La rémunération monétaire est un formidable instrument de liberté puisque, en principe, elle donne à chacun, et non pas à l’état, la possibilité de négocier et d’apprécier la pénibilité et la valeur ajoutée d’un travail notamment. A contrario, un système sans argent, donc sans instrument d’évaluation et de négociations des biens et des services par les individus, nécessite la mise en place d’autres systèmes de régulation organisés, comme vous le suggérez dans votre article, par une instance supérieure, qui évalue et répartit elle même les besoins avec tous les risques de concentration abusive des pouvoirs que cela implique et bien connue sous le nom de communisme avec les résultats en terme de démocratie et d’efficacité économique que l’on connait. Plus sérieusement, ce système existe déjà et rien ne vous empêche d’y adhérer : ce sont les SEL, systèmes d’échange locaux. A ma connaissance, j’y ai vu beaucoup plus de personnes prêtes à échanger des cours de guitare et de cuisine que de personnes disposées à m’offrir de récurer mes toilettes ou à me donner leur voiture. Quand à la fameuse gratuité sur internet et l’open source : si elle est intéressante, rien de gratuit dans tout cela : la plupart des logiciels open source intéressants et nécessitant de gros investissements humains et capitalistiques (firefox, open office ...) sont en fait largement financés par de grandes entreprises et/ou produits par des instituts universitaires dont les moyens humains et matériels sont eux meme entièrement financés par la collectivité. l’argent, comme la démocratie, n’est pas exempt de nombreuses dérives, qu’il faut évidemment combattre, mais en l’état, je ne vois pas de meilleurs système capable de réguler les relations économiques, donc humaines, donc politiques. L’utilisation de l’argent comme instrument de pouvoir et de domination n’est pas liée à l’outil lui-même, mais à un manque flagrant de démocratie réelle, dans les sociétés qui se prétendent démocratiques. Votre article est toutefois intéressant, car il oblige, à essayer de penser différemment et pour cela je vous en remercie.
Comme vous l’indiquez vous même, votre action n’est pas gratuite puisque vous êtes retraitée : vous ne pouvez offrir votre temps que parce que vous percevez un salaire différé, à savoir votre retraite.
à mon avis, le ’repliage’ de commentaires aura l’effet inverse : on va être tenté d’aller voir ce qui ’censuré’ par l’auteur par un clic supplémentaire, donc perte de temps.
Moi je préfèrerais que chacun puisse personnaliser ses propres pages de commentaires en supprimant ou relégant en fin de commentaire les commentateurs qui ne nous intéressent pas.
Si en plus, cela était possible pour les auteurs, si l’on pouvait supprimer de sa propre page d’accueil les auteurs qui ne nous intéressent pas, ce serait vraiment le bohneur.
à la seule différence que les commentaires n’appartiennent pas à l’auteur d’un article mais à l’ensemble de la communauté. C’est bien parce qu’Agoravox génère de l’audience que l’auteur y poste son article plutot que sur un blog que personne ne lit. Je pense que la modération de chacun est possible, il suffirait à chacun de pouvoir personaliser sa propre page en bloquant ou en reléguant en bas de page, les pseudos qui ne nous conviennent pas : à chacun de faire sa propre modération, ne pas la déléguer à d’autres.
Toute liberté entraine des dégâts
collatéraux qu’il convient d’accepter sous peine d’entrer petit à
petit et, sans s’en apercevoir, dans le conformisme ambiant. En
l’espèce, il me semble certain qu’une modération exercée par les
auteurs détruira une des raison même d’Agoravox : un média décalé
capable du meilleur ... comme du pire dans ses commentaires.
Par ailleurs la question du troll est
aussi me semble-t-il liée à la question de la ligne éditoriale
d’Agoravox dont les modérateurs privilégient les articles ou plutôt
les billets d’humeur politiques : peu étayés par des recherches
sérieuses, ces billets d’humeur/tribunes libres, jouent plutôt un
rôle identique au sexe chez les grosses têtes ou du foot sur RMC :
fort de l’idée démocratique qui appartient à tous, ces tribunes
libres ont surtout pour fonction de jouer le rôle de ’plus petit
dénominateur commun’ sur lequel chacun, se sent compétent. Ils ont
donc à mon avis, un rôle de lien social destiné à donner à
chacun, auteurs et commentateurs, le sentiment d’exister, ... ce qui
favorise le troll. A contrario, je vois beaucoup moins de trolls sur
les articles réellement informatifs, constitués d’informations
techniques et issus d’auteurs dont on sent une réelle expertise sur
les sujets qu’ils proposent.
Sur la réintroduction des notations
négatives :
J’avais apprécié leur suppression
car, la plupart du temps, les notations expriment, non pas la qualité
rédactionnelle d’un article, mais essentiellement l’adhésion du
lecteur aux propos tenus. Par voie de conséquence les votes
expriment plus l’état de la pensée dominante et largement diffusée
dans les autres médias, qu’un réel travail de réflexion sur le
sujet proposé.
Pour éviter cette confusion peut-être
faudrait-il proposer deux types de notations : une permettant
d’exprimer son opinion sur l’article proposé et une, sur la qualité
’rédactionnelle, informative, journalistique’ de l’article.
En tout état de cause, je comprends
toutefois votre volonté d’éviter les dérives les plus flagrantes.
Il me semble que les solutions
proposées en post, et si elles sont techniquement réalisables,
limitant le nombre de pseudo par personne, pourrait être efficace.
Il me semble aussi qu’une autre
solution qui, s’il elle est, là encore, techniquement réalisable,
pourrait être intéressante :
Tout comme il existe des bloqueurs de
pub individuels, pourquoi ne pas mettre en place à la discrétion de
chacun et non pas des auteurs ou d’une quelconque autorité, un
’bloqueur’ de pseudos : ainsi, chaque internaute pourrait éliminer
de sa propre page, soit, reléguer en fin de page de commentaire,
tous les pseudos qui lui semblent indésirables, ce qui faciliterait
grandement la lecture des commentaires. Par ailleurs, cette action
individuelle de ’relégation’ pourrait être signifiée au détenteur
du pseudo, ce qui pourrait l’inciter à réviser sa politique de
troll dès qu’il s’apercevra de sa perte de visibilité progressive
chez l’ensemble des autres lecteurs.