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syl8555

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  • syl8555 29 août 2013 19:28

    Il faut savoir que ce qui est écrit ici est en partie inexact, puisque la réglementation a changé depuis que l’auteur est parti à la retraite.


    Il emploie plusieurs fois le mot « obligatoire ».
    La fouille, selon la nouvelle loi pénitentiaire (2009), n’est pas obligatoire, mais possible, toujours sur justification (si un élément permet de suspecter le détenu : découverture d’objet à la palpation, ou dans sa cellule, ou antécédent, ou détenu considéré comme dangereux...). D’ailleurs, une dizaine de tribunaux administratifs ont déjà condamné des établissements qui continuent à pratiquer illégalement la fouille systématique de tous les détenus après les parloirs.

    Ensuite, la pratique qui consistait à demander à un détenu de s’accroupir n’a jamais été autorisée...
    L’ancienne réglementation (1986) prévoyait qu’on pouvait, pas de façon systématique, mais si on suspectait particulièrement le détenu, lui demander de se pencher et tousser.
    Certains surveillants demandaient à la place au détenu de s’accroupir, mais ce n’était pas réglementaire.
    Depuis 2011, la procédure de fouille a été revue : il n’est plus autorisé de demander à un détenu de se pencher et tousser.




  • syl8555 18 avril 2009 00:56

    Alors que la France est censée se conformer aux exigences européennes, le Comité européen de la prévention de la torture juge que les effets de la surpopulation (manque d’hygiène, aucune intimité, risques de viols et agressions, parloirs limités, accès au soin retardés ou refusés...) dans le milieu carcéral français s’apparentent à un traitement inhumain et dégradant. Avis partagé par Amnesty International, l’Observatoire International des prisons, la Cour Européenne des droits de l’homme...

    Même la justice française le reconnaît : un ancien détenu à Rouen a obtenu 3.000 euros de l’Etat pour avoir été soumis à des conditions de détention dégradantes. Il a vécu 3 ans dans 9 m2 pour 3, avec 1 personne dormant au sol, et l’obligation de faire ses besoins à la vue des autres. Les experts médicaux au procès ont estimé que cela revenait à demander à une personne de vivre dans des toilettes. Sachant que ces conditions de détention sont partagées par la majorité des prisonniers aujourd’hui, il ne faut pas s’étonner des drames actuels, de la violence engendrée envers soi-même ou ses codétenus...

    Un détenu, quoi qu’il ait fait (ou pas d’ailleurs...les erreurs existent), reste un être humain. Et pour ceux qui pensent qu’ils méritent d’être traités ainsi, ils se trompent lourdement, car cette situation ne rend service à personne au final.

    Ni aux détenus, humiliés et risquant parfois leur vie...
     
    Ni aux surveillants qui subissent une agressivité ambiante, due essentiellement aux tensions générées dans un contexte où la dignité de la personne est la dernière des priorités. 

    Si les mesures de sécurité sont nécessaires dans de tels lieux, les conditions dans lesquelles se déroulent certaines fouilles (à la vue de personnes étrangères à la procédure, où en présence d’un nombre injustifié de surveillants), ou les fouilles non justifiées (quand elles se répètent alors que la personne n’a fait que changer de bâtiment sous la surveillance constante de surveillants...) ne vont certainement pas non plus apaiser un climat déjà tendu.

    Ni à la société qui récupère des personnes endurcies ou brisées à la sortie...
    La prison ne doit pas être un hôtel 4 étoiles, mais il existe un minimum de décence et d’humanité. Et c’est la base pour qu’elle remplisse son autre rôle : la réinsertion. Elle est sensée se préparer dès le premier jour de l’incarcération. La position de tous ceux que cette situation indiffère peut éventuellement tenir sur le court terme (celui où la personne est en prison), mais tous sortent un jour. Et actuellement, tout est fait pour que la seule issue possible soit la récidive...avec d’autres victimes...Un cercle vicieux qui pourrait se rompre avec plus de respect pour le détenu.

    Comme le dit le contrôleur général des lieux privatifs de liberté :
    « certains ont la conviction que plus le régime carcéral est dur, moins grande est la récidive. C’est tout le contraire. Plus on traite mal les gens en détention, plus ils ont la haine de la société. On est en plein paradoxe : les prisons n’assurent pas en réalité leur mission de sécurité. »
     »« L’idée selon laquelle les détenus l’ont bien mérité est une idée ancienne et l’idée selon laquelle un traitement dur en détention est une réponse à l’infraction commise est malheureusement partagée par l’opinion. Ce n’est pas du tout ma conception des choses. Je crois au contraire que la réinsertion passe par le respect des personnes et des conditions de vie normales, sans compter le lien le plus large possible avec l’extérieur. »







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