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stere

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  • stere 5 juin 2007 15:08

    je voudrais faire une remarque par rapport au paragraphe en gras, en début d’article : il résume assez bien le propos du débat... mais il a un défaut, que je résumerai par un corrolaire très classique : « à partir de quelque chose de faux, on peut obtenir n’importe quoi même avec un raisonnement juste ».

    je souligne donc qu’il y a deux « erreurs » dans ce paragraphe, dont l’une est d’ailleurs confirmées par la suite (discussions comprises) :

    « erreur » confirmée : « tant que le recours à l’activité humaine sera nécessaire au fonctionnement de l’industrie ». erreur car, comme cela a été dit plus haut, on automatise de plus en plus, donc on devrait avoir de moins en moins besoin de travailler pour faire fonctionner notre industrie, donc le travail devrait prendre moins de place

    seconde « erreur » : « tant que nous nous comporterons comme des consommateurs insatiables » : cela préjuge que le fait de consommer énormément conduit à devoir travailler plus. Or d’une part l’automatisation nous permet de consommer de plus en plus sans faire augmenter proportionnellement le travail (on pourrait même envisager qu’il baisse !), d’autre part il n’est pas nécessaire de travailler plus pour consommer plus : il suffirait de (beaucoup) moins gaspiller

    pour illustrer mon propos, je reprendrais une information que j’ai entendue ces derniers jours : nous produisons de la nourriture pour 12 milliards de personnes, soit 2 fois la population mondiale. Alors conclure qu’il faut produire davantage de nourriture, et pour cela travailler plus, me parait totalement absurde : a priori on travaille déjà 2 fois trop au niveau mondial, et bien plus d’ailleurs si l’on considère la fraction de population qui gaspille le plus (en l’occurence, les pays « développés »)

    En fait, peut être que si l’on passait la moitié du travail fourni à produire cette nourriture à la redistribuer aux gens qui en ont besoin, on produirait ce qui suffit et tout le monde mangerait à sa faim. Et peut-être même que pour mieux distribuer il n’y a pas besoin d’autant de travail que pour produire la moitié gaspillée de la production mondiale de nourriture...

    Tout ca pour revenir sur ces « erreurs » : si l’on part du principe que l’on automatise de plus en plus, ce qui réduit le travail nécessaire pour l’homme, et de l’idée qu’en plus, si on répartissait mieux, on pourrait consommer tout autant en produisant beaucoup moins, alors on peut déduire par logique que le travail devrait prendre de moins en moins de place dans nos vies.

    Mais le terme « erreur » n’est peut-être pas le plus approprié pour qualifier les hypothèses de ce paragraphe d’en-tête : on pourrait peut-être plutot parler de... politique ?

    Et justement, je me demande si cette manie de dévaloriser les chômeurs, de nous inculquer que le travail c’est ce qui nous valorise, etc., n’est tout simplement pas une politique de gestion des gens, qui permet de relégitimer l’esclavage sous une forme et une dénomination plus moderne : après tout, il y a de la nourriture pour tous, mais celui qui ne travaille pas n’y a pas droit, et il est « réprimé » d’une manière ou d’une autre...



  • stere 29 mai 2007 17:46

    je suis assez étonné de remarquer que le mot « responsabilité » n’apparait que 2 fois jusqu’ici, et encore une seule fois concernant les politiques. Pourtant, ce mot a été largement utilisé pendant la campagne, et continue à l’être actuellement.

    j’ai regardé la définition du mot « responsabilité » dans le Trésor de la Langue Francaise Informatisé (TLFI, à consulter :) : il en ressort que c’est l’obligation faite à une personne de répondre de ses actes du fait de sa fonction, et d’en supporter toutes les conséquences.

    A l’heure actuelle, la présidence de la république est de ce point de vue l’un des postes les moins responsabilisants : le président est libre de ses choix pendant tout son mandat (hors « haute trahison », mais bon...), il est même intouchable concernant ses responsabilités passées pendant cette durée. Son plus grand « risque » est de ne pas être réélu, sachant que de toute facon il profitera tout de même par la suite d’un certain nombre d’avantages liés à sa fonction du moment.

    Les ministres, bien qu’un peu plus sur la sellette, ne sont a priori pas non plus très responsabilisés : quel ministre rend compte devant la France de l’impact de ses réformes (ou non-réformes) ?

    C’est ce point qui me parait fondamental : les citoyens n’ont pas le pouvoir de responsabiliser leurs représentants . Une fois en place, ceux-ci peuvent faire bien des dégâts au sens profond du terme (et pas seulement profiter de leur statut), et même si de nombreuses voix s’élèvent il suffit qu’un gouvernement soit majoritaire pour qu’il puisse « s’amuser » comme bon lui semble, sans avoir a rendre de vrais comptes.

    Ne faudrait-il pas instaurer, à l’image de la Suisse si mes souvenirs sont bons, la possibilité pour les citoyens de « faire leur propre référendum », qui aurait alors valeur de loi, d’obligation auprès des élus ?

    Ne serait-il pas pertinent que la position d’un élu puisse être remise en cause à n’importe quel moment parce que ses électeurs ne seront pas d’accord avec ses actions ?

    Cela pourrait obliger les futurs élus à expliciter réellement le sens de leurs actions, et les prévisions réfléchies de leurs conséquences, sous peine d’être immédiatement suspendus de leur pouvoir...

    Pour rebondir sur certains messages, il me parait assez évident que, lorsqu’on a le pouvoir et pas ou peu de responsabilité au sens du dictionnaire, on ait tendance a en profiter. Ce n’est en rien une excuse, mais laissez quelqu’un libre de faire ce qu’il veut : sans une grande force morale et une grande sagesse, je pense qu’il aura tendance à faire -au moins un peu - ce qu’il veut.







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