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Ronny

Ronny, 56 ans, scientifique de formation. Vivant dans la campagne de l'Ile-de-France. Très intéressé par les thématiques du développement durable, de "l'écologie" au sens large, par la sociologie et les relations internationales, la mondialisation et son bilan. Démocrate, de gauche, antilibéral mais pas anticapitaliste, agnostique et prudent vis à vis des religions, mais pas anticlérical et respectueux des convictions des autres. Elevé et instruit dans l'esprit du doute, déçu par les grands médias (TV, radio), lecteur du "Canard", du "Diplo" et du "Courrier International".
 

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Derniers commentaires

  • Par Ronny (---.---.---.50) 7 juin 2007 13:34
    Ronny

    @ auteur

    Original article. Bien écrit, décalé dans sa présentation et intéressant.

    Le propos de NS sur ’68 ne fait pas référence (à mon avis) aux idées ou aux idéaux de cette époque, ou alors NS serait veritablement un danger potentiel pour le progrès humain...

    Il faut le replacer dans le contexte de l’argumentation lourde du candidat (élu) et qui porte sur son fond de commerce habituel : la sécurité ! Mai 68 a été vécu par beaucoup de gens d’age moyen de l’époque (30/40 ans) comme une période d’insécurité, même si la sécurité des biens et des personnes n’a été mise en danger qu’archi-exceptionnellement (sur 50 millions de français). Certains sont restés traumatisés par les manifestations, les actions de ceux que l’on a présentés comme des « rouges » , le couteau entre les dents, par l’anar allemand, etc. Précisemment ceux-là constituent aujourd’hui la base de l’electorat de NS !

    Deuxième insécurité, là non plus non pas les idées, mais le fait que des individus aient laissé exploser une colère qui les minaient en se débarassant d’un certain nombre de liens... Ces personnes ont commencé à penser autrement et à autre chose qu’à ce que les pouvoirs en place voulaient les voir penser.

    La liberté des esprits est probablement une des pires craintes des « libéraux », car le libéralisme ressemble à s’y méprendre à une doctrine sectaire qui n’admet - pratiquement -aucune contestation.

  • Par Ronny (---.---.---.50) 6 juin 2007 13:33
    Ronny

    @ auteur

    Je vous propose une autre solution... Faire eclater la bulle spéculative !

    Si les placements ne rapportent que 5% par an, alors que les fonds de pension en exigent autour de 15%, faisons en sorte que les placements ne rapportent pus 15%.

    Comment ? Deux pistes :

    a) la mise en place d’une taxation forte des mouvements de capitaux speculatifs, à pondérer en fonction de la nature de l’investissement (taxe très élevée pour un mouvement spéculatif, taxe nulle - on conserve la taxation habituelle - pour un investissement productif). Voir la taxe SLAM proposée par différents economistes

    http://www.monde-diplomatique.fr/20...

    b) la « nationalisation » (rachat par des fons publics) de certains groupes ou entreprises, remboursement aux fonds de placement de leurs actions aux prix d’achat augmenté de façon similaire à l’augmentation des revenus salariaux, depuis leur date d’acquisition.

  • Par Ronny (---.---.---.50) 6 juin 2007 12:08
    Ronny

    @ auteur

    Je suis peut être un serial sceptique, mais l’histoire et la petite histoire nous apprend à l’être ! Une question me taraude, d’autant plus qu’elle n’est jamais abordée par les media...

    Les elections approchent... Ce n’est pas la première fois que l’on aura libéré des otages à ce moment crucial. Cela s’etait passé aux USA il n’y a pas si longtemps. Plus près de nous, entre les deux tours de la presidentielle (de 88 ?), les otages du Liban avaient été libérés. Sans contrepartie avait on dit à l’époque dans les deux cas ! On nous avait pris à cette époque pour des charlots.

    De fait, D. Robert dans « Revelation$ » indique que R. Reagan avait versé en 1981 une rançon pour la libération des otages d’Iran (montant 7 millions de dollars), le tout tracé dans les fameux listings de Clearstream, à destination de la Banque Nationale d’Algérie... De même, une note de la DST révélait que la libération des otages français au Liban faisait suite au payement d’une rançon, payement organisé par les fabuleux duetistes Pasqua/Marchaini. On se rappelera à cette occasion qu’un système de « rétro-commission » avait été évoqué. La juge révost-Desprez enquétait sur ce système, détaillé par Le Monde... Le 23 janvier 2001, d’ailleurs, le contrôleur général Jean-Jacques Martini exposait par écrit les renseignements livrés par la source de la DST, persuadée du détournement d’une partie de la rançon de 3 millions de dollars débloquée par l’Etat français et conservée par les négociateurs, en l’occurrence Jean-Charles Marchiani et Iskandar Safa...

    Alors I am just asking two questions :

    a) qu’a-t-on donné en échange à Uribe pour qu’il libère son prisonnier de marque et aux FARC pour qu’elles réagissent à cette libération (armes, argent, ?). Cela doit être assez gros pour avoir produit ce changement d’attitude si marqué !

    b) y a t il eu, encore une fois, des retrocommissions récupérées, et par qui, questions qui se posent sachant que l’actuel gouvernement descend en droite (c’est le mot qui convient) ligne du RPR et qu’il ne peut pas ne pas bénéficier des relations troubles qui ont fait les beaux jours de ce parti.

  • Par Ronny (---.---.---.50) 4 juin 2007 15:44
    Ronny

    @ auteur

    Je crois que vous n’avez pas bien compris ce qu’est l’alter mondialisme. Aussi je vous suggère d’aller faire un tour sur le site d’ATTAC par exemple...

    http://www.france.attac.org/r1

    Le problème auquel nous sommes confrontés est l’émergence d’une seule « culture économique », celle du capitalisme pur et dur pour simplifier, et ce depuis la chute du mur de Berlin. Nous avons tous salué cet évènement sans nous rendre comte qu’en même temps risquaient de tomber nos avancées sociales, la protection des plus pauvres, la qualité de vie sur la planète, etc.

    Les altermondialistes (dont je suis) ne sont pas contre le capitalisme. Ils sont contre le capitalisme non régulé. Il ne sont pas contre l’individu mais contre l’individualisme.

    Si vous n’imposez pas de contrainte forte au capitalisme, vous tirerez l’ensemble de nos sociétés vers le bas. Ce sera toujours une prime au moins disant social, au moins disant régulatoire, au moins soucieux de l’environnement. On « marchandisera » les biens publics : la santé, l’éducation, la fourniture d’énergie. Si l’on pouvait nous faire payer l’air que nous respirons, on le ferait ! La corruption ne sera pas combattue, les détournements fiscaux non plus, les mafias survivront tant qu’elles rentrent dans le système, les plus riches seront encore plus riches, et les plus pauvres encore plus pauvres... C’est ce que nous constatons depuis 20 ans. Ce n’est pas mon idéal d’un futur meilleur pour mes enfants. Peut être est ce le votre ?

  • Par Ronny (---.---.---.50) 30 mai 2007 14:56
    Ronny

    @ auteur et commentateurs

    L’article n’est pas inintéressant, mais il est biaisé à mon avis (il manque d’un minimum d’ojectivité). Il alterne les observations pertinentes et une certaine forme de poujadisme anti fonctionnaire... Il souffre aussi d’un défaut, qui est celui de tous les articles traitant de la fonction publique, et qui est de considérer qu’il n’existe qu’une seule fonction publique, unanime, monolilthique, autonome et autoreplicative !

    Commentaires plus précis pour expliciter mon propos :

    Les effectifs n’ont cessé de croître au cours des vingt-cinq dernières années et l’Etat consacre une part considérable de son budget au fonctionnement de ses administrations. C’est un refrain connu, mais la situation est plus complexe. Si il y a eu une hausse globale en 20 ans, pas de chance, les dernières années voient une baisse des effectifs sensible (Cf insee, presque -2% des effectifs entre 2003 et 2004, Cf rapport senat -2,5% entre 2006 et 2007, etc.). La hausse doit aussi etre analysée de facon plus fine. Entre 1982 et 2003 l’emploi public a augmenté de 24 %. Dans le même temps, l’emploi total augmentait de 13 %. La croissance de l’emploi public repose sur celle de la fonction publique territoriale (FPT). La FPT enregistre la plus forte progression des effectifs (+ 42 %) en grande partie en raison de la régionalisation et de la décentralisation. La fonction publique d’État (FPE) a progressé comme l’emploi total (+ 14 %) (source documentation francaise) ! De plus, nombre de postes crées ces dernières annés ne sont pas des postes de fonctionnaires, mais des CDD ! Les baisses signalées plus haut sont donc des baisses a minima, ne prenant pas en compte le caractère « volatile » de nombreuses créations d’emploi récentes du public.

    « De l’inefficacité, une maxime » Non certainement pas. Les agents du public que je connais et ils sont nombreux n’ont pas pour maxmime de l’inefficacité. Que l’organismation de services soit calamiteuse, certes, que certaines derives que vous pointez du doigt soient pénibles et contre productives, nous sommes d’accord (par ex : « le manque de communication entre services, l’absence de stratégie commune en matière d’investissements, de ressources humaines, les lourdeurs administratives freinant... non pas toutes, mais certaines »initiatives). OK aussi avec vous, plus bas sur la multiplication des services aux attributions très proches, charges administratives supportées par des fonctionnaires dont ce n’est pas la fonction première..."

    En revanche vous dérapez quand vous écrivez « l’ampleur des dépenses injustifiées tandis que le manque de moyens est régulièrement dénoncé  » Si des dépenses amples existent, elles ne se produisent surement pas au niveau des services, mais au niveau des directions, voire de certaines caisses noires de ministères ! C’est un autre monde, celui de la haute FP d’Etat, réservé à des quasi politiques et où le fonctionnaire de base n’a pas accès. A ce sujet, vous parliez de lourdeur... Il faut voir le nombre de papiers, de justificatifs, et le temps que prennent la commande de certains matériels par les services ! Au delà et en revanche, non, désolé "le parcours administratif faisant suite à un changement de situation familiale, à une demande de titre de séjour, que je connais bien pour diverses raison est relativment simple, et a été très simplifié par l’utilisation possible d’internet, voire automatisé (carte de séjour). J’ai également demandé voilà peu une nouvelle carte grise, le tout par internet et courier, sans déplacement et envoi à mon domicile en 8 jours (en région parisienne !), idem pour la tele-déclaration des impôts...

    Un mot sur la comparaison des taux d’emploi dans les services publics dans différents pays pour dire qu’il faut faire attention à comparer ce qui l’est. Etes-vous certain que les administrations des lands en Allemagne ou celle des provinces en Belgique soient comptabilisées dans les stats que vous présentez, par exemple. Deuxième point, compte-t-on les statuaires seuls, les DDD, l’équivalent temps plein, pas mal de vérifications à faire avant de s’emballer. Au delà, la question qui se pose est « moins de service public est-ce »mieux« ou »moins bien« pour la société ». Y a t il des secteurs qui ne sont privatisables (hopitaux, éducation par exemple) ou pas privatisés en France et qui le seraient à l’étranger, et est-ce souhaitable ?

    Vous écrivez aussi "En effet, chaque mesure, chaque projet de réforme visant à moderniser les services publics se heurte à une résistance tenace. C’est totalement faux. Qu’il y ait des résistances, cela arrive et ce me semble justifié lorsqu’elles tentent de freiner une dégradation des conditions de travail, une activité supplémentaire sans contre partie rémunérée, etc. Mais vous oubliez dans le même temps de signaler (à dessein ?) que nombre de réformes souhaitées par les fonctionnaires eux mêmes et susceptibles d’améliorer le service, ont été tout simplement envoyées à la trappe par les gouvernements de droite (souvent) comme de gauche (aussi !), d’ailleurs !

    Enfin attaquons le morceau de choix : Bien que la pensée unique, dictée par une minorité active, soit toujours pesante au sein de la fonction publique,... Ben non, la FPE n’est pas dominée et contrôlée par des syndicats, les gens y sont libres de penser et d’agir. La diversité syndicale existe. « Minorité » d’aileurs, écrivez vous, mais vous oubliez que les délégués syndicaux sont élus par plus de 60% (jusqu’à 80% dans certains services) des personnels. Vous confondez donc adhérents et représentants. A ce compte, Sarkosy ne serait représentatif que d’à peine 1% des francais, puisque moins de 1% adhère à l’UMP ! Donc à la porte Nicolas !

    Autre citation : Condamnation de mouvements sociaux prônant l’immobilisme au nom du maintien de privilèges renommés « acquis sociaux ». Phraséologie typiquement conservatrice ! Si vous considérez une certaine sécurité de l’emploi, une liberté de parole comme des « privilèges », alors au lieu de demander la perte de ces acquis pour la FPE, vous feriez mieux de demander leur extension à l’ensemble des personnels de la FP, et aux personnes du privé. La politique d’alignement vers le bas ou vers le pire n’a jamais conduit à une amélioration des conditions de travail ou des niveaux de vie. Au contraire. C’est faire preuve d’un esprit étrange que de faire croire le contraire.

    « Remettre en cause ces principes et l’assumer au grand jour se révèle d’ailleurs souvent périlleux puisque les promotions au sein de la fonction publique sont très souvent conditionnées par le soutien d’un syndicat . C’est totalement faux et mensonger qui plus est ! Nombre de promotions se font à l’ancienneté (et cela est dénonçable effectivement), et les instances d’évaluation sont pour la plupart multicasquettes. Les seules instances à forte coloration syndicales sont les CAP (com. admin. paritaires) qui comme leur nom l’indique comportent à part égale des représentants de la direction et du personnel. Elles interviennent après les promotions au choix, et le plus souvent ne modifient pas les classements, heureusement. En revanche, oui, il faut plaire au »gestionnaire" ou à son supérieur direct pour des promotions au choix. Le délit de sale gueule n’est d’ailleurs pas toujours bien loin, et cette situation n’est pas caractéristique du public. Les employés du privé sont dans le même cas ! Donc arrêtez de fantasmer sur ce point !

    Terminons sur une note positive : je suis d’accord avec vous quand vous écrivez « C’est probablement l’absence de reconnaissance qui constitue la faiblesse fondamentale de notre fonction publique... Ces abus non sanctionnés exaspèrent finalement [...] bénéficient d’un salaire qu’ils n’honorent pas par leur travail, mais également qui induisent une légitime aigreur chez leurs collègues conscients de l’injustice d’une telle situation... ». Ceci posé, et pour connaître pas mal de services du public, je dirais que le système fonctionne sans carotte ni bâton ce qui est sans doute peu compréhensible dans le cadre - très étroit - d’une pensée sarkosienne !!! J’ajoute que pour un système fondé sur l’intérêt des gens pour leur boulot (enseignants, medecins et infirmiers, cheminots, flics, juges, etc.,) il fonctionne curieusement plutôt bien. J’estime personnellement à 5% le taux de tire au flanc dans la FP, ce qui est globalement très peu (et pas forcément très différent du privé !), et qui ne peut que vous réconcilier avec celle-ci.

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