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Roland Verhille

Ancien expert-comptable puis Directeur financier, j’applique le conseil de Voltaire, je cultive mon jardin.
J’essaie aussi de cultiver l’information de mes concitoyens en continuant à mettre en oeuvre mes techniques comptables. Je le fais à propos des comptabilités commerciales rendues incompréhensibles du fait des normalisateurs. Je le fais aussi comme ici, en mettant en oeuvre ces mêmes techniques pour donner du sens à cette merveille de comptabilité nationale elle aussi rendue menteuse du fait de ceux qui en ont normalisé les méthodes.
La difficulté, c’est la faible disposition des Français à supporter les chiffres. J’en tiens compte, j’essaie d’éviter de leur infliger une migraine. 
 

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Derniers commentaires

  • Par Roland Verhille (xxx.xxx.xxx.130) 4 avril 2009 10:34
    Roland Verhille

    Merci Parpaillot, et en retour mes salutations les plus cordiales.
    Pour le retour sans être parti, c’est qu’il faut de tout pour faire un monde. Mais ici, la charte du site semble ressembler à la déclaration du G20. Je ne suis pas attiré par les mauvaises rencontres, je ne vois pas l’intérêt de commenter des prêches ne visant pas à ouvrir les intelligences, je n’entends pas froisser ceux qui supportent mal des propos iconoclastes et des informations ou analyses qui les contrarient . Mais si je repère un auteur à l’esprit ouvert désireux de mettre en commun des sources d’information ou intéressé par les apports d’idées, alors oui, j’y viens. Il est aussi possible qu’il y en ait que j’ai manqués. Mais c’est effectivement rare ici. 

  • Par Roland Verhille (xxx.xxx.xxx.130) 3 avril 2009 15:07
    Roland Verhille

    Heureux de constater à quel point notre philisophe a su garder son esprit critique parmi cette foule de béats.

    Les politiques étatiques pertinemment mises en cause par l’auteur, avec leurs empilements de dettes publiques et de dettes privées ayant plus dopé les spéculations que la production, les emplois et le pouvoir d’achat, ne font pas partie de ce qu’il y a à "réguler". Le reste n’est que leurres et boucs émissaires.

    Un point très important me semble-t-il : à nouveau, les Etats profitent d’une crise, qui plus est provoquée par eux-mêmes, pour s’entendre sur l’extension de leurs pouvoirs, de leurs bureaucraties, et pour aussi les "mondialiser", ce qui supprime la nécessité d’une "rideau de fer". N’est-ce par un certain Garry Davis qui s’était déclaré "citoyen du monde", sans avoir eu d’émules ? Sans en être un fan, voyez quand même ce qui intéresse dans les paradis fiscaux : pas ceux qui y cachent le produit de leurs vols et autres activités illicites, ni ceux qui se sont soustraits à des impôts qu’ils devaient, ni ceux qui y logent les liquidités que ces Etats leur ont fournies utilisées seulement pour des spéculations financières ruinant les autres, mais ceux qui y mettent à l’abri ce qu’ils ont régulièrement acquis, pour lequel ils ont payé tout ce qu’ils devaient, mais qui y cherchent un refuge pour cesser de se le faire tondre, tontes après tontes jusqu’à épuisement.

    Tout philosophe devrait être préoccupé par cette extension croissante des pouvoirs d’Etat ne cessant de grignoter nos libertés individuelles, "pour notre bien", decennies après decennies, faute d’être capables de neutraliser les asociaux et seulement eux.

  • Par Roland Verhille (xxx.xxx.xxx.149) 8 janvier 2009 16:04
    Roland Verhille

    L’auteur est sain d’esprit en relevant que l’histoire de la crise de 1929 n’est pas claire, qu’elle a été et qu’elle est l’objet de controverses, de « reconstructions » opérées en fonction plus d’idéologies que de l’analyse scientifique des faits, que les professionnels de l’information (les journalistes) « n’y entendent mais », et que les prétendus économistes n’ont fait que contribuer à la désinformation. La crédulité humaine favorise ce genre d’embrouillamini.

    Il convient d’abord d’expliquer qu’à cette époque, l’outillage statistique développé depuis le milieu des années 1900 n’existait pas. Pour comprendre la crise de 1929 et ses suites, on ne peut donc s’en remettre qu’à un faible nombre de données suffisamment sûres.

    Une étude non suspecte de “Federal reserve Bank of St Louis” relève que les taux d’intérêt réels (inflation déduite) ont été brutalement abaissé de 10% à 2% en 1923 et jusqu’à 0,5% en 1925, puis relevés jusqu’à environ 5% en 1927 et 1928 ; que la masse monétaire rapportée au produit intérieur s’est accrue entre 1920 et 1928  d’environ 8 points de % ; qu’il y a eu d’importantes acquisitions de titres par la banque fédérale sur le marché (open market) ; qu’il s’agissait d’une politique visant à favoriser la croissance économique. 

    Cela ressemble beaucoup aux politiques de dopage des économies appliquées depuis vingt à trente années, et particulièrement sous la présidence de Clinton, Bush les ayant encore accentuées suite aux attaques terroristes, ayant causé une succession de crises financières d’une gravité croissante jusqu’à celle extrême d’aujourd’hui.

    D’autre part, les mesures entreprises à compter de 1933 par Roosevelt (le New Deal) pour combattre la crise ressemblent aussi énormément à celles en cours aujourd’hui : des politiques interventionnistes d’inspiration keynésienne dont une dévaluation du dollar de près de 50%. Celles de Roosevelt semblent même avoir été d’une bien plus grande ampleur que celles en cours.

    Pour ce qui est des résultats atteints par Roosevelt, loués par les uns et vilipendés par les autres, il est certain qu’il était resté autant de chômage en 1938 qu’il n’y en avait en 1933. Il est tout autant certain qu’en plus du chômage, une montagne de dettes publiques a été édifiée de 1933 à 1938.

    Il semble donc exact de relever que seule la guerre en gestation en 1938 ait sorti les USA de la crise de 1929 par la voie du réarmement du pays.

    Tout cela n’est pas rassurant quant à la suite de la crise d’aujourd’hui, d’autant moins que le successeur de Bush intègre dans ses équipes des anciens de celles de Clinton. On verra si les gouvernements ont accomplis des progrès dans la gestion des crises qu’ils fabriquent. On peut en douter, tellement la démagogie les commande.

  • Par Roland Verhille (xxx.xxx.xxx.63) 26 novembre 2008 18:38
    Roland Verhille

    @ sisyphe, merci de prêter attention à mes commentaires.

     

    Mais s’il vous plait, redoublez d’attention. Je ne vais pas reprendre la lecture de mes écrits. Mais si à vos yeux je n’ai jamais mis en cause la spéculation financière, c’est que je ne sais pas écrire ou que je ne sais pas m’exprimer. Il me semble que je ne cesse d’expliquer que c’est nocif, que cette spéculation est alimentée en munitions (un déluge de monnaie en vue de doper les activités économiques) par les états aux mains des politiques qui sont les provocateurs du dévoiement trop répandu des comportements humains.

    « Le système » ? Lequel ? Je n’en vois qu’un, celui que je viens de vous rappeler, celui résultant du dévoiement de notre démocratie dans les ornières de la démagogie. Les banques, les « puissances financières » (c’est quoi et c’est qui ?), les trusts, etc., tout cela ne sont que les fruits des agissements des états. 

     

    L’économie, ça marche bien conduite par les états ? Le tiers de siècle de pénurie d’emplois et de pouvoir d’achat en France, en dépit d’un état ayant tout essayé pour en venir à bout, c’est parce que les Français sont des incapables, des paresseux, des voleurs, voyous ? Les gens sont-ils donc fondamentalement mauvais, il leur faut un état pour les cornaquer ? Les plus grands progrès économiques de l’humanité ont été accomplis pendant ses dix premiers millénaires après sa sortie des cavernes, avant que n’apparaisse l’état. Dès qu’il est apparu (des royautés autoproclamées), les malheurs ont commencé.

    Cela dit, je ne conteste pas la nécessité dans les temps modernes d’un pouvoir d’état, mais il doit être tenu en laisse par les gens, laissé à sa place subsidiaire, et non l’inverse. Sparte ou Athènes ?

  • Par Roland Verhille (xxx.xxx.xxx.63) 26 novembre 2008 15:07
    Roland Verhille

    Les pilotes dans l’avion économique, ça ne manque pas, il y en a partout, et les candidats à les rejoindre ou à les remplacer pullulent. Ce qui manque d’abord, ce sont des instruments de bord bien moins faussés que ceux qui existent. Mais là n’est pas l’essentiel, car de toute manière, ce n’est pas ce qui intéresse les pilotes.

    Il n’était pas besoin d’instruments de bord pour savoir que le ciel nous tomberait sur la tête.

    Mais ces pilotes n’en ont cure. Incompétence ? Que non car cela supposerait une volonté d’action rationnelle. Pas escroc ? Peut-être, mais pire, car l’escroquerie intellectuelle et l’insulte à la démocratie en trompant le peuple est pire que l’escroquerie. La première de leur règle de conduite, c’est « après moi le déluge ». Leurs discours sur « la gouvernance économique », sur leur soucis du bien être du peuple, sur la justice, sur l’égalité, sur le secours dû aux défavorisés, etc., ne sont que des boniments de bateleurs. Leurs actions ne sont que tours de passe-passe d’illusionnistes et exercices de trapèze volant sans filet. Un seule chose les anime : accéder au pouvoir de commander les autres, bien entendu aux frais de ces autres. Le parti socialiste vient de nous le démontrer de la manière la plus éclatante qui soit. Les autres partis, c’est pareil, mais plus discret.

    Bien vu par notre philosophe : les mesures en cours ne servent qu’à reculer les échéances, ce à quoi il faut ajouter qu’elles les rendront encore plus pénibles. Elles sont de la même famille que celles appliquées en France depuis un tiers de siècle, avec une constance dans les résultats : hauts et bas « lissés », le contraire de ce qui est dit être visé, ce qui est le propre de l’absurdité. Le système aux contradictions croissantes, c’est celui de la démocratie dévoyée.

    L’économie est l’affaire des gens eux-mêmes, les politique ne savent que la saboter.

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