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Herbert Sogno

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  • Par Herbert Sogno (xxx.xxx.xxx.203) 30 avril 2010 08:50
    Herbert Sogno


    Bien cher Avis,

    Reprenons point par point :

    Sur l’importance, ok, on diffère ; mais ne dites pas que ça ne m’affecte pas ; comme je vous l’ai maintes fois fait savoir, je n’y suis pas indifférent. L’âme d’une race vit dans le coeur des hommes qui l’entretiennent ou qui l’admirent. Elle n’a pas de ressenti propre ; c’est pourquoi, pour reprendre le paradoxe souligné par Actias, j’opte pour arrêter de torturer à mort des taureaux, quitte à ce que leur race s’éteigne plutôt que de continuer cette boucherie, fût-ce même pour préserver leur race. Et je rajoute encore une fois que je suppose qu’elle serait maintenue à flot à titre conservatoire, bien que sans certitude.

    Pour la suite, je suis surpris de votre étonnement. Comme je vous l’ai rappelé, je n’ai pas évoqué le thème d’égalité des crimes dans le raisonnement développé dans mon 3ème volet, parce que c’est inutile. Néanmoins mon point de vue transparait clairement dans son introduction et je m’attendais d’ailleurs à ce que vous le mentionniez. Lorsque j’ai affirmé la difficulté ressentie par les antis à se retenir de traiter les afi de nazis ( j’ai rajouté radicaux à anti dans la version de l’article que je compte publier dans le post ) , j’ai terminé l’explication par " pour eux c’est non seulement la même démarche, mais rigoureusement la même action " ou à peu près.

    Comprenez bien ce que vous souhaitez valider.
    Qu’est-ce qui fait que la plupart des gens n’accordent pas la même valeur à la vie d’un homme et à celle d’un animal sujet - ou sentient, genre mammifère placentaire de forte corpulence pour être incontesté  ? C’est qu’un homme, vous pouvez l’inviter à table et vous payez un bonne tranche de rigolade, devenir son ami, l’épouser, faire des enfants avec ou lui devoir un monument de la physique du genre de La Relativité Générale ( j’ai pris l’écrit d’un juif, c’est vous dire si je m’attendais à ce que vous rebondissiez sur mon introduction ). Or même avec le plus vif des chimpanzés, à part devenir son ami, vous ne pouvez rien faire de tout ça. Tout simplement parce qu’il y a une échelle de potentialité - un peut comme le gradient d’altérité, mis à part que celui-ci est centré sur soi.
    Seulement décréter qu’à une échelle de potentialité correspond ( on parle de bijection en mathématiques ) une échelle de valeur de vie, c’est cautionner que le manutentionnaire inculte mérite moins de vivre que le savant génial, ou le trisomique autiste que le manutentionnaire, etc.... Or une des grandeurs de l’humanité est justement d’affirmer que ce principe est non seulement immoral, mais monstrueux, abjecte et bani sans appel.
    Mais on refuse d’étendre cete disposition spirituelle à l’animal sentient à cause d’une part d’une tradition millénaire de son exploitation, et du refoulement qu’on en fait dans son altérité, que ce soit par défaut de perception ou souci de justification.

    Mais évidemment, pour moi, la vie d’un animal sujet n’a pas moins de valeur que celle d’un homme, précisément parce que je suis un homme cohérent. Ce qui fait la valeur d’une vie ( au sens qui s’oppose à la mort ) , c’est l’attachement sentient de son bénéficiaire à la conserver. Et là, nous sommes tous égaux.

  • Par Herbert Sogno (xxx.xxx.xxx.203) 29 avril 2010 09:52
    Herbert Sogno

    Désolé d’être stupide mais vous vous trompez par paresse de votre réflexion ; au contraire, tout est lié et c’est parce que ça ne saute pas yeux que je brûlais d’écrire cet article, auquel je n’attribue pas du génie, mais du fond et de l’importance. Tout est déjà dans le texte et ce qui fait sa longueur vient de ma volonté de bien expliquer mais je veux bien recommencer pour vous : une société vit suivant des valeurs plus ou moins consensuelles, plus ou moins fluctuantes, et qui s’influencent mutuellement les unes les autres en fonction des médias, des crises, des corporatismes en conflit, des forces au pouvoir etc...
    Maintenir la corrida dans le statut d’activité anodine affecte dans l’inconscient collectif à l’animal une image d’objet sur lequel on a droit de mort sans compter, puisque même sans objet utilitariste, il est imposé comme loisible de lui infliger cette mort avec souffrance. L’acceptation, la revendication et l’affichage de cette image sont très démobilisantes pour les sociétés, dans l’émancipation et la fructification des pauvres et faibles fibres qu’elles recèlent qui se débattent pour empêcher la disparition du patrimoine naturel. Dire stop à la corrida, c’est aussi affirmer : le vivant non humain compte pas pour du beurre ; ça participe d’une prise ce conscience collective, d’une valorisation de la vie dans le non humain.

    Pour le 3è volet, comme vous l’avez certainement compris sans le reconnaitre, j’ai évoqué les justes pour introduire la notion d’altérité, biais par lequel je définis le mal par un de ses aspects les plus importants. Il n’y a pas de comparaison, mais un raisonnement. Je n’ai pas cherché pas à définir une échelle du mal et placer deux crimes sur un même barreau de cette échelle. La seule gradation que j’ai introduite est celle de l’altérité dans le cercle d’empathie avec l’animal sensible à son extrêmeité, qui de fait incarne au mieux l’altérité.

    Et je cèderai pas à votre sophisme de choisir entre la peste et le choléra.

    Je considère bien que vous m’avez peut-être taxé de stupidité avec un peu de rancune parce que j’ai évoqué vos énormités mais je vous rappelle que vous avez présenté l’audacieux talent de conclure de mon article, et de votre incurable tentation de me faire aboutir à des contradictions que je serais contre la protection des espèces par l’homme ( sic ! ).

    Mais je ne voudrais pas qu’on s’enfonce dans un dialogue de sourd et me réserve le droit, selon son contenu, de vous laisser le dernier mot - profitez-en bien.

  • Par Herbert Sogno (xxx.xxx.xxx.203) 28 avril 2010 20:33
    Herbert Sogno

    Oh nan là j’peux plus là. d’abord cette conversation commence de plus en plus à ressembler à un tchat privé hors sujet, et puis trop d’énormités j’peux plus.

    Je suis raid dingue de tous les animaux domestiques et n’aspire qu’à leur permettre la chance d’une vie d’animaux de compagnie. Si vous savez à quel point les artyodactyles peuvent être affectueux. Et je me bats au quotidien pour que l’homme protège des espèces, en particulier celles menacées d’extinction. Mais je suis pour la protection de toutes les espèces sans exception ; l’homme n’a pas conçu d’espèces mais des races, encore que la pression de sélection qu’il exerce malheureusement commence à faire émerger ce qu’on appelle des variétés ( en dessous de la sous-espèce ).
    L’homme est aussi un génie ( au sens pas seulement un monstre ) vous avez raison et il a eu celui talentueux de constituer un patrimoine très riche et varié de races parfois fabuleusement fascinantes, dont je ne souhaite la disparition d’aucune, lesquelles ne sont pas prêtes de menacer d’arriver. Mais dans tous les cas, ces races artificiellement créées en quelques siècles sans représenter d’espèces nouvelles ne peuvent avoir la même "précieuseté" que les espèces confinées dans la faune sauvage qui sont l’héritage de 3 milliards d’années d’évolution et qui ont mis des millions d’années à se différencier. Ce patrimoine là a une valeur infinie, il n’est pas réssucitable.

    Mais je vous en prie, arrêtons-nous là. On est loin des questions sur l’opportunité de dépeindre la corrida comme un triple symbole, vous ne croyez pas ?

    Je ne voudrais aucunement être impoli ni déplaisant, mais je ne répondrai plus en dehors de ce sujet. Merci de votre compréhension. ( et de préférence plutôt demain si vous tenez à relancer le débat sur ce thème ).

  • Par Herbert Sogno (xxx.xxx.xxx.203) 28 avril 2010 19:11
    Herbert Sogno

    Je suis une personne cohérente et la lecture de mon article vous confirmera que je suis végétarien. Pour le mot biodiversité, je n’ai pas de point de vue, j’utilise juste la définition du mot ( bio signifie vie et biodiversité diversité du vivant, pris dans sa dimension temporelle qui sous tend l’histoire de la vie, c’est-à-dire des espèces crées par la nature, mais ne nous aiguillonons pas pour des mots, maintenant que les malentendus sont dissipés ).

    Vous pouvez être certain sans 1 ppm ( partie par million ) de doute sur le fait que le taureau souffre de chaque blessure. Les différences quantitatives et non qualitatives du système nerveux n’ont pour seul résultante que ses moindres capacités cognitives ( mémoire / raisonnement ) : pour le reste tout est identique. Un éthologue a d’ailleurs récemmement conclu une étude des expressions faciales et gestuelles des taureaux dans la corrida ne laissant pas de place au doute sur ce point.

    Encore une fois, au salon de tout ce que vous voulez, ce sont les individus qui peuvent m’attendrir, non les races ; il est vrai que certaines d’entre elles cultivent un esthétisme remarquable ( comme les taureaux de combat par exemple ) mais ce critère n’a pas de valeur d’élection à la pérénité, seulement d’admiration éphémère. C’est pour des raisons d’attachement conservatoire que je préfère ne pas les voir disparaitre, si c’est possible.

  • Par Herbert Sogno (xxx.xxx.xxx.203) 28 avril 2010 18:04
    Herbert Sogno

    Et c’est très louable à vous, je vous remercie pour vos belles intentions et c’est bien dans le sens que vous instituez que je vous ai sans agressivité qualifié de pro-corrida ( le mot corrida provient d’un mot qui signifie courir, et les corridas sans mise-à-mort existent déjà et s’appellent des corridas mais ne nous aiguillonons pas pour des mots ). Répondez plutôt sur la question de blesser l’animal ou pas. S’il affronte un picador, un taureau devra forcément être abattu car les blessures infligées sont le plus souvent irréparables sans intervention. Les seules corridas acceptables ( au sens de tolérables, et tant que je suis très loin de la scène ) à mes yeux sont des corridas sans aucune blessure, comme avec les vaches landaises, même si on diversifie les jeux en les adaptant à de puissants taureaux.
    Mais évidemment, dans l’absolu, je suis contre l’élevage d’animaux à des fins de servitude. Sachant que de 2 maux je préfère le moindre, vous avez mon point de vue.
    PS : je ne vous lis pas en diagonale.

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