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Sayed Hasan

Sayed Hasan

Enseignant, traducteur et blogueur

Contact : 7asan.saleh (@) gmail.com

Tableau de bord

  • Premier article le 08/03/2014
  • Modérateur depuis le 07/04/2014
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Derniers commentaires


  • Sayed Hasan Salah Lamrani (Sayed 7asan) 16 janvier 2016 17:59

    @Salah Lamrani (Sayed 7asan)
    PS : pour tous ceux qui « insultent » l’auteur de musulman (car il ne faut pas se voiler la face, « musulman » est une insulte pour beaucoup ici), je précise que comme son prénom l’indique, Joseph Massad est issu d’une famille jordanienne chrétienne... Donc pour les attaques ad hominem, le seul recours quand on manque d’arguments, essayez autre chose, l’insulte d’ « arabe » par exemple, d’ « étranger », d’ « autre » quoi... Ne pas se prosterner devant la France et tout ce qu’elle représente, non mais !

    Pour le traducteur, pas de problème, il est bien musulman et il ne s’en cache pas, un autre crime inexpiable en 2016, j’avoue...

    Allez, une petite citation d’Henry Fonda : « To be a part of a lynching mob is as low as a man goes. »


  • Sayed Hasan Salah Lamrani (Sayed 7asan) 16 janvier 2016 17:30

    @napopo
    La haine n’est que dans les yeux et la bouche des contempteurs ou adeptes de cette fameuse tolérance « laïque » (je dis « laïque » et non « laïciste » car la laïcité à la française est déjà une excroissance malheureuse du principe très sain de sécularisme).

    Jaurès défend le sécularisme, la séparation bien naturelle de l’Eglise et de l’Etat qui n’est pas remise en question ici, mais il est farouchement opposé à la laïcité offensive de Ferry et de sa clique d’opportunistes. Jaurès est partisan de la neutralité religieuse de l’Etat face à une Eglise qui a renié les principes sublimes du Christ et épousé la cause de la réaction, mais il dénonce ardemment la transformation insidieuse du principe de sécularisme, dès l’origine, en une arme de destruction massive de la religion (le catholicisme à l’époque). Voir Henri Guillemin, L’arrière-pensée de Jaurès.

    Ce n’est pas le principe de laïcité qui est dénoncé par l’auteur de cet article ou par moi-même, mais la laïcité française qui, depuis Voltaire et les Encyclopédistes, et jusqu’à 1789 puis Ferry (avec la parenthèse Robespierre), se définit comme une entreprise agressive d’éradication de toute pensée, croyance ou morale religieuse. Un prochain article sur Jaurès vu par Henri Guillemin sera l’occasion de le développer. En attendant, quelques citations d’avant-goût :

    « Il y a ici un immense malentendu. Le socialisme est à l’état de combat… Dieu a été si souvent depuis des siècles prostitué au service de l’injustice qu’il est naturel que les hommes tentent d’abolir le nom même de Dieu… Il y a donc des raisons de combat qui inclinent les militants socialistes au matérialisme. Ils ne veulent pas que le salarié perde de vue sa misère immédiate et les moyens immédiats de la guérir. Jusqu’ici la religion n’a été pour le peuple qu’une consigne ; il n’a pensé et cru que selon la formule despotique des Églises et le calcul astucieux des puissants, aussi le premier usage que le peuple fait de sa raison, c’est la négation de la religion elle-même, de toute religion. Le matérialisme s’offre à lui à la fois comme la doctrine la plus simple, la plus claire, la plus intelligible à un esprit neuf, et comme la doctrine la plus éloignée des odieuses mystifications par lesquelles on a trompé durant des siècles son esprit de justice… Le christianisme dans la société actuelle n’est qu’une organisation théocratique au service de l’iniquité sociale, et il s’agit avant tout de le renverser. Les hommes n’ont que faire de la charité qui est une forme de l’oppression ; ils exigent la justice. Et ceux qui au nom du Christ leur prêchent la résignation sont leur ennemis les plus hypocrites et par là même les plus détestés... Si, même dans leur soulèvement contre l’iniquité et le mensonge, les socialistes éteignent, un moment, toutes les étoiles du ciel, j’irai avec eux dans le chemin sombre parce que ce chemin mène à la justice et que la justice est l’étincelle divine qui suffira à rallumer tous les soleils. »

    Jaurès n’a jamais hurlé avec les loups ni bêlé avec les moutons. Au sujet des lois scélérates qui muselaient les libertés au prétexte des attentats anarchistes, voilà ce qu’il proposait :

    « Seront considérés comme ayant provoqué aux actes de propagande anarchiste tous les hommes publics, ministres, sénateurs, députés, qui auront trafiqué de leur mandat, touché des pots-de-vin et participé à des affaires financières véreuses, soit en figurant dans les conseils d’administration de sociétés condamnées en justice, soit en prônant lesdites affaires, par la presse ou par la parole, devant une ou plusieurs personnes. »


  • Sayed Hasan Salah Lamrani (Sayed 7asan) 16 janvier 2016 16:27

    @leypanou
    Effectivement, c’est une traduction, mais en l’occurrence, je cautionne l’ensemble du propos. Que la meute d’atrabilaires ne l’ait pas remarqué traduit du reste son incapacité fondamentale à lire et comprendre (ce qui ne veut pas dire accepter) un propos divergent, surtout venant d’ « indigènes » qui oseraient leur rappeler des vérités bien sonnées sur l’identité historique et contemporaine de la France. Une illustration éloquente de cette « tolérance laïque » qui est bien justement fustigée dans le texte du Prof. Massad.

    Sinon, pour répondre au seul semblant d’argument dans ce flot d’injures assez minables, rappeler que d’autres civilisations & peuples, dont l’arabo-musulmane, ont des crimes à leur actif est un truisme doublement hors sujet : d’une part, ce n’est pas seulement de passé mais de présent qu’il est question, l’impérialisme criminel français, qui massacre les innocents et arme encore le terrorisme (cf. Alain Marsaud, qui demandait vainement une enquête sur le rôle de la France suite aux attentats : balayons d’abord chez nous, nos élus ont plus de comptes à nous rendre que Daech, Riyad ou Washington, qui doivent venir après !), étant toujours d’actualité, tout comme le racisme structurel du système et de franges croissantes de la population, avec son lot d’ignorance crasse et de préjugés. D’autre part, « nous » ne manquons pas de dénoncer, « chez nous », les nombreux gouvernements et mouvements criminels, passés et présents, et de les combattre sur tous les terrains, mais de manière cohérente et sans schizophrénie, en donnant la priorité, comme il est naturel, aux « nôtres ».

    Comme pour tous les pays, il y a des choses belles et moins belles dans l’histoire et la culture françaises, mais manifestement, certains ne savent brandir que ce qu’elle a de plus détestable, faute de référent digne de ce nom. Pour ma part, je m’en tiens aux « vaincus » (les Rousseau, Robespierre, Vallès, Jaurès, etc.), dont le crime impardonnable a été de vouloir libérer et élever le peuple sans compromission. Mais c’est peut-être trop ambitieux face à une servitude intellectuelle et morale volontaire, et la tentation irrépressible, pour beaucoup, de l’anathème sur « l’autre ».


  • Sayed Hasan Salah Lamrani (Sayed 7asan) 5 janvier 2016 20:04

    @confiture
    L’esprit Charlie dans toute sa splendeur. « On est pour la liberté d’expression, qu’on vous dit ! »


  • Sayed Hasan Salah Lamrani (Sayed 7asan) 1er janvier 2016 19:48

    @toubab
    Sous la couche épaisse d’ad hominem et d’esbroufe, il y a quand même un semblant d’argument, donc répondons-y.
    L’accent est porté sur la distinction conceptuelle indéniable entre les actions de l’Etat et celles des particuliers. Oui, une mort violente due au grand banditisme ne diffère pas fondamentalement d’une mort violente due au terrorisme : si on prend l’exemple de la guerre des gangs à Chicago, on retrouve la même violence et des chiffres comparables. Par contre, quant les agents de l’Etat saccagent les droits au nom du droit, il y a bien plus matière à s’indigner en tant que citoyens, car « nos » élus ont quand même plus de comptes à nous rendre que les terroristes ou autres bandits, dont il faut s’occuper comme il se doit bien sûr, mais si c’est en piétinant ceux qu’on prétend protéger, à savoir les citoyens innocents, là est l’infamie.
    Le propos est celui-ci : une injustice commise par un agent de l’Etat est infiniment plus grave et dangereuse que celles commises par des particuliers, si violentes soient-elles, et on pourrait même aller plus loin en disant que 135 morts par le fait de terroristes sont moins graves pour la société dans son ensemble que des morts ou blessures dues à des « bavures » policières (endémiques et systématiquement couvertes, et même encouragées par la hiérarchie des officiers & politiques). Car aucune société, même idéale, ne peut se prémunir du danger criminel ou terroriste, alors que le respect des droits élémentaires des citoyens est son but fondamental, et c’est sur cela qu’il faut la juger, en tous temps.
    Si, toujours sur le plan conceptuel (car on a bien vu que même sur le plan des résultats, c’est une imposture et de l’huile sur le feu) on pense que la sécurité des citoyens est l’alpha et l’oméga, alors faisons une pétition pour instaurer la société orwellienne de 1984. Ces Messieurs qui n’ont rien à se reprocher n’objecteront pas à ce qu’on les fouille et dévaste leur appartement à n’importe quelle heure du jour et de la nuit au nom de la sécurité collective, qu’une caméra les filme jour et nuit, etc.
    Répondez à ce qu’on dit, pas à côté et/ou en l’air. Ou alors, assumez complètement ce que vous dites : plaignez-vous du fait que « musulman » ou même « suspect » n’est pas encore un délit, ni un crime, etc.