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Telhemnos

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  • Telhemnos Telhemnos 25 juillet 2008 17:57

    Bonjour,

    je rejoins tout à fait l’auteur sur sa pénultième question :
    Où est donc le journalisme objectif là-dedans  ?

    Il me semble — subjectif ... — qu’un journalisme objectif se doit :

    • de rapporter des faits, dans leur intégralité et sans ajout d’information périphérique non directement liée au fait, et laisser au destinataire de l’information se faire son propre jugement,
    • OU de rapporter ces faits et d’en proposer une analyse complète sans parti pris.

    Le second point est délicat quant à l’analyse : difficile pour tout un chacun de mettre de côté sa subjectivité — opinions, culture, éducation, expérience, ... — pour prétendre présenter au lecteur/auditeur/téléspectateur, avec un nombre de mots ou de secondes limité, tous les tenants et aboutissants d’un fait. Et même en cas de réussite de ce difficile exercice, cela pourrait passer pour du pédantisme ("J’ai réfléchi, parce que je sais que vous n’auriez pas pensé à tout ça ..."), ou bien conduire à l’habituel catalogage/étiquetage "journaliste de XXXX = forcément pro/anti YYY ". Il ne faut de plus pas nier les pressions exercées sur les journalistes — des salariés qui douvent bien vivre, et là je parle de journalistes, pas de présentateurs de JT — par leur rédaction, voire le(s) propriétaire(s) du média concerné. Donc analyse objective : on oublie.

    Le premier point est également délicat : si je suis exhaustif, mais ne glisse pas les quelques informations qui, bien que décorrelées du fait, peuvent susciter débat/controverse/émotion, ben on ne relèvera pas l’info et demain les gens discuteront ainsi : "j’ai vu/entendu sur XXXX", "j’ai lu dans YYY", et XXX ou YYY ce n’est pas ma boîte, c’est la concurrence.

    Les solutions :
    • l’expert : il décortique tout les faits et, grâce à son savoir incommensurable dans le domaine, distille au profane son oracle ; autant dans certains domaines on peut leur faire crédit, autant dans d’autres (ex. entendu — désolé je n’ai aucune référence concrète — il y a quelque temps sur France-Info, de la part d’un "spécialiste du Proche et Moyen Orient" : "La situation entre Israël et Palestiniens est tendue, et il ne faut pas s’attendre à une améliration des relations, à moins d’un gest de l’un ou l’autre des protaganistes") c’est du pipeau ("demain il fera beau ou il pleuvra"),
    • le micro-trottoir : sondage à pas cher, qu’il est facile de rendre non représentatif ("Non, là, le beauf en marcel, j’en veux pas, on le coupe au montage ...") et qui de toute façon, compte tenu de l’échantillonage, ne vaut rien car non représentatif, même si une ou des perles de bon sens se glissent dans les propos de l’intérrogé(e). Son grand intérêt réside dans le fait qu’on interroge un X plus ou moins semblable au destinataire de l’info, plus à même de faire vibrer sa corde émotionnelle : une victime, un témoin, un voisin, un riverain, un "professionel du secteur", ...
    • et le pire : l’avis du people ou de l’intellectuel célèbre, qui mixe un peu des deux.
    Ainsi, moi journaliste, je me contente de rapporter ce qu’en disent d’autres ; j’ignore si tout est dit, si tout ce qui est dit est vrai, si tous les aspects de la question sont abordés ... Mais l’expert est un expert, il sait de quoi il cause ... les 5 personnes intérrogées sont du coin, elles se savent de quoi elles parlent, l’intellectuel, ben c’est un ilntellectuel, et le people son avis compte.

    On a désormais l’impression qu’il n’y a plus de journalistes — attention, je ne généralise pas — mais plutôt des rapporteurs, rédacteurs, présentateurs, "interviewers" ...

    On nous donne du prémaché, volontairement ou non incomplet ou déformé. On compte sur nous pour prendre ce que l’on nous distribue pour argent comptant ; heureusement les esprits critiques ne sont pas — tous — endorùis, et il existe encore des leiux de débats, de confrontation d’idées, et donc de réel traitement de l’information.










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