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Roues Libres

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Juste pour ne pas tourner en rond

Tableau de bord

  • Premier article le 06/07/2005
  • Modérateur depuis le 17/10/2005
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Derniers commentaires



  • Roues Libres Roues Libres 8 juillet 2007 14:57

    Je ne crois pas du tout qu’ Arnault achète les Echos pour s’enrichir. Même s’il justifie son acquisition d’une manière assez paradoxale en disant que le rachat des Echos suivi de la vente de la Tribune se traduira par un gain net de 22M€/an pour son groupe. Soit la somme des pertes de la Tribune (-12M€) et des gains des Echos (+10m€). Raisonnement particulièrement fallacieux. Il n’est pas impossible que M Arnault nous prenne pour des crétins...Quant à ses intentions réelles ? Il a déjà l’argent et un groupe extrêmement profitable. Sans doute lui faut-il aussi le pouvoir qu’on prête aux patrons de medias pour devenir une sorte de primus inter pares et régler son compte définitivement à son vieil ennemi Pinault.



  • Roues Libres Roues Libres 8 juillet 2007 07:48

    La « General » si vous voulez-bien...



  • Roues Libres Roues Libres 7 juillet 2007 18:02

    Gilles, ce n’est pas tellement de mercantilisme qu’il s’agit. Les journalistes des Echos n’ont rien dit lorsque le journal a été vendu au Groupe Pearson, groupe spécialisé en medias. Celà ne posai pas de problème particulier. Là où les choses se compliquent c’est lorsque le seul ou presque journal d’information économique français se trouve dans les mains d’une des toutes premières capitalisations françaises. On peut imaginer sans peine le pouvoir que ce simple fait confère même s’il n’est pas utilisé directement. Un peu comme la force de dissuasion. On peut évenuellement aussi alimenter des rumeurs négatives sur ses concurrents ou exagérément positives sur son propre groupe ou même intervenir en arbitre de manière indirecte ou enfin peser sur des décisions politiques. Les risques de conflits d’intérêts sont ainsi trop nombreux pour ne pas qu’on s’y arrête.Je suis un libéral en matière économique et donc peu suspect de dogmatism en la matière. Ceci pour rappeler à chacun qu’un libéralisme bien conduit implique des règles claires.



  • Roues Libres Roues Libres 7 juillet 2007 15:49

    On attendait François Fillon lors de son discours de politique générale. Le troupeau bêlant des medias nous avait à l’avance indiqué que, placé dans une position impossible par l’activisme du Président, son Premier Ministre transformé en une sorte de Grand Chambellan, coincé entre un Guéant et un Guaino, aurait bien du mal à nous convaincre de son autorité. Mais c’était mal connaître l’homme qui sous un abord affable cache un caractère en acier trempé ainsi qu’un goût certain pour le baston, dès lors qu’il s’agit de rosser du socialiste sectaire (pardon pour le pléonasme). C’est d’ailleurs ce qui me le rend sympathique. J’ avoue que celà n’a pas toujours été le cas. Je l’avais longtemps pris pour un ambitieux sans grande envergure, plus doué pour le compromis que pour l’action. Une sorte de Bayrou en mieux coiffé dont les prises de position virulentes contre Chirac et Villepin m’avaient paru devoir plus à la frustration d’un favori déchu qu’à une véritable réflexion de stratège à la conquête du pouvoir. En rencontrant Sarkozy, Fillon a très vite compris tout le parti qu’il pourrait tirer en montant dans le tout premier wagon accroché à cette fabuleuse locomotive. Je veux parler du tender à charbon, là où se tient le soutier, pelle en main. Le soutier c’ est le « chauffeur ». Celui qui met en chauffe la machine à grands coups de pelle. Exposé au feu brûlant qui sort du ventre de la bête, il s’épuise à y enfourner des briquets de charbon dans l’espoir bien vain de combler son inextinguible appétit, tandis que le mécanicien, le coude au portillon, fait donner le sifflet de sa Lison et toise d’un oeil conquérant sous son masque de suie à peine marqué de la trace des lunettes qu’il a relevées, les badauds qui accourent, lorsque le convoi entre en gare en sifflant comme un arbitre de la Bundesliga (respirez). Dans le jeu de la Bête humaine Fillon a tiré chauffeur. Il le sait et celà lui convient. La gloire ne sera pas pour lui. Au mécanicien de la General reviendront les applaudissements des voyageurs satisfaits. A lui l’opprobe si la chaudière explose ou si la machine est à court d’eau ou de charbon. Mais ce rôle il l’assume pleinement. Il n’en tire pas de fierté particulière ni de fausse humilité. Il fait équipe et connaît la part qui lui revient. Avant le voyage, il ont tracé la voie ensemble tous les deux. Et celle-là à quelques aiguillages près ne pourra plus changer. C’est celle d’une véritable rupture avec nos archaïsmes, celle qui nous rendra notre énergie créative et avec elle notre optimisme et la foi en notre avenir commun . Il en a décrit les étapes aujourd’ hui. La répartition des rôles est claire. Le mécanicien restera à la fenêtre, sifflera plus souvent qu’à son tour freinera aussi lorsque la machine viendra à prendre trop de vitesse ou même avant qu’elle ne démarre, comme on vient de le voir à propos des Universités, et triomphera lors des entrées en gare si l’horaire est respecté. Le soutier lui, s’affichera modeste entre son tas de charbon et sa chaudière. Il sait combien de coups de pelles le séparent de leur destination commune. Il fera le boulot.



  • Roues Libres Claude DP 7 juillet 2007 08:38

    Je voulais par mon propos souligner le sérieux de la rédaction des Echos en la comparant à d’ autres qui le sont moins, ce que personne ne peut décemment contester. Le reste est une question de curseur. Je veux bien affirmer avec vous qu’il y a plus de journalistes honnêtes, cultivés et sérieux dans leurs enquêtes que de plumitifs partisans, profiteurs paresseux et cyniques. Mais j’ai un doute.

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