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Sébastien88

Sébastien88

Titulaire d’une maîtrise de lettres, pigiste, écrivain de temps en temps et chercheur... d’emploi tout le temps !

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  • Sébastien88 Sébastien88 6 mars 2006 19:13

    Bonjour Aurélie, Je suis entièrement de votre avis, de A à Z. Moi aussi, je suis titulaire d’un diplôme de Lettres Modernes (maîtrise) et je connais parfaitement tout ce que vous relatez. Oui, la fac est dévalorisée par rapport aux grandes écoles, Khâgnes et Hypokhâgnes en Lettres, ou HEC et d’autres. A mon sens, et pour avoir pu le constater, le déficit est surtout intellectuel. Pardon si je froisse certains étudiants. Mais il n’y a pas photo : lorsque nous ont rejoints en licence celles et ceux qui avaient fait une prépa, intellectuellement, on a subi un bel écart thermique ! Enfin, on ne s’ennuyait et on ne se contentait plus d’enfoncer des portes ouvertes ! A la fac, vont ceux qui ont eu le bac mais sans exploser leurs notes. Donc, et c’est navrant, on assiste à un nivellement par le bas de plus en plus prononcé. On ne va pas beaucoup en cours, on est submergé de vacances, on ne fait pas de stage et on a aucune pression vu que si on a loupé les exams de janvier ou juin, il nous reste la cours de récréation de septembre où les sujets sont enfantins ! Je n’avais pas le sentiment d’étudier, avec ce que cela implique de difficulté et de valorisation de mon travail, mais encore d’être à l’école, avec des sujets faciles, sans pression aucune... Donc, autrement dit, aucunement préparé à la vie active. Sauf, bien sûr, si j’avais voulu enseigner. Or, cela n’a jamais été mon envie. Le rapport avec le CPE ? C’est simple. Cela fait depuis juin dernier que je suis à la recherche d’un travail et hormis un emploi vie scolaire, mal payé et sans la moindre formation ni perspective d’avenir, je n’ai rien trouvé. Pourtant, et vous serez d’accord avec moi, Aurélie, un littéraire n’est pas utile que devant une classe à expliquer la différence entre un COD et COI ! Nous pourrions aisément rejoindre une rédaction, une librairie, une bibliothèque, un éditeur, que sais-je... Nos capacités naturelles et nos connaissances nous aideraient. Mais quenini ! Comme vous l’avez dit, nous n’avons effectué aucun stage, rien, nada, et du coup, l’expérience exigée nous est étrangère. Ce CPE a donc le mérite, à mes yeux, de nous donner une chance de prouver notre valeur, mais c’est évidemment l’arbre qui cache la forêt, ou « le pansement » comme vous l’avez joliment baptisé. Le vrai problème de fond reste la formation : il faut arrêter ce nivellement par le bas, recréer une réelle difficulté intellectuelle, et la sélection se fera naturellement. Aujourd’hui, pour peu qu’on y rentre, on ressort forcément de la fac avec une licence ! Au delà de cette exigence, il faudrait aussi qu’il existe beaucoup plus de flexibilité dans l’orientation, voire la réorientation. Car, et c’est très grave, celui qui veut se réorienter vers un IUT métier du livre, pour être libraire, il n’a plus droit aux bourses ! Et du coup, si financièrement il ne peut pas, que lui reste-t-il ? L’ANPE et la précarité. Donc voilà, Aurélie, votre analyse m’a ravi : enfin le sentiment de ne plus être seul à penser que la fac est à refaire ! Amitiés et encouragements pour votre master. Sébastien.







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