• jeudi 23 mai 2013
  • Agoravox France Agoravox Italia Agoravox TV Naturavox
  • Agoravox en page d'accueil
  • Newsletter
  • Contact
AgoraVox le média citoyen
La fondation Agoravox
 

Sylvain Reboul

Professeur honoraire de philosophie
Membre du bureau et animateur de la Société Angevine de Philosophie
Créateur du site de philosophie : « Le rasoir philosophique »
sur lequel sont publiés des cours, des corrigés , des textes de philosophie générale d’inspiration rationaliste et libérale, des articles sur des questions d’actualité et des dialogues philosophiques.
 

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 73 3857 4074
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 292 201 91
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Articles de cet auteur

Classer les articles par : Chronologie Les plus lus Les plus commentés

Derniers commentaires

  • Par Sylvain Reboul (---.---.---.64) 23 février 2006 09:27
    Sylvain Reboul

    Je vous félicite de la rigueur et de la justesse chaleureuse de vos propos qui font paraître certaines réactions passionnelles malsaines qui se sont déchaînées pour ce qu’elles sont : l’expression de la xénophobie, voire de l’islamophobie, la plus obtuse.

    J’ajouterais que la notion de laïcité est détournée dans sa lettre et son esprit lorsque l’on prétend enfermer la religion dans la sphère purement privée, comme si le culte public devait être interdit et comme si les religions ne devaient pas être prises en compte en tant que phénomène social. Cette exclusion de la religion hors de la vie sociale est totalement contraire à la loi de 1905 qui affirme en effet que l’état ne soutient aucune religion (ou philosophie anti-religieuse), mais affirme en un même mouvement que l’état doit garantir la liberté religieuse et de culte, laquelle implique aussi la possibilité de son expression publique. Il existe du reste un ministère des cultes qui a la charge de veiller au respect de cette liberté.

    Ce qui est affirmé par la loi sur la laïcité c’est la séparation des religions non de la vie publique (au sens hégélien de société civile), mais de la vie politique qui ne doit pas être soumise à l’autorité de quelque religion que ce soit. En cela si la société politique doit être athée (a -privatif- theos -Dieu-= sans Dieu), il n’est pas exigible que la vie publique le soit dans tous ses aspects non politiques.

    Cependant cette reconnaissance de la légitimité des religions dans le vie civile a pour contrepartie la liberté des athées de critiquer les religions, voire ce qu’ils peuvent considérer comme l’illusion religieuse dans son ensemble (ce qui est mon cas), liberté qu’il ne faut pas confondre avec un quelconque droit à l’offense, même si celui-ci a pu jouer un rôle positif en une période antérieure de notre histoire alors que le pouvoir politique était peu ou prou théocratique et antidémocratique (ex : Voltaire). Or nous vivons aujourd’hui dans un état laïc très différent de la monarchie absolue de droit divin dans lequel le droit à l’offense d’une religion ne peut être admis comme légitime, dès lors que ce prétendu droit met en cause l’interdiction légale de l’incitation à la haine religieuse, interdiction qui est elle-même laïque au vrai sens du mot..

    Si la société laïque dans son organisation politique d’ensemble est athée, les religions ne sont pas pour autant hors de la société, pas plus que l’athéisme : il est temps de définir des règles du jeu pour faire que le dialogue critique rationnel soit possible entre tous.

    Croyance et tolérance

    L’illusion religieuse

    Le rasoir philosophique

  • Par Sylvain Reboul (---.---.---.28) 22 février 2006 17:48
    Sylvain Reboul

    Il me semble que nous assistons à un partie de poker menteur dans laquelle chacun fait comme s’il n’ avait pas renoncé formellement à se objectifs extrèmes pour

    1) Convaincre sa propre opinion qu’on ne peut avoir le maximum que si on demande plus encore, afin de la tenir mobilisée par l’enjeu, sans démobiliser les extrêmes que l’on croit pouvoir utiliser contre l’adversaire. « Retiens moi ou je fais un malheur »

    2) Faire croire à l’adversaire que l’on est prêt à tout s’il ne renonce pas à ses propres revendications extrêmes qui sont, pour les palestiniens, le droit au retour en Palestine y compris dans la partie israélienne et, pour les israéliens, le poursuite, voire l’extension de l’occupation (colonies) hors des frontières internationalement reconnues (Grand israël) Cette non abolition formelle de la Charte palestinienne est donc aussi la contre-partie diplomatique du maintien des colonies et de l’occupation israélienne (au sens de l’ONU). Dans un tel jeu diplomatique, elle ne peut être abolie sans que les israéliens acceptent de renoncer à l’occupation dans un échange donnant/donnant.

    Le problème est double et fait que ce jeu apparaît sans fin :

     Ni un camps, ni l’autre, ne contrôle suffisament ses extrêmes pour éviter qu’ils ne puissent saboter le jeu

     Les différents gouvernements des USA et l’Europe ont du mal à l’arbitrer et assurer une garantie telle que chacun sente qu’il peut faire des concessions sans perdre la partie...et la face.

    Il faut donc toujours en politique analyser le jeu comme un jeu de rôles déterminés par la rapport de force et la relation de confiance et/ou de méfiance (et cette question relève le plus souvent d’un arbitrage extérieur suffisament efficace) de l’un vis-à-vis de l’autre qui génèrent celle de chacun vis-à-vis de lui-même.

    L’illusion politique

    Le rasoir philosophique

  • Par Sylvain Reboul (---.---.---.177) 22 février 2006 14:30
    Sylvain Reboul

    et « utlisent » au lieu d’« utilise »,

    décidement le « temps réel » me joue des tours...

  • Par Sylvain Reboul (---.---.---.177) 22 février 2006 14:27
    Sylvain Reboul

    « devrait être traités comme de la vermine »

    Il faut lire devraient

    Merci

  • Par Sylvain Reboul (---.---.---.177) 22 février 2006 14:25
    Sylvain Reboul

    C’est très simple : l’amalgame commence lorsque l’on généralise abusivement pour stigmatiser aveuglément et sans aucun argument rationnel suffisant toute une population innocente.

    Exemples :

    Des terroristes se disent musulmans donc Mohammed, fondateur de la religion musulmane, était terroriste (caricature) et les musulmans qui se reconnaissent en lui le sont alors réellemment ou virtuellement. Il s’agit d’un pur sophisme logique qui ne peut que soutenir une sophistique passionnelle anti-musulmane (=islmapophobe).

    Des assassins particulièrement crapuleux et d’une cruauté abjecte sont présentés ou se présentent comme des musulmans anti-sémites ; donc tous les musulmans sont au moins virtuellement des crapules anti-sémites et d’une cruauté insupportable. Le religion musulmane, contrairement aux autres seraient particulièrement cruelle et les musulmans en général seraient un danger public et donc devrait être traités comme de la vermine, selon ce que disaient les nazis des juifs.

    Si c’est être bien pensants que de dénoncer ce genre d’arguments fallacieux digne des totalitarismes terroristes de droite ou de gauche, je le revendique cette expression, au nom de la pensée rationelle et démocratique. Que certains islamistes utilise ce genre de procédés mansongers ne nous autorise pas à le faire, mais nous oblige au contraire à lutter contre eux en utilisant des arguments rationnels pertinents, à moins de vouloir tomber dens le piège de la provocation qu’ils nous tendent, c’est à dire à abandonner les valeurs que l’on prétend défendre en empruntant les leurs.

    Le rasoir philosophique

LES THEMES DE L'AUTEUR

Politique Politique Société Famille Mariage Homosexualité Tribune Libre Justice Présidence Hollande Jérôme Cahuzac Economie Société Ethique Travail Religions DSK Démocratie Economie Laïcité
Palmarès

Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Debian, PHP, Mysql, FckEditor.


Site hébergé par la Fondation Agoravox

Mentions légales Charte de modération