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Je suis né au Moyen-Orient, que j’ai quitté comme enfant. J’ai grandi en France où j’ai fait mes études - jusqu’au bac. Je suis venu aux Etats-Unis pour étudier à l’université. Je suis maintenant prof de philo à la fac à Washington, D.C.  

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  • Premier article le 19/12/2005
  • Modérateur depuis le 07/07/2006
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Derniers commentaires


  • sta 20 décembre 2005 20:22

    Merci, Sylvio, pour cette question. Je viens d’essayer de parler de la même chose sur mon site. Je suis loin d’être antiaméricain ; d’ailleurs je ne trouve pas que c’est un concept intéressant. Il y a plusieurs Amériques...le but de mes articles est de montrer comment justement on voit ces nuances ici aux Etats-Unis.


  • sta 20 décembre 2005 04:17

    En général, je préfère ne pas me lancer dans un débat dont le ton est belligérant. Que Stefan Metzeler trouve que mon article est un « cirque » est sont droit ; qu’il pense que mon argument n’a aucun sens est plus important. J’aimerais clarifier quelques points importants.

    Premièrement, cet article est écrit aux Etats-Unis, dans le contexte politique d’ici, qui est bien différent de la Suisse. Dans mon blog, j’avais d’ailleurs choisi le mot vidange dans le titre de mon article, pour insister que le concept employé comme il l’est aux USA n’a plus aucun sens que l’on pourrait retracer dans la tradition de la philosophie politique traditionnelle. Donc, je ne dis pas que cette définition employée aux USA est la bonne ; je la trouve perverse, hybride et mensongère car elle est utilisée de travers. Que M. Metzeler ne soit pas d’accord avec cette approche ne me dérange pas ; mais c’est un point de vue recherché et appuyé. Axe gauche droit : la méfiance envers l’état était un phénomène de gauche ; maintenant il ne l’est pas. J’enseigne la philosophie politique et qu’importe la colère de M. Metzeler, ce fait reste incontestable. Je prierai M. Metzeler de lire la correspondance entre Marx et Bakounine pour voir un exemple de ce débat. On pourrait aussi contraster la philosophie politique de John Stuart Mill avec son éthique et l’on observerait la même tension. Les philosophes de gauches s’inquiétaient du pouvoir collectif. Aujourd’hui, les penseurs de la droite américaine cite les mêmes philosophes - y compris Diderot le libertin - pour un but vraiment différent.

    L’acidité de la réponse de M. Metzeler n’est pas ce qu’il y a de plus désirable dans une conversation politique mais s’il préfère m’attaquer avec véhémence, j’aurais préféré que cette idée - et non pas toute l’histoire de la pensée libérale ou libertarian - en soit la cible. Ceci dit, la différence de mon point de vue avec M. Metzeler concerne l’origine de la confiance à l’individu. Encore une fois, sans vouloir dérober M. Metzeler de sa colère, il y a une autre façon de voir cette question.

    Une pensée qui accorde beaucoup d’importance à la liberté individuelle et économique n’est plus vraiment tenable aujourd’hui à l’occident, sauf si l’on accepte le system capitaliste américain en premier. Lao Tsu certainement revendique une sorte d’autonomie ; ce qui m’intéresse est de voir qui la revendique aujourd’hui. A part le milieu académique et religieux où on lit avec plaisir Lao Tsu, le taôisme se vend très bien aux USA car la majorité des gens qui ont perdu un sens d’autonomie y trouve un refuge. Cette aliénation profonde est due, d’après par la droite américaine à l’état de providence.

    L’image de Cowboy que j’ai mentionné présuppose en effet une société ; je n’ai jamais nié le contraire. Je dis simplement que la droite américaine utilise une image étrange de la liberté individuelle sous le nom « libertarianism » ; c’est une image infidèle à ses origines. C’est devenu une arme politique que l’on utilise pour cesser tout aide aux pauvres ; mais le concept même est trahi des que les intérêts de la classe puissante sont en jeu - l’intérêt des gens qui ont fétichisé la liberté individuelle car ils peuvent se le permettre. Tout ca pour dire que je suis encore surpris que je suis accusé de diffuser de la propagande. Je ne comprends vraiment pas cette accusation. Je suis navré que M. Metzeler trouve que j’emploie des « clichés débiles », je suis certain qu’il n’aura pas gâché son temps à lire mes articles à l’avenir. S’il choisit de les lire, je le prierai de comprendre le contexte et la thèse.


  • sta 19 décembre 2005 15:28

    Je vous remercie pour votre commentaire sur mon article. Je comprends tout à fait ce que vous dites mais il me semble que le concept du libéralisme classique ne convient pas pour expliquer ce phénomène. Quand on regarde les penseurs classiques auxquels les « libertarians » aux Etats-Unis référent, on voit bien à quel point les choses sont compliquées. Seul l’institut Cato, que j’ai brièvement mentionné dans mon article, essaie de faire la distinction que vous présentez.

    Pour le dire le plus clairement possible, je suggère qu’il faudrait distinguer l’économique du politique. La pensée du dix-neuvième siècle était un mélange des deux ; aujourd’hui il faudrait les distinguer. C’est quand l’état a commencé à protéger les droit économiques des pauvres que les gauchistes ont changé d’avis. Je maintiens que les grandes figures du dix-neuvième siècle, qui était contre le pouvoir de l’état, auraient changé d’avis aujourd’hui.

    Encore une fois, merci pour vos remarques. J’essaierai de mieux montrer ces nuances la prochaine fois.







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