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    Par sobriquet (xxx.xxx.xxx.103) 17 mars 16:18

    Un humain n’a pas besoin de 2000 kCal/jour mais de 2000 kcal/jour. La différence est significative : 1 Cal = 1000 cal ! Par ailleurs pour produire une calorie de viande, il faut entre 4 et 20 calories de céréales...

    Si le reste de ton calcul est juste, on en arrive donc à... 22 milliards de Français...

    Par ailleurs, d’après la FAO, les jachères ne représentent que 4% des terres agricoles françaises, ce n’est pas significatif pour nos calculs de coins de table.

    Cela me rend confiant concernant les questions de productivité et de rendement, que ce soit en terme de masse ou d’apports énergétiques. Pas toi ?

  • vote :
    Par sobriquet (xxx.xxx.xxx.240) 17 mars 15:17

    Certains de ces chiffres n’ont pas de source car ils sont issus de calculs personnels. Pour les chiffres de production et de terres agricoles disponibles, référez vous à faostat. Pour davantage de chiffres sur la viande, référez vous à ce rapport de la fao : L’ombre portée de l’élevage.

    Ils ne supposent pas une transition à une alimentation végétarienne, mais vers une consommation raisonnable de viande. Il est recommandé de consommer entre 0 et 300g de viande cuite désossée par semaine pour un adulte. Avec la production mondiale de viande de 2008, on aurait pu fournir 300g de cette viande cuite désossée à 10 milliards d’habitants. Sachant qu’avec la surface, l’énergie et l’eau nécessaire, pour produire 1kg de viande, on peut produire 5 à 15 kg de nourriture végétale, on se rend vite compte que la productivité est un faux problème.

    J’ai essayé de refaire votre calcul sur la base de la production d’épinards et des chiffres de la FAO : en 2008, 64,4 km² ont produit 143 000 tonnes d’épinards. Si on convertissait toutes la surface cultivée à cette production (c’est une vue de l’esprit, bien entendu), on produirait environ 650 millions de tonnes d’épinards. Si chaque français en consommait 20 kg par jour (chiffre très exagéré pour prendre en compte les plantes moins productives), cela pourrait nourrir environ 90 millions d’habitants.

    Quant aux problèmes de sécheresses, de canicules, etc., les plantes les plus rustiques sont les plus résistantes. Ce sont également celles qui exigent le moins de soin. On ne les favorise pas parce que, justement, on se focalise trop sur la productivité.

    Là où je tombe d’accord avec vous, c’est qu’on ne considère pas cette option essentiellement pour des questions de compétitivité économique, autrement dit, de rentabilité. Même les pays les plus touchés par la faim entre dans cette course absurde au détriment de leur population. Nous n’avons donc pas de problème alimentaire, pas de problème de population, mais un gros problème d’organisation économique à l’échelle mondiale.

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    Par sobriquet (xxx.xxx.xxx.38) 17 mars 00:34

    Mouais je la voyais venir celle-là. Toujours cette vision du Progrès inexorable et révolutionnaire, incontournable... Je veux bien vous donner une petite leçon, mais tâchez de vous renseigner par vous même, plutôt que vous faire la voix de l’ignorance.

    L’émergence de l’agriculture n’a pas porté de coup d’arrêt à la consommation de plantes sauvages. La baisse importante de leur consommation un phénomène très récent, que l’on peut faire remonter au mieux au début du siècle, mais plus particulièrement à la suite de la seconde guerre mondiale. Les plantes sauvages ont toujours eu une importance stratégique chez les populations les moins riches. Aujourd’hui encore, on consomme abondamment des champignons, des prunelles, etc. Les châtaignes, entre autres sont très intéressantes nutritionnellement. D’autres plantes ont été cultivées puis abandonnées. L’égopode podagraire, notamment, semble avoir été abandonnée car elle proliférait trop... Le régime crétois authentique est connu pour la longévité qu’il procure et pour sa richesse en plantes sauvages. Si vous passez dans une maison de retraite, vous rencontrerez à n’en pas douter des gens qui mangeaient régulièrement des plantes sauvages dans leur jeunesse ; des pissenlits entre autres.

    Par ailleurs, on peut aussi bien citer des espèces qui ont co-évolué de longue date avec l’humain et qui nous sont encore familières : pommes, carottes, ... l’homme a effectué des sélections sur ces espèces, mais à un rythme incomparablement plus raisonnable que ce que l’on fait depuis le 20e siècle.

    Pensez-vous qu’il aurait fallu tester en laboratoire les milliers de variétés de pommes qui existaient au début du siècle, et qui pour la plupart avaient une répartition très locale ? Avec 5 variétés de pommes commercialisées aujourd’hui en France, ça paraît peut-être moins absurde.

    Quant à la question de la productivité, en effet, amusons nous. Commencez par constater que 70% des surfaces agricoles sont destinées à la production de viande (fourrage et pâturage). Constatez que nous sommes en surproduction et surconsommation de viande. Constatez qu’en convertissant ces surfaces de cultures à une production alimentaire directe, nous pourrions allègrement nourrir le double de la population mondiale actuelle, et encore, je suis modéré. Concluez que nous n’avons aucun problème de productivité.

    Mais continuons à nous amusez, puisque vous semblez d’humeur. Comparez le rendement énergétique de la production d’un quintal de blé de Beauce à celui d’un quintal de la plante sauvage de votre choix, en milieu sauvage. Comparez le coût environnemental d’un millier d’hectare de cultures intensives à celui de la surface sauvage permettant une production comparable. Le rendement pourrait être dix fois moindre, on y gagnerait encore.

    Avec un hectare de plantes sauvages ou semi-sauvages, on pourrait nourrir de manière équilibrée environ 4 personnes. avec les 300 000 km² de surface cultivables que comporte la France, on peut affirmer avec une prudence excessive que l’on pourrait nourrir 120 millions d’habitants.

    A quoi serviraient les PGM dans ces conditions ?

  • vote :
    Par sobriquet (xxx.xxx.xxx.94) 16 mars 16:41

    Ou alors j’ai gardé à l’esprit que nous avons continué à co-évoluer avec elles ? smiley

  • vote :
    Par sobriquet (xxx.xxx.xxx.94) 16 mars 15:54

    Je persiste, les plantes que l’on trouve dans la nature ont été testées, et pas par un chercheur motivé par sa seule prime d’intéressement.

    Je crois juste que vous ne comprenez pas mon propos. Pour qu’une baie soit considérée comme toxique, il faut que l’on l’ai testée. Et on a pris cette initiative bien avant que le premier laboratoire d’agronomie ouvre ses portes. Si nos ancêtres avaient dû attendre qu’on invente les laboratoire pour tester leur alimentation, on ne serait plus là pour en parler. Ils y ont gouté, se sont intoxiqués parfois, donné des conseils aux autres souvent. Des générations successives se sont nourries de châtaignes, de pissenlits, et de dizaines d’autres herbes sauvages. Nous avons co-évolué avec ces plantes, nous avons appris à nous y fier et à nous en méfier, à distinguer les plantes comestibles des plantes toxiques. Certaines ont causé des troubles à long terme, bien sûr, peut-être même des effets teratogènes, qui sait ? Mais leur consommation par des centaines de générations successives constitue une garantie suffisante de leur fiabilité. Des tests de cette qualité, même les meilleurs laboratoires du monde ne pourront jamais nous les fournir.

    Vous oubliez un peu vite que l’Humanité n’est pas née toute armée de ses laboratoires et de son agro-industrie. Nous somme issus d’une très longue sélection naturelle, et héritiers d’un savoir agricole qui a longtemps assuré notre survie.

    L’émergence de l’agronomie de laboratoire a eu tendance à nous faire oublier cela : nous ne connaîtrons jamais tous les processus biologiques, mais nous savons déjà ce qui marche. A choisir entre manger des pissenlits et manger un OGM, je n’hésite pas une seconde.

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