques personnes  : cf la Russie ou le Mexique. Une oligarchie politico-financière domine grâce aux biens publics cédés pour des prunes.

    De temps en temps, il faut savoir mettre sa « haine » de côté pour voir à travers l’immédiateté des faits ce qui se passe doucement mais surement sur le long terme. Là je peux vous le dire : on a mis les Homards, les Langoustes et les Tourteaux dans une marmite qui était déjà sur le feu. La température croit lentement afin qu’on ne se rende pas compte. Mais au final tout le monde sera cuit et croqué !

    Sinon, comme une majorité, je n’aime pas les grèves catégorielles ou les corporatismes. Mais ce n’est plus ça dont il est question. L’auteur vous le dit, les syndicats ont suivi en trainant la savate.

    Un peu moins d’épidermisme. Cordialement.



  • René Job 22 mars 2010 22:59

    « On est avec moi ou contre moi » = Pompée.
    César = « Qui n’est pas avec moi, n’est pas contre moi. »

    On connait le résultat du match.



  • René Job 12 août 2008 15:18

    En complément de mon long commentaire, j’ajoute que tout cela repose sur un état d’esprit précis : la peur.
    Les décisions d’embauches française sont irrationnelles car leur fond commun concret n’est pas le besoin de l’entreprise mais la peur de la différence. Dès lors on comprends mieux les contre performances globales de nos économies sur les marchés à l’export. Comment aller vers les autres avec efficacité quand on ne maitrise pas sa propre diversité sociale ? Comment comprendre les désirs et besoins des autres quand on nie ceux d’une bonne partie de la population ? Dans un monde "ouvert", où tout ce sait rapidement, comment justifier auprès des acheteurs potentiels de tels comportements collectifs ?
    Le manque d’empathie engendre l’inefficacité économique. Empêche le frottement des différences intra et inter entreprises ; frottement générateur de nouvelles idées, de nouvelles richesses. J’ai souvent vu des gens repliés sur eux mêmes et/ou infatués d’eux mêmes. Nos conflits sociaux témoignent de nos rigidités, des crispations engendrés par la peur. Au lieu de voir le chômage comme une chance de renouvellement, nous le vivons comme une croix. Et ces mesures ne sont rien d ’autres qu’irrationnelles au sens où elles tentent de culpabiliser encore plus ceux qui sont déjà victime des peurs et rigidités des décideurs français.
    Notre patronat n’est pas vraiment libéral, il est tout simplement conservateur. Le raisonnement facile est son pain quotidien. Le chômage est le produit de cette ambiance. Le chômeur rien d’autre que le laisser pour compte du système.

    Non, ni les Danois ni les Anglais ne peuvent fournir de solutions car eux mêmes n’ont pas de tels obstacles à vaincre au préalable.

    En écrivant ces lignes, je pense à la guerre de 100ans. Nombreuses furent les défaites françaises durant ce long conflit. Pourtant, le Royaume de France disposait de nombreux atouts, un peuple nombreux, une économie capable de soutenir le conflit, des nobles très bien équipés. Mais nous essuyâmes défaites retentissantes sur défaites retentissantes. Nos élites étaient incapables de s’organiser, de vaincre tactiquement. Car toujours dans le mépris de l’autre (ici, l’anglais). Le mépris engendra la défaite et elle même la peur. C’est ce mépris qui doit être vaincu d’abord pour ensuite vaincre économiquement aujourd’hui.
    Les gens doivent être vu comme des potentiels même à l’orée de la retraite.

    La France s’en sortirait mieux en renonçant à une culture du paraître au profit d’une culture de l’être. Ne plus juger d’après des états sociaux mais d’après une dynamique sociale laquelle permettant à chacun de trouver en lui des trésors de ressources à réaliser.

    Une évalution rationnelle, je dirais tout simplement raisonnable, consisterait à se dire "qu’importe à quoi ressemble notre futur collaborateur, ce qui compte c’est ce qu’il pourrait développer au sein de notre équipe." Cela va du simple collaborateur au cadre. Ces derniers n’ont pas l’exclusive de la valeur ajoutée. Pensons à ces autodidactes finalement meilleurs que bien des titrés.

    Dans les années 70, je me souviens que les gens avaient beaucoup plus confiance qu’aujourd’hui. Ils étaient moins crispés et finalement plus audacieux.

    Ce que je dis ne relève pas d’une idéologie de droite ou de gauche, mais seulement du constat que nous autres français, nous sommes champions pour échouer collectivement. Nous culpabilisons les faibles tout en leur administrant quelques pansements pour nous donner bonne conscience. Tout cela est désuet. Il faut sortir de ce christianisme persistant et improductif. De cette culture chétienne mal digérée qui nous aliène. Soyons clair, je ne suis pas anti-chrétien, au contraire, mais ce que j’en vois à l’oeuvre nous ferme le monde. Nous fait rejeter insconsciemment ce qui est différent. C’est notre culture mais la conscientiser nous ferait du bien. On ne verrait plus un gérant de Brasserie avouait qu’il ne sait pas pourquoi il a dit non à un noir motivé alors qu’il y a du travail. L’insconscient culturel, c’est çà. On dit "non" alors que raisonnablement il faudrait dire "oui". L’irrationalité économique en France est là.

    Il me semble d’ailleurs que c’est un signe distinctif, un trait caractéristique du petit enfant que de dire "non". Une étape difficile mais qui doit être passée.

    Je me prends parfois en regardant des cartes actuelles à ce que serait la France si elle avait su donner la pleine citoyenneté aux indochinois et aux algériens. Si "Liberté-Egalité-Fraternité" avait été respecté, voyant le trait de génie contenu dans ces idées. Nous serions puissants. Nous disposerions de ressources humaines et naturelles importantes. On nous écouterait où que nous allions. Et nous ne chercherions pas à culpabiliser les pauvres, les faibles en leur collant tous les maux de la société sur leurs personnes.

    Non seulement, nous avons perdu territoires et populations. Mais aujourd’hui nous perdons des millions de français sur le territoire national lui-même. Bref la relégation est la spécialité locale. Et comble du malheur, c’est une perte énergétique considérable puisque ces gens relegués sont à la fois : dans l’alourdissement des charges sociales, dans l’improductivité en terme de travail non accompli et dans une culture de démotivation. Je ne parle même pas de ceux qui auraient pu dans des conditions sociales meilleures développer des compétences qui leurs auraient permis d’innover. Le pari social n’est pas fait.

    Dans ces conditions, je trouve qu’on attend beaucoup des conseillers anpe.

    Je fais long et il y a longtemps que je ne participais plus d’Agoravox, mais je trouve qu’en ce moment s’exprimer un peu est nécessaire. Pour sensibiliser. Sortir de la société de la peur, de la crainte, du gaspillage humain érigé en culture d’Etat.

    En dernier lieu, je pose qu’il est clair qu’un raisonnement micro-économique appliqué et démultiplié par duplication analogique par les agents peut être destructeur collectivement à terme si la dimension sociale (au sens d’environnementale) n’y a pas été intégrée dès le départ comme donnée de calcul basique.
    Dans mon calcul, je dois intégrer sans concertation (décider, c’est prévoir et risquer) ce que prévisiblement mon comportement ainsi déterminé produira globalement si répété par mes concurrents et mes pairs dans chaque secteur. Je dois donc envisager l’effet global sur la société (qui est aussi mon support de vie) de ma décision en apparence minime. Le calcul égoïste est le plus court chemin vers des lendemains difficiles. Ainsi, je pense que nombre de quinquagéneraires sur la touche doivent aujourd’hui regretter leurs décisions d’hier. Sans le savoir, ils préparaient leur propre exclusion du système. Combien d’entre eux ont du dire "non" quand il fallait dire "oui" ? C’est aujourd’hui dans leur impuissance qu’ils doivent comprendre, enfin, leur bêtise de jeunesse.



  • René Job 12 août 2008 04:55

    Pourquoi un tel dispositif ne peut pas fonctionner ?

    1/ Nos économies sont globalement en sous activités. En effet la création d’emploi et liée à la création de richesses laquelle est liée aux emplois : le producteur est aussi le consommateur. Verser des salaires, c’est aussi créer directement ou indirectement son propre marché avec des clients à satisfaire.

    Il existe environ 500.000 offres d’emplois non pourvues pour la France. On pourrait croire que les français ne veulent pas travailler, ne veulent pas se qualifier.... et pourtant ce n’est pas le cas !

    La réalité, c’est que nombre d’emplois ne sont pas pourvus pour de mauvaises raisons économiques : la discrimination. Et oui, c’est tout bête.

    Les femmes avec enfants, les jeunes, les "vieux" (notion sans cesse en évolution), les handicapés, les laids, les gros, les maghrébins, les noirs, les syndicalistes.....ne sont pas dignes d’accéder aux emplois.

    On a donc une situation construite de toute pièce. Ces emplois engendreraient de la valeur mais on préfère ne pas les pouvoir plutôt que d’avoir un candidat(e) indésirable.....bref ce comportement est anti économique au sens ou on "paie" (chez l’entrepeneur par perte de création de richesse) pour attendre le candidat(e) idéalisé.

    Pendant ce temps, on "paie" aussi ces personnes puisqu’elles vivent des revenus sociaux faute de travail rémunéré.

    Résultat, on paie globalement des deux côtés : entrepreneurs et Société.

    Les employeurs se plaignent du manque de "volonté " des candidats et font pression sur les pouvoirs publics pour obtenir des aides de toutes sortes en se faisant passer pour de bons samaritains : subventions d’implantation, marchés publics, emplois aidés totalement exonérés des charges sociales à des prix imbattables, les gens n’ayant déjà plus trop le choix. Car contrairement à des idées reçues, mieux vaut un contrat au smic que les minima sociaux. Bref la pression est déjà là. Mais nos entreprises se mettent elles mêmes en difficultés. Payer des bas salaires augmente artificiellement la productivité mais ne crée pas de consommateurs..... les marchés stagnent et seuls des "trucs" juridico-comptables et des manoeuvres d’externalisation donnent l’impression d’une "croissance".
    Ne parlons même pas des pertes de savoirs au fil du temps.

    Mais tout cela vu de l’entreprise est parfaitement logique car du point de vue du calcul économique, il est rationnel et raisonnable d’agir ainsi. A l’exception du non recrutement des personnes discriminées. Mais çà, on ne le calcule justement pas. C’est pourtant là qu’est l’irrationnel.

    Exemple de ce que peut faire un handicapé : Stephen Hawking (Google is my friend) .

    Donc ce point fait comprendre qu’on ne forcera pas l’employeur passant une annonce à embaucher quelqu’un dont il ne veut pas. Si la personne n’a en plus pas d’expérience, pas de formation ou quelqu’autre biais qui lui permet de dire "non", il ne s’en privera pas. Un autre biais peut être justement la distance : le temps de trajet est fondamental : l’employeur craindra que son employé n’arrive pas à l’heure du fait de la distance, des heures, des encombrements et de la fatigue. Tout ce qui implique des pertes de productivité, de la perte de qualité dans la production etc...... Bref, aucune raison de prendre le moindre risque. L’entrepreneur gère les risques et là....il y en a une accumulation. Sans parler du principal : la motivation inexistente. Contrairement à ce qu’on croit, "l’esclave" doit se croire libre pour être utile.

    Résultat, toutes ces mesures ne changeront rien à la situation présente sinon de démontrer la bonne volonté des gens. Mais on sera obligé de leur servir encore des revenus sociaux.

    2/ L’autre raison qui rend ce système inopérant : c’est que les entrepreneurs s’en fichent. Aujourd’hui, ils veulent être libres. Complètement libres. Pas question de s’attacher des employés à vie. Le terrain de jeu pour un bon nombre est la planète. Même s’ils n’y arrivent pas, c’est quand même leur horizon. A défaut de réussir à l’export, de s’implanter à l’étranger, on pourra toujours developper l’activité localement puis revendre la structure à une firme internationale fonctionnant en réseau modulaire. Bref, c’est la vente de l’entreprise en soi qui est visée. On la développe suffisamment puis on la vend au meilleur prix.

    Mais pour se faire, le nombre d’employés doit rester bas et eux mêmes dans leur composition ne doivent poser aucun problème particulier. Les emplois doivent tous être justifiés et hautement rentables. Pensons aux dernières dispositions sur le temps de travail des cadres (ingénieurs, architectes, commerciaux, juristes, compatbles etc...). Donc très peu de salariés à faible ou moyenne qualification. Pas de salarié posant problème (revoir le point 1/). Une structure souple fonctionnant avec l’externalisation et les NTIC.

    Dans cette "ambiance", je ne vois pas où est la place des chômeurs. Vous m’objecterez : le bâtiment, la restauration, l’agriculture. Je répondrai : ces secteurs fonctionnent notoirement avec du travail au noir. C’est ce qui les rend encore compétitif. N’oublions pas que payer même au smic la main d’oeuvre des chantiers (charges payées bien sur) reviendrait à monter directement le prix des chantiers publics donc réduirait les capacités de réalisation des collectivités publiques sauf à monter les impôts.....
    Bref nous baignons en pleine hypocrisie du fait des contraintes contradictoires qui lient les décisions politiques et les décisions économiques.

    Pour toutes ces raisons : je ne crois pas que les gens retourneront au travail dans des emplois qui ne leur correspondent pas sauf une minorité. Mais au total, çà ne changera rien. Ce qui changerait quelque chose ne peut pas venir de l’Etat ou d’une mesure politique de ce type : çà serait la prise de conscience des pertes économiques lourdes engendrées par le refus d’embaucher les gens pour de mauvaises raisons.

    La discrimination et le travail au noir sont à mon sens les deux vrais problèmes à résoudre.

    Pour l’instant, les "vieux" partent à la retraite de force alors qu’ils pourraient être productif et vivre mieux. Les français noirs ou maghrébins sont souvent démotivés et amers. Beaucoup ne peuvent vivre régulièrement de leur capacité de travail. Les handicapés idem (cf Hawking). Les femmes sont souvent sous payées et même cadres ont des carrières moins rémunératrices sans compter quelles ont encore du mal à accéder aux fonctions dirigeantes dans de nombreuses structures.

    Je ne pense pas que dans une économie mondialisée et modularisée avec des pratiques de discriminations fortes les offres anpe puissent remédier au chômage. C’est une illusion en ce qui concerne la France.

    Le gouvernement a versé dans le discours patronal factice sans réaliser que ces décideurs avaient éventuellement des intérêts et des comportements qui allaient à l’encontre de ce qu’ils déclaraient.

    Si nous étions anglais de mentalité, ces phénomènes ne compteraient pas. Chez eux, la couleur, l’origine sociale, l’expérience, la formation ne compte pas autant voire pour les discriminations pas du tout.

    La France a un problème économique majeur lié à sa mentalité eugéniste déniée. Les solutions des autres pays ne seront donc pas forcément applicables chez nous sans la prise en compte sérieuse de cette question car elle constitue, me semble t il un obstacle invincible au changement.

    Vous remarquerez que les discriminés ont tous comme dénominateur commun de passer pour des gens moins "rapides" moins "disponibles" moins "adaptés" pas "comme il faut idéalement".

    Le jeune n’est pas rapide car ses savoirs sont souvent incertains. Idem pour un débutant à n’importe quel âge. La femme mère de famille n’est plus disponible. Le noir et le maghrébin passent pour des gens aux comportements inadaptés. L’handicapés manque de rapidité et suppose des aménagements dans le travail (=dépenses). L’obèse passe pour quelqu’un qui se fatigue vite (pas assez rapide). Le "vieux" comme" l’obèse" est en perte de vitesse asymptotique. Au fond dans cette logique "productiviste" qui conduit à de l’eugénisme, seule la figure du "laid" est véritablement révélatrice puisque restant inexpliquée autrement. Je ne parle même pas des compositions de critères.

    Pour finir, la seule mesure qui pourrait émaner du gouvernement et qui détendrait les marchés de l’emploi serait de permettre aux gens de négocier à l’amiable les fins de contrat. Le tout sans perte des droits sociaux (assurance chomage etc). On fludifierait les marchés et peut être que les employeurs prendraient quelques risques. Toutefois çà reste hypothétique. On réduirait au moins les conflits.





  • René Job 17 novembre 2006 16:40

    Pour compléter le discours d’Argoul :

    Ségolène et Sarkozy sont des phénomènes normaux.

    Pour quelles raisons :

    - Fin de la société Industrielle donc fin de l’encadrement syndical des « masses » ;

    - Fin de la guerre froide : une idéologie en a vaincu une autre : libéralisme versus communisme. Je rappelle que le mot « capitalisme » est le mot communiste pour désigner le libéralisme classique ;

    - Fin de la guerre froide donc retour aux modèles historiques et notamment « nationalistes » et « religieux » ;

    - Fin de l’instruction civique à l’école : absence de connaissances sérieuses sur les institutions et leur histoire ;

    - Généralisation des études du second degré générale/technologique/Professionnelle mais rejet des enseignements abstraits type « philosophie » ;

    - Emergence de la société de consommation : le pouvoir d’achat tient lieu de prisme de réflexion. Notamment la capacité à jouir du monde par l’intermédiaire des produits marchands ou non. Donc l’individualisme et le libéralisme triomphent dans la vie quotidienne ;

    - Emergence d’une société de l’information : on baigne dans des flots de messages invitant à encore plus consommer ;

    - la vie des associations politiques est une vie électoraliste et partisane : recul du débat et de la conscience politique : seul l’accès au pouvoir compte. Les moyens utilisés sont sans importances. Corollaire de l’obligation de résultat (productivisme).

    - Apparition de nouvelles formes d’engagements : les ONG par exemple.

    - Volonté quasi-explicite des dirigeants de gauche à ne pas appliquer une politique de gauche. Phénomène « européen ». en Amérique Latine la gauche prend un chemin pacifique et solidaire. La cohésion sociale d’abord, l’enrichissement personnel illimité après. Et çà marche (évidemment). Historiquement les sociétés les plus puissantes sont des sociétés de classes moyennes ou les riches et les pauvres sont très peu nombreux. On maximise ainsi la mobilisation des énergies. « Energie » qu’on ne sait d’ailleurs souvent pas gérée. C’est çà qui est à l’origine des échecs sociétaux.

    - dernier point la « volonté des gens de gauche » à ne pas appliquer une politique de gauche découle de l’ambiance culturelle nationale (et européenne). Dans toutes les écoles, on apprend la Théorie économique du libéralisme classique depuis des décennies. Le monétarisme version plus récente a été récité tel un catéchisme. Et les totalitarismes des gauches mondiales a détruit tout contre-modèle efficace. On réfléchit à partir de réseaux conceptuels précis. Ces gens ont été formatés de telle sorte que leur niveau de créativité est quasi-nul. Le résultat « normal » étant une conversion intérieure au libéralisme. Tout cela n’est que le résultat d’un conditionnement social opéré dans nos propres écoles. Qu’apprend on à l’Ecole : à gagner sa vie : à transformer son savoir en argent le plus rapidement possible. Les valeurs sont secondaires. C’est un luxe ou un loisir. Nos personnalités politiques de gauche ont fait « carrière », c’est tout. Aucun n’est « employé » ou bien « ouvrier » ou « artisan » ou « commerçant » ou « entrepreneur » : aucun ne vit dans l’insécurité. Les idées de gauche : une coquetterie qui donne bonne conscience. Le « peuple » vote ou Le Pen ou Sarkozy ou dégouté de l’ensemble s’abstient.

    A affiner et à raffiner.

    Les visions de Ségolène et de Nicolas sont des visions syncrétiques où tout se mêle contradictoirement (et sophistiquement) sur fond de libéralisme. C’est çà leur dénominateur commun.

    Et de modèle économique, la gauche n’en a pas. il n’y a en ce moment aucun choix....sauf pour moi ( smiley). Et les grands discours ne sont pas électoralement « vendeurs ».

    Argoul à l’envie d’écrire tant mieux. De plus, il est structuré.







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