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Rochonen 1955

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  • Rochonen 1955 15 septembre 2008 23:35
    Le questionnement que vous formulez est fort simple. Faut-il craindre l’inexorable montée du fondamentalisme islamique dont les valeurs sont bien loin des idéaux de nos sociétés et pour la contrer peut-on s’allier, au moins pour ce combat, avec ceux dont nous ne partageons pas les valeurs spirituelles ? Et ce ralliement de l’Église catholique dans ce combat, inciterait Corneille à se répéter : « Nous partîmes cinq cents et par un prompt renfort nous nous vîmes cinq mille en arrivant au port. »
    Si nous avons besoin de ce prompt renfort n’est-ce point parce que nous n’avons plus de repères d’idées ? Où sont les joutes intellectuelles entre les Sartre et les Aron , ou d’autres, ? Si le Pape s’empare de la Raison et se l’approprie, c’est que nous lui laissons le champ libre.
    Recroquevillés, nous n’osons plus le vrai débat philosophique. La religion nous apparaît comme un prêt-à-penser acceptable. Le Siècle des Lumières, dont nous savons parfois nous enorgueillir, me semble bien loin.
    Je persiste à penser que le combat contre le fondamentalisme, il n’est pas qu’islamiste, passe par l’aspiration à connaître. Face au monde dans lequel nous sommes, il faut se poser la question du sens, exprimer une volonté de savoir, être capable de s’étonner et de douter. Il nous faut retrouver la Philosophie où, nous, sujet, engageons une responsabilité. Notre République permet le débat d’idées, notre responsabilité est de servir la Raison : si vous ne croyez pas en Dieu, croyez en l’Homme.

  • Rochonen 1955 15 avril 2008 23:46

    M. Villach,

    Dans votre témoignage je relève deux phrases : "Seulement les peuples vont à leur pas. Il est vain et même dangereux de vouloir le leur faire accélérer." Très curieusement, à leur lecture, il me revient quelque chose que j’ai entendu il y a quelque temps déjà : "Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. ... Jamais l’homme ne s’élance vers l’avenir. Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin." ( citation ne vaut pas approbation ). Je sais que ce rapprochement est surprenant voire provocateur, mais est-il de la nature de certains peuples de progresser lentement dans l’histoire, sans pour autant comprendre cette lenteur comme qualité négative.

    Chacun de ces pas, lents ou rapides, ont la même valeur ; la vraie question est : vers où mènent-ils ? Il y a effectivement l’aller et le retour ou l’aller simple ... 

    Nous pouvons peut-être écouter Césaire. (Extrait de Cahier d’un retour au pays natal)

    ô lumière amicale
    ô fraîche source de la lumière
    ceux qui n’ont inventé ni la poudre ni la boussole
    ceux qui n’ont jamais su dompter la vapeur ni l’électricité
    ceux qui n’ont exploré ni les mers ni le ciel
    mais ceux sans qui la terre ne serait pas la terre
    gibbosité d’autant plus bienfaisante que la terre déserte
    davantage la terre
    silo où se préserve et mûrit ce que la terre a de plus terre
    ma négritude n’est pas une pierre, sa surdité ruée contre la clameur du jour
    ma négritude n’est pas une taie d’eau morte sur l’œil mort de la terre
    ma négritude n’est ni une tour ni une cathédrale

    elle plonge dans la chair rouge du sol
    elle plonge dans la chair ardente du ciel
    elle troue l’accablement opaque de sa droite patience.

    Eia pour le Kaïlcédrat royal !
    Eia pour ceux qui n’ont jamais rien inventé
    pour ceux qui n’ont jamais rien exploré
    pour ceux qui n’ont jamais rien dompté

    mais ils s’abandonnent, saisis, à l’essence de toute chose
    ignorants des surfaces mais saisis par le mouvement de toute chose
    insoucieux de dompter, mais jouant le jeu du monde
    véritablement les fils aînés du monde
    poreux à tous les souffles du monde
    aire fraternelle de tous les souffles du monde
    lit sans drain de toutes les eaux du monde
    étincelle du feu sacré du monde
    chair de la chair du monde palpitant du mouvement même du monde !
    Tiède petit matin de vertus ancestrales

    Sang ! Sang ! tout notre sang ému par le cœur mâle du soleil
    ceux qui savent la féminité de la lune au corps d’huile
    l’exaltation réconciliée de l’antilope et de l’étoile
    ceux dont la survie chemine en la germination de l’herbe !
    Eia parfait cercle du monde et close concordance !

    Écoutez le monde blanc
    horriblement las de son effort immense
    ses articulations rebelles craquer sous les étoiles dures
    ses raideurs d’acier bleu transperçant la chair mystique
    écoute ses victoires proditoires trompeter ses défaites
    écoute aux alibis grandioses son piètre trébuchement
    Pitié pour nos vainqueurs omniscients et naïfs !

    _____________________________________________________

     PS perso : J’ai écrit au "nénuphar".

     

     

     

     

     

     

     


  • Rochonen 1955 4 avril 2008 13:38

    M. Paul Villach, (Réponse au P.S.)

    Le choix du pseudo n’est pas dû au hasard. La rue à laquelle vous faites allusion fut la première de mon existence, donc ...


  • Rochonen 1955 4 avril 2008 09:51

    M. Paul Villach,

    Il est une question essentielle dans ce débat : Quand, à partir de quel(s) critère(s), je puis considérer que je ne me trompe pas en déclarant : "Je ne me trompe pas en affirmant que ceci est vrai." ?

    Travaux pratiques : Si on passe au crible du doute méthodique toute la somme d’informations qui nous est livrée actuellement sur le réchauffement climatique, ses origines, ses conséquences, ses remédiations, sachant que sur ce sujet, médias, politiques, scientifiques etc ... (à l’exception peut-être de Cl. Allègre) font preuve d’une remarquable unanimité, qu’en ressort-il ? qui commande pour agir (ou ne pas agir) l’urgence supposée ou le doute qui nourrit la réflexion ?

    Pour conclure :

    Trop de questionnement ne tue-t-il pas l’action ?

    La vie, sous peine de rétrograder vers un conservatisme figé et sans espoir, est une prise de risque permanente.

     







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