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Derniers commentaires

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    Par Rolly (xxx.xxx.xxx.94) 19 mars 10:46

    J’aimerais mettre deux ou trois points au clair :

    D’après http://programmes.france2.fr/jusqu-ou-va-la-tele/experience_zone_extreme.php, 13 000 personnes ont reçu par courriel une annonce les informant qu’on cherchait des candidats pour un nouveau jeu, sans en préciser la nature, à part que c’était "un jeu basé sur des questions-réponses ne demandant aucune connaissance particulière". Donc les 2 600 qui ont répondu ne savaient pas qu’il serait question de "châtiment", et encore moins de décharges électriques.

    Les 80 personnes finalement sélectionnées ensuite ont toutes accepté le contrat que leur proposait le "producteur" dans son bureau, cette fois-ci en connaissance de cause (on leur avait indiqué qu’il y aurait un "gage" à chaque mauvaise réponse, qui prendrait la forme d’une décharge électrique).

    Enfin, on constate, dans ces conditions, qui me paraissent absolument scientifiquement fondées, que plus de 80 % des personnes parmi ces 80 "cobayes" volontaires ont, en l’occurrence, accepté de "jouer le jeu" (qu’ils ne savaient pas être en fait une expérience scientifique ou para-scientifique, puisqu’on parle ici de psychologie sociale, une discipline dont je ne suis pas sûr qu’elle soit scientifiquement reconnue, mais laissons le bénéfice du doute planer), sans savoir que le candidat non-questionneur (leur "partenaire", a priori) ne recevait en fait aucune décharge mais était un complice, comédien, qui simulait la douleur et tutti quanti.

    Donc, selon moi, l’expérience est probante, scientifique pourquoi pas, et doit en tout cas nous faire tous réfléchir.

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    Par Rolly (xxx.xxx.xxx.184) 18 mars 11:43

    Michel Eltchaninoff, dans l’interview, indique qu’aucun candidat n’a refusé de participer lors de l’entretien avec le "producteur". Je n’avais pas tilté, si j’ose dire. Dont acte. Qu’aurions-nous fait ? Je pense en effet que quasiment tout le monde, passé l’éventuel (normal) étonnement, pour le moins, à une telle annonce, aurait essayé le jeu, participé au moins un moment pour voir de quoi il retournait vraiment. Mais lorsque le candidat qu’on soumet à des décharges électriques (supposément) se met à exprimer sa souffrance, et, pire encore, surtout, lorsqu’il dit ne plus vouloir répondre, ne plus vouloir participer au jeu, et refuser de continuer, ne parlons pas de l’ultime phase de jeu lorsqu’il ne réagit plus du tout, on doit se poser de grandes questions. Les candidats l’ont fait, le plus souvent, heureusement, mais sans oser arrêter le jeu, à 80 % environ. C’est très inquiétant !...

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    Par Rolly (xxx.xxx.xxx.184) 18 mars 11:26

    Très bonne émission, très bon documentaire, même s’il reste quelques zones d’ombre (certains candidats ont-ils refusé lors de l’exposé par le producteur des conditions du jeu ?).

    Pour ma part, je pense que j’aurais sauté au plafond dès l’annonce du gage, du châtiment (quel mot, déjà) : des chocs électriques ! et que j’aurais refusé de participer, ou, tout au moins, que je me serais arrêté lorsque le candidat censément électrochoqué aurait commencé à émettre des cris. Bien sûr. Mais qui peut être certain de ce qu’il aurait fait, avec le poids du système de l’émission télévisuelle dans laquelle se retrouvaient pris les candidats questionneurs ?

    C’est très instructif et ça rappelle, comme l’expérience originelle de Milgram et "I comme Icare", notamment, combien nous pouvons être obéissants, même face à des injonctions paradoxales (ça souffre dur là-bas, mais est-ce que je continue à faire souffrir pour respecter le déroulement normal du "jeu", surtout qu’on me dit que les organisateurs "assument toutes les conséquences" ?). Ca rappelle évidemment le nazisme, en premier lieu, et toutes les sortes de fascisme, d’autoritarisme ou de dictature en second.

    Or, comme beaucoup l’ont rappelé, l’autorité est présente un peu partout, à l’école, face aux institutions, en politique, dans la famille, parmi son cercle d’amis, etc. Donc nous ne pouvons qu’en tirer la conclusion qu’il faut toujours être prêt à faire jouer son libre-arbitre, quitte à désobéir à des ordres manifestement illégitimes, donc illégaux. Bien sûr.

    Ca rappelle aussi Vichy, et la limite, qui a parfois été franchie, entre soumission à l’occupant qui l’emportait et agissements gravissimes suite à des injonctions, des "ordres" de cette puissance d’occupation.

    Il n’y a qu’une alternative à de telles dérives funestes : la désobéissance civile, c’est-à-dire l’exercice raisonné de la liberté, dont nous ne pouvons faire l’économie, quand nous sommes confronté à de tels cas, si cela doit nous arriver.

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    Par Rolly (xxx.xxx.xxx.184) 17 mars 23:47

    Il ne faut pas être aussi pessimiste, pallas. On ne peut pas généraliser comme tu/vous le fai(te)s. Je suis un peu plus vieux de quelques années et je ne vois pas les choses ainsi. La France reste riche de ses acquis, parfois (souvent ?) obtenus de haute lutte, d’ailleurs, et même si la situation semble moins bonne aujourd’hui, ce n’est qu’une apparence, pour moi : dans l’ombre, et dans la lumière également, d’aucuns avancent pour continuer à porter l’oriflamme zélé des Lumières et autres progrès sociaux.

    Il ne faut pas baisser les bras parce qu’on a l’impression que certains ont abdiqué. La vie est faite d’avancées et parfois de renoncements. Cela ne veut pas dire que l’on doive verser dans un germanisme annoncé, par exemple, comme vous le faites, avec tout le respect que j’ai pour l’amitié franco-allemande. Ni voir le tout-fric comme un horizon, déjà dépassé de surcroît.

    Il est faux de dire que nos aînés ont tout détruit. Quand je regarde autour de moi, je vois toujours cette République dont nous rêvons. Elle est peut-être un peu (beaucoup ?) mise à mal par les politiques récentes, mais ce ne saurait être autre chose qu’une épreuve intéressante pour aller plus loin dans la démocratie française. Vive l’alternance, que diable !...

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    Par Rolly (xxx.xxx.xxx.184) 17 mars 18:48

    J’aimerais ici répéter le commentaire que j’ai fait sur l’article d’Agoravox.TV concernant le même Eric Zemmour (cf. http://www.agoravox.tv/actualites/societe/article/zemmour-apocalypse-france-25543) :


    Je suis d’accord avec Eric Zemmour sur un point : "à Rome, fais comme les Romains".

    Mis à part cela, je suis en complet désaccord avec lui.

    En effet, comment peut-il encore parler d’Arabes et de Noirs alors que beaucoup sont nos compatriotes, d’une part, métissés pour certains, d’autre part, tout comme nous (qui n’a pas des racines qui alsaciennes, qui algériennes, qui antillaises, etc.) ?

    De plus, l’utopie du métissage reste, donc, d’actualité, ce qui n’enlève rien à l’intérêt de l’assimilation vs l’intégration, la première étant reléguée au second plan par les gouvernants de droite, à tort, car il s’agit bien là du modèle français, et non pas spécialement romain. Je ne me sens pas, contrairement à Zemmour, comme un barbare romanisé. Mais plutôt comme un Français, de souche, en l’occurrence, autochtone, donc, disons, pour qui l’idée d’assimilation par la France des immigrés sur son sol qui souhaitent y demeurer, c’est-à-dire y prendre attache, demeure, logis, toit, etc. est une idée-maîtresse. Il ne s’agit pas de "s’intégrer" comme à un groupe préexistant auquel on viendrait s’ajouter comme en surplus, mais de s’assimiler aux autres Français en créant une nouvelle façon d’être français, éventuellement, tout en reconnaissant et en respectant la langue, les coutumes, les mœurs, les habitudes, etc. des Français déjà reconnus comme tels et en développant à son tour de tels éléments.

    Le métissage est une question secondaire, qui n’a pas à prendre place réellement dans le débat public, puisqu’aussi bien, pour aller encore plus loin, si l’on peut dire, nous sommes tous des "bâtards" de nos deux parents.

    Cela amène, au passage, à l’idée suivante qu’il n’y a pas de reproduction (du même, par définition), mais bien procréation, c’est-à-dire projection en avant d’une création, nouvelle, d’un être humain à chaque mise au monde d’un nouveau-né, un processus qui peut lui aussi être remis en cause (surpopulation, manque de ressources, planète en danger) par l’homosexualité, par exemple (ce n’est qu’un exemple).

    Pour une société fière du brassage de ses populations, quelles qu’elles soient ? Oui. Le temps de Charles Martel et de Jeanne d’Arc est un peu révolu, non ? Même si nous devons rester vigilants, justement, à toute tentative de remise en cause, de l’intérieur ou de l’extérieur, de notre modèle français, celui de l’assimilation, pour ce qui concerne l’immigration. Liberté, égalité, fraternité. Vive la République, vive la France ! Et à bas la tyrannie de l’étendard sanglant levé de l’"intégration" droitière...

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