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ROUX Philippe

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  • ROUX Philippe 26 mars 2008 23:14

    En effet l’euthanasie "passive" n’existe pas. Dans une euthanasie, il y a une action active (injection de drogue, étouffement sous l’oreiller) pour une intention de tuer. Il ne faut pas confondre avec l’arrêt des soins qui provoquent la mort (mais pas toujours, le corps et l’esprit humains sont toujours pleins de surprises) ou avec l’injection de calmants dont l’intention est de soulager la douleur, mais qui tuent parfois le patient. Parler d’euthanasie dans ce cas reviendrait à dire qu’un malade décédé en raison des effets secondaires d’une chimio thérapie de la dernière chance a été euthanasié.

    Le suicide assisté n’est pas de l’euthanasie puisque c’est la personne elle-même qui se donne la mort. Je suis tout à fait contre l’euthanasie (je "fais" des soins palliatifs depuis vingt ans et je n’en ai jamais eu besoin pour répondre aux besoins de mes patients). Mon opinion pour le suicide assisté est un autre problème qui, à mon avis n’est pas médical. Pas besoin d’être médecin pour proposer des solutions létales. A-t-on le droit de choisir sa Mort ? Si la réponse est positive, qui va proposer le service ?

    Le mélange de tout (arrêt des soins pour Vincent Humbert, suicide assisté pour Mme Sébire et euthanasie) est vraiment problématique pour la clarté du débat qui est nécessaire.



  • ROUX Philippe 7 mars 2008 09:28

    Bonjour,

    Je partage entièrement l’indignation et même la colère de beaucoup devant le désangement de l’Etat et la destruction progressive de notre sécurité sociale solidaire.

    Le Synagis® (palivizumab) est un bon exemple de l’incohérence de notre système. Ce médicament, fort cher, a une efficacité fort modeste en prévention des hospitalisations pour bronchiolite chez des enfants fragiles. Et où le trouve-t-on ? A l’hôpital !

    Autre question à se poser. Pourquoi ce médicament est-il payé si cher par la Sécu pour un service si minime ?

    C’est d’ailleurs pour cela que la Sécu a voulu le passer à 35% reportant le coup sur les mutuelles et donc sur le patient. Pourquoi rembourser "plein pot" un médicament qui n’empèche pas les enfants d’avoir des complications ou de mourir et qui a pour seul effet d’éviter quelques hospitalisations qui coûtent moins cher que le médicament ?

    Un résumé de l’article de la Revue Prescrire (rare revue indépendante) lors de la sortie du machin.

    Résumé
    • Les infections à VRS, principale cause des bronchiolites, sont responsables d’hospitalisations, notamment chez les nourrissons à risque : anciens prématurés, antécédents de bronchodyspiasie. Jusqu’à présent, il n’existait en France aucun médicament préventif.
    • Le palivizumab (Synagis°), un anticorps monoclonal dirigé contre le virus respiratoire syncytial (VRS), est commercialisé en France pour la prévention des infections respiratoires à VRS, chez certains nourrissons.
    • Le dossier d’évaluation ne répond guère aux questions qui se posent
    • Six essais ont conduit à juger optimale la dose de 15 mg/kg de palivizumob en une injection mensuelle durant toute la durée de l’épidémie saisonnière (octobre à mars).
    • Chez 1 502 nourrissons anciens prématurés (35 semaines de gestation maximum) âgés de moins de 6 mois ou enfants de moins de 2 ans ayant des antécédents de dysplasie bronchopulmonaire, un essai en double aveugle a montré que le palivizumab comparé au placebo réduit l’incidence des hospitalisations de 5 % en valeur absolue mais ne diminue pas la mortalité ni le nombre de nourrissons mis sous ventilation assistée.
    • En l’absence d’essai, on ne sait pas si le palivizumab est efficace en cas d’immunodépression ou de cardiopathie congénitale. On ne sait pas non plus si la définition des groupes à risque dans le seul essai disponible est adéquate.
    • Durant les essais cliniques, aucun effet indésirable grave imputable au palivizumab n’a été rapporté.
    • Le coût médicamenteux du traitement est élevé.

     







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