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Sigismond

Sigismond

Qui suis-je ?
Puisque la question m'est posée tâchons d'y répondre !
Assurément une personne qui devient de plus en plus misanthrope à mesure que son âge avance mais qui espère toujours que la vie et les événements le contradiront. Car que serait la vie sans espoir, hein ?
Sinon, à part ça, mais c'est déjà pas mal, quelqu'un qui pense que le progrès n'est pas une fin en soi, et que sans éthique c'est une bombe à retardement. D'un autre côté, je n'éprouve que dégoût pour ceux qui ont choisi la régression, comme le suggère cette image qui accompagne cette présentation. Mais ils ne sont pas les seuls, hélas. Du coup mon espoir faiblit.
Bon disons que je pense que c'est mal barré et que faute de pouvoir changer les choses déjà bien mais mal prises en main par d'autres, il faut au moins essayer de les comprendre.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/07/2016
  • Modérateur depuis le 22/07/2016
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Sigismond Sigismond 12 août 16:16

    Cher Grand Ancien,

     

    Votre très lointain bazar s’engagea quand vous quittèrent l’institution. L’ennemi était effectivement devenu rouge et la terre d’Afrique ressemblait pour beaucoup déjà à un mythe ancien inaccessible à la plupart, sauf à recourir aux services de Nouvelles Frontières. Seuls quelques privilégiés dont je fus purent connaitre quelques contrées ayant fait partie de nos colonies, et où finalement, quelque 20 ans après la décolonisation nous étions fort bien accueillis par les populations. Comme quoi la France passe souvent pour plus hideuse chez elle que chez « ses victimes ». Mais ça il ne faut pas le dire.

     

    Evidemment votre texte m’intéresse en tant que témoignage d’un officier d’une autre génération sur ce qui est le sens de l’engagement. J’ai souri quand vous avez évoqué votre départ et les raisons de celui-ci, car les raisons du mien correspondent également à un changement fondamental de notre posture militaire. J’ai en effet pour ma part assisté à ce phagocytage progressif de notre défense (et donc de notre politique étrangère) par l’OTAN. Un processus qui démarra sous Mitterrand, fut poursuivi avec zèle par Chirac, malgré le sursaut de 2003, pour se terminer avec la réintégration sous Sarkozy. C’est lui qui devant l’histoire portera la responsabilité d’une décision qui lui aura finalement beaucoup échappé puisque ce n’était qu’un aboutissement logique d’une politique visant justement à donner un point final à celles étrangère et de défense. Après avoir abandonné les politiques économique, financière et monétaire aux instances technocratiques européennes, c’était bien le moins que d’abandonner ce qui nous restait de souveraineté pour que nos hommes politiques puissent enfin se consacrer à l’essentiel, à savoir l’égalité hommes-femmes, le mariage pour tous, le droit à l’enfant, et le statut de la première dame autoproclamée. Le tout évidemment enrobé de moraline avec, puisque ça semble être acquis, la prochaine impossibilité pour les déviants, entendre ceux qui revendiqueraient certains particularismes culturels et entreraient ainsi dans le cadre de l’apologie de la haine raciale ou religieuse, etc., de représenter le peuple français. Cette dernière notion devrait d’ailleurs cesser d’exister puisque si  selon notre génial président il n’y a pas de culture française, il n’y a aucune raison qu’il existe une nation et un peuple français. Nous parlerons donc en bon multiculturalistes de peuples en France.

    Et donc voilà pourquoi j’ai souri quand vous évoquiez votre départ. Car si vous pouviez vous interroger sur le sens de l’engagement d’un officier de ma génération, je m’interroge également sur celui d’un jeune officier aujourd’hui.

     

    Mais davantage qu’une interrogation, c’est une inquiétude qui me saisit. Comme vous l’écrivez justement et comme votre expérience personnelle vous l’a fait découvrir, l’histoire n’a que le sens qu’on lui donne, à comprendre évidemment comme la direction qu’on lui indique quitte à s’appuyer sur un sens perverti du passé.  Si la place de l’esclavage, de la colonisation, en fait de toutes les horreurs qu’on impute à la France selon une grille de valeurs très contemporaine, s’est ainsi élargie dans les programmes d’histoires de nos enfants, ce n’est évidemment pas un hasard. Il faut apprendre à nous haïr assez pour souhaiter notre disparition.

    Et voilà donc ce qui m’inquiète. Je pense que vous ne me contredirez pas si je déclare que si les militaires n’écrivent pas l’histoire, ils ont été travers les siècles un instrument privilégié entre les mains de ceux qui l’écrivaient. En France il y a eu en effet très peu confusion entre les pouvoirs militaires et civils. Le Consulat et le Premier Empire sont une des rares exceptions. Il était d’ailleurs inutile et con que Macron vienne devant les armées pour dire "c’est moi le chef". Ridicule personnage ! Et donc ce que je vois, ce que j’ai vu à mesure que les années passaient, quand j’étais dedans, puis dehors, c’est que l’instrument était de plus en plus maltraité, d’autant plus maltraité que finalement plus personne ne voulait plus écrire notre histoire, notre histoire commune, prolongation des siècles passés. Le court terme ce sont les prochaines élections qui deviennent l’objectif prioritaire une fois celles qui vous ont porté au pouvoir achevées. Et le long terme, c’est la disparition, la dilution dans quelque chose qu’on ne peut guère décrire, la mondialisation peut-être et certainement pas heureuse pour le plus grand nombre, la fureur islamique plus surement en ce qui nous concerne. Et dans ce processus que devient l’armée, que deviennent les militaires et donc les officiers ? A quoi peuvent-ils encore servir si leur rôle d’instrument de l’écriture de notre histoire est révolu ? Leur reste-il à être les complices en tant que moyen de police internationale, car l’intégration à l’OTAN peut conduire à cela, de l’instauration d’un ordre mondial participant à la disparition de leur pays ? Seront-ils conduits dans un avenir plus proche à devenir, ils le sont déjà de fait avec l’opération Sentinelle, des supplétifs des forces de police sur le territoire ? Tout ça est inquiétant. Et suffisamment pour que je souhaite que mes enfants ou petits-enfants n’aient pas l’idée de suivre la voie que nous avons tous deux suivie dans d’autres temps.



  • Sigismond Sigismond 10 août 15:10

    @gogoRat

    Effectivement quand je vois un général, même s’il n’est plus en activité, mais encore assez jeune pour avoir sans doute commencé sous Giscard et terminé sous Sarko dire que le monde militaire avait cru en une promesse des politiques, je ne peux qu’être étonné.
    Les militaires se sont-ils fait mettre tellement profond que même le cerveau et la lucidité en seraient touchés ? Par ailleurs Macron était loin d’être le mieux disant pour les armées. C’est peut-être cette timidité dans les fameuses promesses qui a pu le rendre crédible aux yeux de quelques-uns. Du coup ceux-là auront été servis sans vaseline, ainsi qu’en témoigne l’épisode de Villiers. Je pense que désormais ils ont compris et savent qu’ils n’ont plus rien à attendre.



  • Sigismond Sigismond 10 août 09:29

    @C BARRATIER
    Ouais c’est ça ! Le problème c’est qu’ils n’en ont pas le droit sauf à se mettre en disponibilité sans solde dès lors qu’ils sont candidats ou démissionner. n’ayant par ailleurs pas le droit non plus d’adhérer à un parti politique, on voit tout de suite la difficulté à faire campagne.et l’impossibilité d’être élu.
    Vous avez une autre bonne idée ?.



  • Sigismond Sigismond 9 août 21:05

    Je trouve ces pleurnicheries vraiment lamentables.
    Si j’ai le temps j’y consacrerai un article dans les prochains jours car ça le mérite.
    Et puis un deuxième contributeur quand même, ça justifie qu’on s’y intéresse. Merci de l’avoir signalé.
    Au passage vous pourriez m’indiquer qui est le premier que je l’en félicite.

    PS : je dois avouer que je vous lis pour la première fois, attiré par le titre. Du coup je suis allé voir d’autres de vos productions, et je vous assure que la lecture de certaines me laissent penser que ceux que vous nommez malotrus sont souvent d’aimables plaisantins si on compare leurs propos à vos jugements méprisants prodigués sans aucune réserve à l’encontre de ceux qui n’ont pas l’heur d’appartenir à votre « camp », celui du bien. Vous devriez d’ailleurs quand vous sortez de vos petites histoires pour tenter de parler de choses sérieuses penser à argumenter plutôt que d’infliger à vos lecteurs de simples jugements de valeur. Mais je peux concéder que cela peut plaire à une certaine clientèle et même, curieusement, vous faire apparaitre aux yeux de qui la compose comme quelqu’un de clairvoyant. Mais c’est vrai qu’à ce stade ni les faits, ni les arguments n’ont d’importance.
    En fait voilà, je pense que vous ne tenez ici que grâce à certaines qualités d’écriture. Mais pour le reste, si vous voulez sortir de votre domaine de prédilection, y a quand même du boulot.

    Cela dit, réjouissez-vous, vous avez gagné un lecteur.



  • Sigismond Sigismond 8 août 16:34

    @Pere Plexe
    En UE il y a surtout une oligarchie et des peuples assez abrutis ou conditionnés pour croire que s’en débarrasser aurait plus d’inconvénients que d’avantages. Et donc ils subiront les conséquences de leur lâcheté jusqu’à leur totale disparition.

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