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sibylle

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Trop de choses à dire... et puis en même temps si peu importantes...

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  • sibylle sibylle 7 décembre 2007 15:51

    J’ai longuement hésité à publier un commentaire sur ce fil.

    Je suis moi-même diagnostiquée « borderline », j’ai 24 ans, deux enfants, une enfance zolienne derrière moi, des mois en hopital psychiatrique.

    Le diagnostic (et donc le traitement) a été posé cet été.

    Je commence à respirer. Maintenant, je suis moins dépendante de mes émotions, mais enchaînée à mes médicaments (anti-depresseur et depakine).

    J’ai décidé, cette année, après avoir passé l’été dans un célèbre H.P. de ma ville, de prendre une année « sabbatique », pour me reconstruire un peu (le mot est tout à fait approprié - me remorceller). J’ai choisi une orientation professionnelle n’ayant rien à voir avec les émotions (en l’occurence la programmation informatique), justement pour éviter d’avoir à m’y confronter ; après avoir travaillé 4 ans comme assistante de direction - grave erreur.

    De tous les psychiatres, psychologues, psychanalystes que j’ai eu l’occasion de cotoyer au cours de ma vie, seulement un a été « capable » de diagnostiquer ma maladie.

    Les 23 premières années de ma vie ont été un enfer. Je ne crois pas avoir de mots suffisament forts pour décrire l’horreur que j’ai subi. La fulgurance et l’insurmontabilité des sentiments, l’incompréhension totale de l’entourage (mets toi un bon coup de pied au c.. et ça ira mieux...), le sentiment d’être submergée (noyée ?) par le monde qui m’entoure et ses exigences, les larmes qui coulent jour après jour à cause de mon incapacité à me soumettre aux règles...

    Le but est loin de faire un post larmoyant...

    Je sais pertinemment que j’ai fait énormément de mal à mon entourage... j’ai failli perdre le père de mes enfants à cause de ça. C’est aujourd’hui une des choses qui me bloque le plus : la culpabilité.

    Non seulement notre maladie est un enfer, mais quand nous en prennons conscience, nous prennons aussi conscience de ce que nous avons fait subir à nos proches.

    Je souhaite que cela s’apaise avec le temps.







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