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Stéphane Taillat

Professeur d’Histoire-Géographie en Lycée et officier dans la Réserve Opérationnelle de l’Armée de Terre, je suis agrégé d’Histoire (1999) et titulaire d’un Master 2 en Relations et Sécurité Internationales (IEP de Toulouse 2007). Je poursuis des recherches sur la contre-insurrection en Irak dans le cadre d’un doctorat. Inutile de dire que mes opinions n’engagent que moi.

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  • Premier article le 10/06/2009
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Derniers commentaires



  • Stéphane Taillat 10 juin 2009 15:40

    @Asinus

    Vous pouvez toujours aller sur mon blog. Il existe depuis 1 an et demi et comprend plus de 300 articles. Certes, ils sont d’intérêt et de qualité inégaux mais ils démontrent aussi l’évolution et l’affinement de mes perceptions et de mes trouvailles depuis l’automne 2007.


  • Stéphane Taillat 10 juin 2009 14:06

    @Asinus, 

    D’accord avec votre analyse sur les « techniciens du désordre » : c’est d’ailleurs l’élément central qui explique la force du noyau initial de l’insurrection nationaliste sunnite dans la narration officielle et dominante aux Etats-Unis... Que n’a-t-il pas été dit sur l’ordre du CPA n°2 prononçant dissolution des forces de sécurité de « l’ancien régime » ? Dans la même veine, la focalisation quasi-exclusive des Forces Spéciales dans les premiers mois dans la recherche des Armes de Destruction Massive et la faiblesse des effectifs initiaux a contribué à la diffusion des armes et des techniciens. Les Américains aiment d’ailleurs à penser ces insurrections sur un mode « darwinien » dans lequel la sophistication croissante des insurgés signifie que les plus malins s’en sortent et que les plus maladroits se font prendre ou tuer.
    Toutefois, cette analyse reste insuffisante car elle néglige deux facteurs :
    PRIMO la dissolution des forces armées et de sécurité irakiennes était effective dès le début du mois d’avril 2003. C’est l’argument que Paul Bremer utilise pour dire que son ordre de dissolution ne faisait que prendre acte d’une réalité. D’un autre côté, il lui a été opposé que les principaux chefs militaires étaient prêts à collaborer avec les Américains sous son éphémère prédecesseur, le général à la retraite Jay Garner. Par ailleurs, la situation au niveau local est plus complexe, puisque de nombreuses forces de police locales restent actives au cours de l’année 2003-2004. On peut trancher en disant que ce facteur de destruction des forces armées, ayant entraîné le basculement de nombreux « techniciens de l’ordre » dans le monde de l’entropie, est plutôt une condition de possibilité de la croissance de l’insurrection au cours de la première année d’occupation. 
    SECUNDO : il faut faire la part des choses. Il est clair que les causes et les raisons de l’insurrection irakienne (et plus globalement de l’amplification et de la complexification de la violence) ne peuvent se réduire à ce qu’en disent les Américains, même si il faut reconnaître -surtout pour les commandants de bataillon et de brigade, voire les commandants de compagnie- qu’ils ont cherché à mieux comprendre, sans forcément occulter leurs propres responsabilités (c’est en ce sens que l’on peut dire que l’action des militaires américains en Irak depuis 2006 est vraiment « réflexive). Il n’en reste pas moins que des facteurs différents se découvrent à des échelles chronologiques et spatiales différentes. En ce sens, je pense que l’irruption américaine est centrale, mais qu’elle n’est pas une cause exclusive. Il faut aussi prendre en compte les réalités complexes des évolutions de la société irakienne sur un temps plus long ou au niveau local.... Bref, il reste à faire la »géopolitique des conflits irakiens".

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