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Sandrine Lagorce

Restauratrice du Patrimoine
Peintures
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  • Par Sandrine Lagorce (---.---.79.73) 3 juillet 2011 16:10
    Sandrine Lagorce

    Justement, parce que je crois qu’au fond, dans toute société humaine, l’homosexualité revendiquée n’a pas d’intérêt majeur dans la mesure où le militantisme cherche à normaliser une pratique sexuelle en la mettant côte à côte avec l’hétérosexualité alors que, objectivement, biologiquement, elles ne sont pas au même niveau. L’hétérosexualité permet la perpétuation de l’espèce, l’homosexualité, non. C’est un fait probablement injuste mais c’est ainsi. Et ce constat n’a rien à voir avec une quelconque homophobie ou autre sensibilité conservatrice, traditionaliste. C’EST.
    Dans la Sparte antique, la virilité partagée entre guerriers patentés et jeunes pousses, ne relevait pas de besoins naturels, vitaux, elle était un usage accepté - mais pas revendiqué ni normalisé, elle se faisait dans la discrétion - le modèle hétéro de la famille restant la pierre angulaire de la cohésion sociale, culturelle, etc.
    Je ne crois pas que la Gay Pride soit un moyen très efficace pour sensibiliser les gens à la souffrance des homosexuels. La Gay Pride est davantage une démonstration festive, culturelle, de loisirs, et non une nécessité physiologique, qui plus est strictement occidentale car elle touche le droit au plaisir, le droit de jouir comme bon nous semble parce que nous sommes enfin correctement nourris, alimentairement repus, parce qu’elle est très loin des luttes essentielles pour des intérêts vitaux. D’où, en partie, le manque d’intérêt pour ce thème.

  • Par Sandrine Lagorce (---.---.79.73) 3 juillet 2011 00:08
    Sandrine Lagorce

    Bonjour Georges,

    En fait, ce qui est choquant, c’est que l’on puisse considérer l’orientation sexuelle comme catégorie sociale, que l’on puisse parler de vote homo, de communauté homo, etc., que l’on définisse l’individu selon ses préférences sexuelles. Cela relève du privé, de l’intime. Le communautarisme sexuel a quelque chose d’à côté de la plaque, de hors sujet.

    Par exemple, je ne me revendique pas hétéro. C’est une indication très très très secondaire qui n’apporte rien ou n’enlève rien à l’échange entre un autre et moi dans le cadre de la vie sociale. Mon hétérosexualité ne me définit qu’en partie et jamais définitivement, cette caractéristique aura une importance relative en fonction des circonstances, elle sera primordiale au lit, nulle et non avenue quand j’achète des radis au marché.

    De même, lorsque j’entends dire « nous, les femmes, nous nous comportons comme ci et comme ça en politique (ce qui est un non-sens), nous sommes sentimentales et douces (je connais pourtant des tanks et des tractopelles de sexe féminin), rancunières, jalouses, commères etc. qui sont des caractéristiques communes chez les deux sexes et qui ne peuvent me définir en tant que femme. Communautariser les femmes me semble complètement con : faire des journaux pour les femmes, des rasoirs jetables pour femmes, des portables pour femmes, des groupements de femmes est aussi réducteur.

    Je nage régulièrement le dos crawlé, c’est une pratique courante, ce n’est pour cela que je peux dire »nous, les nageurs de dos crawlé« , que j’appartiens à un groupe de nage en dos crawlé qui veut se différencier du groupe humain en général par sa pratique en particulier, et que je puisse parler au nom des nageurs de dos crawlé ; ce qui se passe entre moi et l’eau quand je fais des longueurs sur le dos, tout le monde s’en fout ; ce qui se passe concrètement dans un lit entre moi et mon amoureux ne concernent que moi et mon amoureux, ce qui se passe entre deux personnes du même sexe dans un back-room, c’est leur oignons. Toute revendication générale au nom d’une caractéristique particulière - a fortiori une pratique sexuelle - est déphasée et masque une certaine misère.

    Quant à l’exhibition de sa sexualité, cela me paraît un trait névrotique ; elle ne m’intéresse pas, je passe mon chemin. En plus, je pense que si je disais »maman, mon mari m’enfonce des bûches de noël dans le cul tous les jeudis du mois« , ma mère serait mille fois plus choquée que si je lui disais »maman, je te présente Brigitte, l’amour de ma vie."

  • Par Sandrine Lagorce (---.---.79.73) 30 juin 2011 21:58
    Sandrine Lagorce

    Cher Easy,

    JE SUIS FOLLE DE RAGE !
    Je viens de passer environ une heure à vous répondre de façon circonstanciée point par point - avec des anecdotes truculentes notamment sur la migration de la gomme arabique du liant des pigments minéraux dans le bois d’acacia des sarcophages égyptiens !!! Et cruche que je suis, en relisant, j’ai voulu corriger une faute d’orthographe et tout a sauté. Je suis donc très énervée.

    De plus, j’ai eu ce qu’on appelle une journée de merde (un montage de dossier d’appel d’offre avec un confrère qui m’a pris des jours et des jours et dont j’ai appris ce soir qu’il était déjà attribué et ce, avant l’ouverture officielle des plis... De là, la réaction de cause à effet. smiley

    Aaah Easy, je n’ai pas la force de recommencer !!! trop, c’est trop...
    Mais peut-être écrirai-je un jour un petit article là-dessus...

  • Par Sandrine Lagorce (---.---.79.73) 30 juin 2011 19:30
    Sandrine Lagorce

    Bonjour Lisa,
    J’ai très bien suivi votre démonstration et elle me laisse un goût amer.
    Il m’arrive souvent d’être écoeurée par la grande braderie du patrimoine français... Je suis restauratrice d’oeuvres peintes (tableaux, peintures murales, décors polychromes) et il m’arrive de me colleter avec l’administration française sur la question. Pour restaurer des oeuvres classées ou inscrites au Monuments Historiques (Coll. publiques musées, salles spécifiques de tel château ou tel hôtel particulier à Paris ou en province, etc.), tout se passe officiellement par appels d’offres. L’attribution se fait par un comité scientifique qui note les dossiers et les devis (souvent notation à 40% sur l’approche technique et 60% sur le budget). Il se trouve que les copinages, les conflits d’ntérêt et autres passe-droit sont courants dans ce domaine et que les attributions atterrissent souvent chez les mêmes qui, de surcroît, créent des équipes au rabais en faisant venir des Italiens ou des Polonais (pas forcément diplômés mais bons techniciens) qu’ils paient des queues de cerise, et ce, bien-sûr au détriment des restaurateurs locaux formés qui demandent un tarif horaire un peu plus conséquent (en France, les restaurateurs habilités à travailler sur les oeuvres ne sont pas employés de musées mais indépendants, c’est une particularité française).
    Quand la conservation du Patrimoine se fait à l’arrache ou pas du tout, quand des toiles sont bousillées ou pourrissent au fond des réserves, quand des projets Louvre Abou Dhabi vont concrètement transférer notre patrimoine peint sur des longues durées, voire définitivement, en échange de facilités diverses (énergétiques, financières,etc.), on a de quoi s’inquiéter pour l’avenir culturel de notre pays...

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