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Romy Musolino

Romy Musolino

Stagiaire au sein du département de lutte anti-blanchiment ("Know Your Customer") de la Société Générale, je suis passionnée par l’actualité politique et sociale, et par la musique baroque...

Tableau de bord

  • Premier article le 12/05/2006
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Derniers commentaires



  • Romy Musolino Romy Musolino 15 mai 2006 11:44

    En ce qui concerne les « préjudices frauduleux », je maintiens ce que j’ai dit, à savoir tout ce qui concerne les « préjudices liés à une activité frauduleuse ». Dans ce sens, les vols internes sont aussi préjudiciables que l’espionnage industriel, par exemple. En ce qui concerne les termes de vocabulaire, il faut éviter les confusions, et je vois qu’il y en a qui se sont engouffrés dans les brèches de mon article (qui est nécessairement global, mais mea maxima culpa) pour l’accuser d’être incorrects sur certains points, ou encore incomplet. Or à mon sens, l’IE ce n’est pas la même chose que la veille, ni que la Business Intelligence, ni encore le Knowledge Management. L’IE(littéralement « Renseignement Economique » - on me demandait la traduction littérale, la voilà), intégrée dans le management de l’entreprise et notamment au sein de la direction générales et des directions opérationnelles, est une méthode d’observation et de de recueil d’informations, de validation et d’interprétation de ces informations. La veille elle, se situe en amont de ce processus ; elle consiste à faire arriver l’information sans traitement ni analyse, sur des sujets bien spécifiques (technologique, technique, marketing, juridique, politique), et prouve que l’on s’intéresse un tant soit peu à son environnement. La Business Intelligence, c’est l’utilisation de logiciels capables de transformer des données en informations pertinentes, par exemple pour affiner une stratégie de marketing. C’est une expression regroupant toutes les disciplines liées à la prise de décision, de l’alimentation du « data warehouse » à la publication des informations ( sur Internet ou un autre support ), en passant par la confection des cubes multidimensionnels ( datamarts ). Sont aussi inclus dans cette catégorie les applications de « datamining » et les frontaux d’analyse, précédemment appelés infocentres, EIS ou encore Siad. Enfin le Knowledge Management est un ensemble de systèmes et d’outils permettant de formaliser un processus ou un savoir-faire. Il pallie les limitations de la gestion électronique de documents (GED) qui permet de disposer sous forme numérique et indexée d’informations jusqu’alors seulement présentes sous forme analogique (papier, voix, images‚). Il reste cependant une masse de connaissances (présente sur le Web et totalement diffuse dans les documents personnels des utilisateurs) qui ne pourra jamais être totalement hiérarchisée et accessible au travers d’une base de données. On parle alors de knowledge management pour décrire tous les outils et techniques permettant, par exemple, d’extraire le sens d’un document (ingénierie cognitive), d’en balayer tout le contenu (recherche intégrale ou full text) ou d’interpréter la question de l’utilisateur. Plus largement, on peut l’entendre comme la gestion de toutes les connaissances qui circulent au sein de l’entreprise. Pour certains, cet énoncé fastidieux semblera peut-être plus relever du chipottage qu’autre chose, mais ceux qui s’y connaissent percevront aisément les différences subtiles entre ces diverses activités. Alors il est vrai que l’IE peut recourir à des outils divers (veille, bases de données, datawarehouse...) mais ce n’est pas systématique ; cela dépend de ce que l’on cherche. De plus, en ce qui concerne la gestion des risques, il est exact que l’IE ne peut s’y résumer, mais c’est en grande partie de gestion d’information stratégique dont il est question, en supposant qu’il puisse exister des menaces et donc des situations « risquées » à prévenir. L’assistance mise en place dépend alors des moyens dont dispose l’agence d’IE (certains peuvent envoyer des hommes sur place, d’autres se limiteront à la création d’une « war room » ou d’une équipe de gestion de crise par exemple) et des besoins de l’entreprise. Désolée d’avoir été si longue, mais il était nécessaire de préciser certaines choses. En tout cas, merci de votre intérêt pour la question ! smiley



  • Romy Musolino Romy Musolino 12 mai 2006 18:13

    Certes maître Yoda,l’IE ne peut rempleacer l’évolution et l’adaptation technologique ; mais elle permet au pire de contenir les pertes, et au mieux de maximiser les gains... A part ça, force est de constater que nos voisins, dont certains pratiquent l’IE depuis une trentaine d’années, sont définitivement plus compétitifs que nous, et ce n’est pas une question de chance. Il est vrai qu’en France ces pratiques existent déjà sans qu’elles portent la labellisation « IE » (c’est le bons sens dont je parlais !). Simplement le bon sens ne saurait suffire : il faut coordonner, identifier et définir ces bonnes pratiques pour qu’elles puissent acquérir une véritable valeur ajoutée. Mais l’IE recouvre également des ambitions plus nobles et sociales, puisque l’attitude finale que l’on attend des entreprises serait qu’elles assument en définitive une dimension de « patriotisme économique » (pas au sens du protectionnisme stérile, mais de la promotion et de la force des produits nationaux sur la scène internationale) afin que nous puissions conserver notre relative prospérité, la sécurité, l’équilibre social, sans avoir à se battre comme des chiffonniers pour des salaires de misère...En ce sens oui, Zoï, l’IE peut apporter des progrès économiques ET sociaux.



  • Romy Musolino Romy Musolino 12 mai 2006 17:27

    Concernant les fraudes, Ohnil a raison, et pour corriger mes propos je mentionnerai simplement que ce pourcentage ne recouvre « que » : le détournement d’actifs, l’usage de faux, les escroqueries, les fraudes comptables, la corruption, le blanchiment d’argent, la contrefaçon, c’est-à-dire des actes de criminalité économique à la fois internes (par exemple venant de salariés) et externes (ex : criminalité organisée). Je ne nie pas que par ailleurs il y aient des entreprises peu scrupuleuses qui manipulent certains de leurs salariés à des fins de licenciement. Je dis simplement que lorsque que les pratiques énoncées précédemment sont avérées, elles constituent un risque grave pour l’entreprise, parfois pas tant en ce qui concerne la somme détournée, que le préjudice lié à l’image, mais également au risque de suspicion pénale (si l’on vient à découvrir que des activités frauduleuses sont en cours au sein votre entreprise, et que vous le couvrez ou que, tout simplement, vous l’ignorez, vous risquez d’être inculpés de complicité, je le rappelle au cas où...) Pour répondre à « Raz le bol », je ne pense pas avoir nié la difficulté du contexte français en matière de développement de l’IE, mais je souhaite me placer dans une démarche optimiste. La France, et je ne vous apprendrai rien, est en assez mauvaise posture du point de vue de la compétitivité européenne et mondiale, et pour moi, toute proposition qui permettra de sortir du fatalisme actuel sera la bienvenue. En ce qui concerne l’IE, elle doit en dernier recours permettre à l’économie française de ce régénérer et de faire face à de nouveaux défis, à petite comme à grande échelle. Il faut commencer par en parler, identifier les peurs, les réticences, et c’est pourquoi j’ai lancé le débat. J’aimerais qu’on puisse se dire dans quelques années que pour une fois, la France n’a pas « raté le coche » !



  • Romy Musolino Romy Musolino 12 mai 2006 14:07

    Mon article visait dans un premier temps à « vulgariser » l’IE et à susciter la curiosité, donc je suis contente que vous demandiez des précisions, Agnès. Je n’ai pas forcément bien détaillé toutes les démarches car je craignais que cela ne devienne trop technique et ennuyeux, mais puisque vous voulez des détails... Le développement de l’IE dans l’entreprise peut s’effectuer à la fois en interne, au sein de la DG ou de cellules spécialisées (c’est ce qui se pratique déjà au sein des grands groupes de CAC 40 qui ont tous leur « spécialiste IE »), mais également en partenariat avec des agences d’IE et de conseil externe, qui peuvent à la fois proposer au groupe une simple formation aux pratiques d’IE (comment prévenir, gérer au mieux les risques, comment coordonner les flux d’information qui circulent dans l’entreprise, au sein des salariés, etc) mais aussi une véritable assistance en matière de recherche d’informations stratégiques et d’optimisation de l’avantage concurrentiel (c’est ce qu’on nomme communément l’« aide à la décision »). Quand je parle de bénéfices qualitatifs, je veux dire que le but n’est pas d’accumuler des infos pour le plaisir, mais d’en recueillir un certain nombre qui soient utiles et si possibles intéressantes d’un point de vue stratégique. Le but est d’éviter d’être dépassés par la concurrence, de subir des OPA hostiles, de se faire noyauter de l’intérieur par des pratiques frauduleuses (la Poste infiltrée par la criminalité organisée, ça non plus ce n’est pas de la science-fiction...). Or le besoin est important (50% des PME françaises affirment avoir subi au moins un préjudice frauduleux de la part d’un ou de plusieurs de leurs salariés au cours de l’an passé). Sans aller chercher dans la prévention de risques fantastiques, il s’agit simplement d’épauler les entreprises au cours du processus de prise de décision, en luttant contre leurs déboires quotidiens par une démarche proactive.

    J’espère avoir été plus claire smiley

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Economie Intelligence économique






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